Sara ignore tout de ses origines. Elle n’a jamais connu sa famille. Sur son lit de mort, la vieille tante qui l’a élevée lui confie l’unique indice en sa possession : la moitié déchirée d’un bracelet de naissance. Un mot y est griffonné, c’est un nom de lieu : Sousbrouillard. Sara, en quête de son passé, laisse aussitôt derrière elle sa vie parisienne sans histoire. Elle se rend à Sousbrouillard, village un peu hors du temps, construit autour d’un lac sombre et mystérieux. Après une petite période d’adaptation dans ce « désert au milieu de nulle part », Sara va commencer à y faire des rencontres. Les habitants de Sousbrouillard lui racontent leurs propres parcours, « cabossés et rocambolesques », hauts en couleurs, tristes et émouvants. Sara les écoute avec tant d’empathie qu’elle finit par en oublier sa propre quête. C’est quand elle ne s’y attendra plus que lui sera révélé le noeud secret de toutes ces histoires et qu’elle comprendra d’où elle vient… Derrière son apparente réalité, Sousbrouillard glisse peu à peu vers le conte philosophique et la fable poétique. L’album met en lumière notre besoin de faire partie d’une histoire, ainsi que l’importance de ces rencontres qui changent parfois le cours d’une vie.
Une lecture intéressante, surtout pour le pouvoir des histoires qui est mis de l'avant. L'importance de la religion m'a un peu moins accrochée, mais j'ai aimé que les histoires, justement, soient un peu comme une religion.
TW : Un peu agacée cependant par l'utilisation du terme "esquimau"
Sara vient de perdre sa tante Fine qui l’a élevé, abandonnée lorsqu’elle n’était encore qu’un nourrisson, elle ignore tout de ses origines. Le seul indice obtenu de sa tante est un morceau de papier déchiré qui l’accompagnait, le nom d’un village apparaît, celui de Sousbrouillard. Sara quitte Paris, prend le premier bus pour se rendre dans ce village perdu en pleine campagne, sur place il lui faudra compter sur l’hospitalité des habitants pour trouver un endroit où dormir et se sécher, car la pluie n’en finit pas de tomber dans ce coin de France. Un homme très sympathique l’a conduit dans une belle demeure, chez Ava de Moore alias la dame du lac, qui pourra certainement l’héberger le temps de son séjour. Sur le chemin cet homme lui conte la tragédie et le mystère autour de ce lac: il y a de nombreuses années, un couple se serait noyé dans le lac qui aurait ensuite été « fouillé » sans jamais retrouver trace des disparus. Dès le lendemain les rencontres avec les habitants se multiplient, chacun lui racontant son histoire, son parcours, comprenant bien les difficultés qu’ils ont pu rencontrer également. Il y a bien un personnage qui sort du lot et qui lui racontera un peu de l’histoire de Sousbrouillard. Happée par le mystère du lac et les histoires personnelles des habitants, Sara oublie la raison de sa venue mais elle sera surprise de ses découvertes.
Je n’ai pas bien saisi l’intrigue au départ, Les premières planches donnaient l’impression qu’une enquête policière allait suivre mais apparemment c’était plutôt Sara qui allait enquêter. Les dessins étaient sombre, cette pluie n’en finissait pas et je sentait que les personnages étaient comme absent du récit. Mais l’histoire a vite pris un tour intéressant avec ce mystère du lac tout aussi captivant que la recherche des origines de Sara. Comprendre tout doucement que les deux sont finalement liés a été une très belle surprise, de petites histoires liées entre elles par un événement particulier, des habitants aux liens familiaux tenus secret. Il n’en faut pas plus finalement que cette lecture deviennent fascinante. Très très bon moment de lecture qui a bien caché son jeu, l’un des personnage m’a fait pensé à Nestor Burma et l’ensemble des décors est très 80’s.
Une bande dessinée automnale, tout en demi-teinte entre rêve et réalité ! Sousbrouillard, un nom étrange que Sara a lu sur un ruban de tissu que sa tante Fine lui a remis juste avant de mourir, comment étant la seule trace de ses origines.
Sara se rend à Sousbrouillard qui devrait être renommé Sousdéluge quand elle y arrive ! Un lac mystérieux, une chapelle aux ronces, une Vierge à qui l’on parle, un unique bar “L’éternité” ! Des personnages qui attisent la curiosité et deux femmes à forte personnalité !
J’ai eu un peu de mal avec les dessins mais petit à petit j’ai trouvé qu’ils étaient bien adaptés à l’histoire, qu’ils participaient à l’ambiance et à l’irréalité qui se dégage de l’ensemble !
Chaque chapitre raconte la vie d’un des personnages, tous cabossés, dont la vie se tisse avec celle des autres. La femme pasteur est le pivot et le ciment comme si elle n’était là que pour amorcer les dialogues et les relations !
Une belle histoire, un conte même qui n’a pas vraiment de fin mais dont le message d’espoir est infini !
