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La Saignée

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« Est-ce que tu aimes ? » clame le site sous la photo d’un cadavre mutilé. Sur le Dark Web, il existe des espaces interdits où les voyeurs de la pire espèce assouvissent leurs pulsions.
Estel Rochand a été écartée de la police après une terrible bavure qui a causé la mort d’une innocente. Sa vie est en miettes, son couple à la dérive. Cette ancienne championne de boxe se fraie un chemin dans l’existence comme elle l’a toujours fait : à coups de poing. Prise dans un engrenage infernal, Estel a de plus en plus de mal à contrôler ses accès de violence. Quentin Falconnier, policier spécialisé en cybercriminalité, enquête sur un site du Dark Web qui propose des vidéos de torture et de mise à mort en direct. Qui se cache derrière cette « red room » appelée « La Saignée » ? Le jeune homme se lance corps et âme dans cette nouvelle croisade : découvrir l’identité du coupable derrière le masque du bourreau, et l’arrêter. Une plongée dans un monde où chacun doit affronter ses démons. Un polar ultra noir qui percute et vous laisse KO. Télé 7 Jours. PRIX MEDITERRANEE POLAR 2022. PRIX DES PETITS MOTS DES LIBRAIRES 2022.

541 pages, Kindle Edition

Published September 29, 2021

18 people are currently reading
340 people want to read

About the author

Sire Cédric

39 books128 followers
Né en 1974, le Toulousain Sire Cédric occupe depuis plusieurs années une place de choix sur la scène du thriller français.

Il est l’auteur de huit romans et de deux recueils de nouvelles, aux frontières du mystère et du frisson.

Il a reçu le prix Masterton pour son roman L’enfant des cimetières et le prestigieux prix Polar du festival de Cognac pour son thriller De fièvre et de sang.

Ses livres sont traduits en plusieurs langues.

Son nouveau roman, Du feu de l'enfer, est paru aux éditions Presses de la Cité en mars 2017.

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712 (42%)
4 stars
663 (39%)
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2 stars
52 (3%)
1 star
18 (1%)
Displaying 1 - 30 of 258 reviews
Profile Image for Celestina1210.
612 reviews102 followers
February 2, 2025
Un excellent thriller, une fois commencée on ne peut plus le lâcher.
Nous suivons quatre femmes Kate Farrah Tania et Cheryl ce sont des survivantes. Elles ont survécu à l’horreur en échappant à des meurtriers en série.
De proies elles sont devenues chasseurs.
Ce thriller pose la sempiternelle question est- ce que la vengeance c’est la justice? Est-ce que le sang n’appelle pas tout simplement le sang. Est-ce que de tuer une personne qui nous a fait du mal atténue nos souffrances?
Œil pour œil dent pour dent la loi du talion peut-elle permettre la reconstruction des victimes?
Je recommande ce livre à tous les amateurs du genre
Profile Image for Audréanne.
286 reviews114 followers
November 11, 2025
Mais oui. Mais oui. Mais oui.

Coup de cœur 🖤🖤

Wow.

Découverte immense pour cet auteur.

Sa manière de reconstruire le thriller. Pardon ? Surprise, par dessus surprise, pas dessus surprise.

Super scénario. Des personnages secondaires qui occupent l’espace (enfin). Des points de chute auxquels on ne s’attend pas. Une plume addictive. Des points de vue qui se complètent à merveille. Un côté sombre, humain, brutal.

Le thème central : la vengeance.

J’ai aussi envie de dire que l’auteur se venge de ses lecteurs. Il nous oblige à prendre à partie. Il nous force à (re)considérer notre système de valeurs. Il questionne le statu quo.

J’ai tout aimé. Tout tout tout tout tout.

Ce livre doit faire partie de mon top 5 des meilleurs thrillers lus à ce jour.