C'est intriguant on ne sait finalement pas ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. La fin m'a étonnée... C'était intéressant comme lecture et original, également troublant .. Elle finit comme elle a commencé. La boucle est bouclée.
Ça se lit facilement. Sur certaines pages, il y a peu de bulles avec du texte et sur d'autres il y en a plus. Ce n'est pas surchargé en dialogue. Il y a un bon équilibre entre les illustrations et les bulles.
Les dessins sont sympas après ce n'a pas été un coup de cœur. Je trouve les couleurs fort sombres mais adaptées à l'histoire.
La protagoniste est une jeune femme appelée Sara. Elle n'a jamais connu ses parents et a été élevée par sa tante. Sur si. lit de mort, sa tante lui donne un bracelet, qu'elle portait à sa naissance, sur lequel il est noté Sousbrouillard. Sara décide d'aller à Sousbrouillard en quête de son histoire. Elle va y faire de nombreuses rencontres. Ces personnages secondaires vont lui raconter leur passé. Il y a donc plusieurs petites histoires au sein de l'histoire de base de Sara.
Sousbrouillard - Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg chez Dargaud
Sara arrive à Sousbrouillard sans histoire - ou en tout cas persuadée de n’en avoir aucune à raconter - avant de faire la rencontre d’une poignée de villageois qui vont tous lui raconter leur propre parcours, l’aidant peut-être à résoudre le mystère de son passé.
C’est un récit à tiroirs que proposent Terkel Risbjerg et Anne-Caroline Pandolfo. Après le très intéressant "Le don de Rachel" sorti il y a quelques mois, le duo revient avec une énigme en puzzle qui n’est pas dénuée de surnaturel par moments.
J’ai bien aimé cette brochette de personnages. De prime abord ils paraissent tous quelconques - en dehors de la cantatrice bien sûr - mais leur histoire s’avère pour chacun passionnante. Certains sont plus haut en couleur que d’autres et certains cachent bien leur jeu. Une réussite avec une tonalité entre mystère, bienveillance et espoir dans un décor brumeux.
Merci aux éditions Dargaud et à Netgalley de m'avoir permis de lire ce titre.
Sousbrouillard a été une bonne surprise. Au début, je n'appréciais pas trop le style graphique de la BD mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai trouvé qu'il collait bien avec l'histoire et donnait une atmosphère particulière à celle-ci. L'intrigue était mystérieuse, intéressante et ponctuée de rencontres avec des personnages aux parcours différents. Seul petit bémol : la fin m'a un peu frustré. La limite entre le réel et l'imaginaire est trop flou, si bien que l'on ne sait pas si l'histoire s'est réellement produite ou non.
Sara heads to Sousbrouillard to unlock the mystery of her origins, meets a host of interesting folks including an opera singer and a man who's been to the moon. It's a story about stories and memory... And whether they're the same thing and if that even matters! The name of the town translates roughly to "Under-fog", that hazy state, sometimes ecstatic, sometimes sluggish.
3.5-3.75 *: I heart Pandolfo and Risbjerg so up the rating goes 😊!
J'ai beaucoup aimé ce récit, surtout l'aspect de la quête identitaire et les vibes automnales. En temps normal, je n'aurais pas aimé un roman graphique avec autant d'histoires différentes et disconnectées en apparence et autant de personnages, mais dans le cas de Sousbrouillard , chaque partie avait sa place, malgré que parfois, j'avais comme première impression que c'était décousu.
J'ai beaucoup apprécié cette bd, avec ses histoire imbriquées, on découvre au fur et à mesure les liens qui unissent les personnages. Je mettrais juste un bémol sur la toute fin, que je ne suis pas sûre d'avoir bien compris!
J’ai bien accroché à ce roman graphique, à la française. L’histoire est poignante, il y a de l’intrigue… mais j’ai été un petit peu déçue par la chute.
"Sousbrouillard" is an intriguing, scattershot, romantic, and old-fashioned, and ultimately somewhat superfluous tale of seeking one’s identity and finding it, after a fashion, in stories. The overarching plot isn’t the main driver here, and is quite simple: Sara is an orphan who doesn’t know anything about her origins. When her Aunt Fine passes away she gives Sara a mysterious ribbon printed with the word “Sousbrouillard" which turns out to be a mysterious town. There, she meets a variety of characters and learns their (often interconnected, and even more often somewhat ridiculous) stories in turn: A bisexual former opera singer, a runaway who becomes an astronaut, a cigarette-smoking nun who tells literary tales instead of sermons, an author whose wife left him for a life in the Arctic, etc. Many, many children are abandoned by their parents in the course of this book. There are often stories within stories, such as straight-forward synopses of “Crime and Punishment” and “Madame Butterfly,” but these never take off into a kind of meta-literary gameplay, but remain pretty superficial. Most of the many “mysteries” of the town turn out to be pretty pedestrian in the end, the pleasures that are to be had in this book come from the loping, slow-paced storytelling and the loose impressionistic artwork. The book concludes (literally) where it begins and I personally wasn’t very moved.