Lis le ✌🏻
Profile Image for librivore.
119 reviews51 followers
August 28, 2019
Globalement, c'est un bon thriller mais qui m'a un peu déçue. Je m'attendais à mieux de la part de l'auteur de "Du feu de l'enfer" qui a été un coup de cœur.
Ce qui a gâché mon plaisir de lecture c'est la présence de certains clichés, l'excès de violence, l'abondance d'hémoglobine et l’extrême endurance de certaines victimes, à tel point que certaines scènes en devenaient peu crédibles. Ce qui m'a le plus ennuyée c'est d'avoir deviné très vite qui était le "Slender Man", et la fin sans surprise du roman.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews226 followers
September 29, 2021
Une red room dans les profondeurs du dark web. Cette pièce peinte en rouge « accueille » en son sein une victime qui subira toute forme de tortures. Six participants, « six voyageurs des zones les plus sulfureuses du Web profond. Bien à l’abri chez eux, tout-puissants derrière leur anonymat. Leurs doigts humides sur leurs claviers. Leurs fantasmes en ébullition.” Le Grand Saigneur a le pouvoir de mort, Le Saigneur participe activement, et 4 voyeurs peuvent faire infliger des supplices ne provoquant pas la mort. Une jolie brochette de cinglés dont tous les desiderata sont exécutés par un bourreau, silencieux, discipliné, obéissant et impassible. « La saignée, la seule véritable pièce rouge pour connaisseurs avertis. Prenez part à cette expérience qui ne se présente qu’une fois dans une vie. »

Dans un même temps, rencontre avec Estel Rochand. Ancienne flic, virée pour cause de bavure policière, Estel s’est reconvertie dans le métier de garde du corps. Affûtée, ex-championne de boxe qui n’a pas froid aux yeux, elle travaille pour une saleté de la pire espèce Clément Droux, une ordure qui trempe dans une palanquée de sphères illicites.

D’entrée de jeu, ce qui est assez frappant et plutôt inhabituel, c’est que j’ai rapidement pris en grippe la plupart des personnages (pour des raisons diverses, certes), mais l’auteur prend un malin plaisir à mettre assez rapidement l’accent sur des côtés de leur personnalités assez détestables. Il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Quentin Falconnier, flic, chasseur des « loups vicieux » qui naviguent à couvert sur le dark web, que le lecteur rencontre un peu plus tard dans le récit n’échappe pas à cette règle. Malgré de bonnes intentions, débusquer ceux qui organisent La Saignée, quelque chose m’a profondément dérangé chez lui sans que je puisse réellement mettre le doigt dessus. Difficile également de comprendre les actions et les réactions de Estel Rochand qui a l’air de s’enfoncer dans une spirale infernale dont le lecteur ne comprend pas les tenants et les aboutissants. Elle est entourée d’une aura mystérieuse où les coups font loi, tiraillée psychologiquement par des choses que l’auteur tait (volontairement) et qui provoquent des pertes de conscience de plus en plus fréquentes, des souvenirs absents de sa mémoire. Cédric Sire rassemble en 560 pages toute la lie de l’humanité, personnages inhumains, cruels, sadiques et barbares qui n’ont de cesse que de réduire les plus faibles au rang de chair à consommer, misogynes, obsédés par le sexe et la violence. Rassurez-vous, l’écrivain parvient à faire naître une réelle empathie pour certains de ses protagonistes dont la chair et l’âme à vif gagneront peu à peu vos faveurs, en révélant, pas doses homéopathiques, leurs secrets les mieux enterrés pour vous permettre de mieux les déchiffrer.

Et pourtant… Si l’on peut se demander ce qui se passe dans la tête d’un écrivain de thrillers pour imaginer de telles monstruosités, on peut également se demander ce qui se passe dans la tête d’un lecteur pour lire de telles abominations. Cédric Sire a un véritable univers qui lui est très personnel, une écriture incisive, parfois vitriolique, aussi tranchante qu’un Haiku Itamae. L’atmosphère sombre qu’il crée dans tous ses romans embarque le lecteur dans un autre espace temps, plus sombre, plus rouge aussi. C’est d’autant plus vrai ici, quand les portes du dark web s’ouvrent lentement pour laisser entrevoir le pire, engendré par notre société hyper connectée. Nous entrons dans un monde de voyeurisme où cachés derrière leurs écrans, des individus peu recommandables cherchent des sensations fortes, bien sûr illégales. Mais nous, lecteurs, nous sommes placés exactement dans la même position de voyeurs en quête de sensations…

Cédric Sire maîtrise tous les codes du thriller. « La saignée » est un page turner où les choses vont vite et où la psychologie des personnages est distillée avec grand soin : leurs secrets sont bien gardés. Le lecteur se pose mille questions et tourne les pages pour en connaître les réponses. Il est ferré. Il ne sera libéré qu’à la fin du roman où les masques tombent. Là aussi, les protagonistes qui avaient finalement gagné vos faveurs se révèlent enfin, et ne sont pas forcément ceux sur lesquels vous aviez misés. J’ai beaucoup aimé ce compte à rebours permanent qui apporte du rythme, véritable pulsation cardiaque du récit, agrémenté par de franches scènes de combat, très visuelles, décrites avec suffisamment de force pour qu’elles se déroulent littéralement sous vos yeux. Enfin, l’auteur vous envoie sur de fausses pistes que vous n’avez pas anticipées, des retournements de situation propres à ce genre littéraire. Les flashbacks qu’il utilise à dessein pour aider son lecteur à comprendre le personnage d’Estel sont à propos : nébuleux au début, ils deviennent de plus en plus intelligibles pour permettre d’appréhender sa personnalité et de comprendre comment elle en est arrivée là dans sa vie. Estel pour qui « La société est un dépotoir où tout le monde ne cherche qu’à vous baiser, à vous humilier, ou, au mieux, à se servir de vous. » est dans une spirale de destruction sans que l’on sache vraiment pourquoi. « La seule personne que vous aimez faire souffrir, c’est vous, insista la psy. C’est à vous que vous infligez une punition permanente. »

Si le roman étrille les hommes (ils sont tous de gros pervers sadiques sans aucune morale), il est plus pusillanime avec le sexe féminin. Dans chaque tête de chapitre, vous trouverez le mot femme : la femme en feu, la femme en cendres, les femmes qui passent, la femme sur la photo, les femmes du passé et du présent, la femme dans la pièce, la femme à rebours, la femme enragée. Mais, ne vous y fiez pas trop, car là encore, les cartes sont brouillées. L’intrigue ne se base pas sur une affaire de sexe, mais sur les relations que chacun entretient avec le sexe opposé, qui parfois déteint sur la personnalité ou provoque le rejet. Je regrette de ne pas pouvoir vous parler d’un personnage bien spécifique parce qu’il n’est pas mentionné dans la 4e de couverture. En l’introduisant de cette manière dans l’histoire, Cédric Sire apporte à son récit une dimension supplémentaire que j’ai trouvée passionnante.

En résumé, « La saignée » n’est pas un thriller pour les fillettes. Le dark web ne regorge pas d’enfants de chœur. Certaines scènes sont trash, ultra-violentes parce que parfaitement décrites. Amateurs de sensations fortes, vous allez être servis, ce roman risque fort de hanter quelques-unes de vos nuits. « Est-ce que tu aimes ? »
Profile Image for Benjamin Urbanski.
252 reviews12 followers
January 31, 2025
J’ai rencontré Cédric Sire à plusieurs reprises, lors de salons du livre. J’ai serré sa main, échangé quelques mots avec lui, et j’ai même ramené chez moi plusieurs de ses romans, ornés de belles dédicaces. Mais vous savez quoi ? Je ne les ai jamais lus. Pas par mépris, non. Par manque de temps, d’abord. Mais surtout parce que, soyons honnêtes, le thriller français m’a souvent laissé froid. Trop souvent, j’ai refermé un roman en me disant que le crime et le frisson avaient décidément meilleure allure de l’autre côté de l’Atlantique.


Et puis, un soir, j’ai ouvert Survivantes. Simple curiosité, une envie vague de voir ce que valait cet homme dont le regard perçant semblait promettre des ténèbres à quiconque oserait plonger dans son imaginaire. Deux chapitres plus tard, mon cœur cognait dans ma poitrine comme un boxeur sur le ring. Ma gorge s’était serrée. J’avais les mains moites et l’impression de tenir entre mes doigts le putain de chef-d’œuvre que j’attendais depuis des années. Je venais de trouver ce que je cherchais sans même le savoir : le maître incontesté du thriller noir, celui dont l’écriture ne se contente pas de frôler l’ombre, mais s’y engouffre à pleins poumons.


Survivantes, c’est une descente aux enfers à laquelle on ne se prépare pas. Ce n’est pas un simple roman, c’est une mise à l’épreuve. Un texte qui vous agrippe par la nuque et vous oblige à regarder en face ce que la fiction a souvent tendance à édulcorer. Ici, le mal est brut, impitoyable, et sans pitié. Il n’a pas besoin d’un masque ou d’une hache ensanglantée pour terroriser. Il suffit d’un sifflement, d’un regard, d’une silhouette tapie dans l’ombre. Cédric Sire ne triche pas avec son lecteur. Il ne cherche pas à l’amadouer avec des faux-semblants ou des artifices. Il impose une vision de la violence aussi crue que réaliste, une écriture qui n’épargne rien ni personne.


Et pourtant… il y a autre chose, derrière cette noirceur absolue. Une lueur. Minuscule, fragile, mais terriblement intense. Parce que ce roman, c’est aussi une histoire de résilience, une déclaration de guerre contre l’horreur et ceux qui pensent pouvoir la perpétuer impunément. Kate, Tanya, Cheryl et Farrah ne sont pas des héroïnes classiques. Elles ne sont pas là pour venger l’honneur du monde. Elles n’ont pas choisi de se battre, on les y a contraintes. Mais elles ont survécu. Et maintenant, elles rendent les coups. C’est ce qui rend ce livre si magistral : cette façon de renverser les codes du thriller pour en faire un cri de rage, une claque magistrale à tous ceux qui pensent que les victimes doivent se taire et courber l’échine.


La construction narrative est d’une précision diabolique. Les chapitres s’enchaînent avec une tension qui ne faiblit jamais, comme si l’auteur tirait sans relâche sur une corde prête à rompre à chaque page. Il y a cette alternance entre passé et présent, cette plongée dans les abysses d’une humanité gangrenée par la prédation et l’indifférence. Il y a ces moments de silence où l’horreur s’insinue sans crier gare, où un simple murmure ou une ombre suffisent à donner la chair de poule. Et puis il y a ce final, un véritable coup de poignard en pleine poitrine, aussi jouissif que terrifiant.


Je n’exagère pas en disant que Survivantes est l’un des meilleurs thrillers qu’il m’ait été donné de lire. Cédric Sire n’écrit pas pour plaire, il écrit pour marquer au fer rouge. Ce livre ne se contente pas de raconter une histoire : il laisse une cicatrice. Et croyez-moi, vous ne l’oublierez pas de sitôt.

Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots
Profile Image for Steph.
408 reviews
March 23, 2019
Impitoyable. Mémorable. Infernal.
Ce thriller est un gros coup de cœur scellé d’une main de maître par Cédric Sire ou Sire Cédric pour ceux, qui comme moi, le lisent depuis le début.
La scène du thriller français doit compter ce nom dans ses rangs.
Il confirme son talent.
Pour ceux qui hésite pas de fantastique dans ce livre.
Une spirale de destruction, un gouffre de vengeance toujours plus loin plus fort dans la violence.
Vindicta résonne comme un coup de tonnerre.
La grande faucheuse, le croque mitaine, le spectre est parmi nous.

Chronique à retrouver sur le blog dès la semaine prochaine.
Profile Image for Ninon.
206 reviews252 followers
March 25, 2018
Encore un page-turner et une histoire macabre à souhaits ! Je n'en ai définitivement pas terminé avec Sire Cédric !
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews226 followers
January 16, 2025
« Survivantes » dresse le portrait de quatre femmes qui ont toutes subi la violence des hommes, et survécu aux pires atrocités. Pour chacune, le système judiciaire n’a pas été à la hauteur de leurs espérances, soit parce qu’il les a ignorées, soit parce que les verdicts ont été insolents. Kate, Farrah, Tanya et Cheryl décident alors de combattre elles-mêmes leurs bourreaux. Ce quatuor s’allie pour obtenir une forme de « réparation » ou, croient-elles, au moins une forme de « justice » qui les a délaissées. De « Survivantes », elles deviennent prédatrices. Elles observent, traquent, établissent un plan, puis passent à l’attaque.

« Survivantes » explore la thématique de la justice défaillante, des institutions vacillantes et du prix de la vengeance. Si la vengeance est la seule issue, que reste-t-il de soi-même lorsque l’on devient un bourreau, identique à celui qui a fait de votre vie un enfer ?

Qui sont ces quatre « Survivantes » ? Kate est psychologue, victime d’un évènement traumatique qu’elle a transformé en force. C’est elle qui est à l’initiative du quatuor. Tanya est mariée, mère de famille, et vétérinaire de profession. À ses heures perdues, elle est également chasseuse… à l’arbalète ! Cheryl a appris à gommer toute féminité, elle a la tête rasée, se cache sous des vêtements trop grands pour elle, et surtout, l’une de ses mains mutilée témoigne de ce qu’elle a dû entreprendre pour s’évader. Farrah est une femme sophistiquée, très attachée à son image, mais en proie à des émotions complexes vis-à-vis d’elle-même, mais surtout vis-à-vis de Kate.

Elles ne vivent pas au même endroit, redoublent de prudence pour mettre leur plan d’action sur pied, effacent toute trace de leur passage, ne communiquent entre elles qu’en cas d’extrême nécessité.

La première partie du roman est entièrement consacrée à ces « Survivantes ». Autant dire que Cedric Sire s’est employé à faire de chacune un portrait précis, profond et nuancé, finement analysé. Chacune porte en elle l’histoire d’une agression, la victoire de s’être échappée, les conséquences du trauma. Je veux saluer ici la façon dont l’auteur nous emmène au cœur de la psychologie humaine entre tensions passées et à venir, lumière et zone de profonde obscurité, force et fragilité combinées. Dès les premières pages, il est impossible de ne pas s’attacher instantanément à ces quatre protagonistes, tant le travail fait sur leur personnalité a été conséquent.

La démarche de « Survivantes » est claire : œil pour œil, dent pour dent. Les victimes deviennent des chasseresses de vengeance, les bourreaux se transforment en proies. Je dois reconnaître que ce postulat de départ est assez jouissif, surtout lorsqu’on est une femme, de surcroît intéressée par les sentences rendues dans la vie réelle. C’est un sujet qui apparaît très fréquemment à la table du dîner (avec cinq filles dans la famille, imaginez un peu), souvent à cause de procès en cours ou de verdicts prononcés.

Il faudrait vivre dans une grotte pour ne pas s’apercevoir qu’il y a, aujourd’hui, en France, un système judiciaire totalement dépassé par les affaires qui est censé juger. Les institutions sont débordées, les forces de police manquent de moyens, et les victimes sont trop souvent abandonnées à leurs douleurs. Alors, comment ne pas adhérer à ce groupe de « Survivantes » qui se charge de « réparer la douleur » ? Cédric Sire mélange leurs actions immédiates et les tranches de leur passé, notamment leurs traumatismes, par petites touches. Cette méthode attrape le lecteur, ne le lâche plus et le tient en haleine.

Face à l’inertie judiciaire, il reste la vengeance personnelle. Cette thématique est omniprésente dans le roman, traitée sur différents niveaux, et sous différents prismes. Devenir juge et bourreau ne se fait pas sans conséquence. À titre personnel, je trouve que l’auteur s’en sort très bien dans l’analyse de ces questions morales.

La vengeance est-elle la seule issue ? Est-elle légitime ? Compréhensible ou répréhensible ? Et surtout, en quoi cette vendetta les rapproche-t-elle ou pas de leurs agresseurs ? À la fin, peut-on tous les mettre dans le même panier ? La riposte est une arme redoutable et à double tranchant : antidote et venin. Dans quelle mesure cela affecte-t-il notre humanité ?

Vous vous doutez bien que, sur les 464 pages que compose le roman, les choses ne vont pas exactement se passer comme prévu pour notre quatuor de « Survivantes ». Ainsi, il vous faudra le lire pour découvrir la violence physique et psychologique où il nous entraîne. Je tiens à préciser que certains passages sont extrêmement durs, et les descriptions des sévices ou des représailles sont très détaillées. Mais attention, ces passages insoutenables sont nécessaires pour conférer au récit le reflet d’une certaine réalité.

Comme je l’avais déjà écrit dans la chronique du roman de Johan Gustawsson « Les morsures du silence », le thriller ne me sied désormais que lorsqu’il dénonce un phénomène de société, ou une défaillance manifeste d’un système. C’est le cas ici. Les violences faites aux femmes, les abus, l’absence de réponse aux traumatismes vécus sont des sujets qui doivent nous alerter. La fiction a ceci d’intéressant qu’elle peut tout se permettre, dénoncer, envisager, mais aussi souligner la force, le courage et la résilience.

L’écriture de Cédric Sire est très visuelle et se distingue par son aspect cinématographique depuis « Vindicta ». Le rythme de « Survivantes » est soutenu, l’intensité omniprésente. Autant sur les descriptions que sur les aspects plus psychologiques, l’auteur possède un sens aigu du détail. Ainsi, les atmosphères sont recréées de façon très oppressante, et les émotions sont tangibles. L’ensemble, ambiance et ressenti fonctionne à merveille. Lorsqu’il s’agit d’explorer les émotions humaines, il excelle à transmettre la peur, la colère, la culpabilité, la compassion, la résilience. Les pensées intimes des personnages deviennent celles du lecteur, et il est difficile de ne pas se sentir troublé, voire profondément secoué, une fois le roman refermé. La narration polyphonique apporte une profondeur supplémentaire et une absence de lassitude très appréciable dans des récits plutôt longs. Les changements de point de vue sont nécessaires à l’appréhension de la question qui flotte dans tout le roman : la vengeance est-elle la seule issue et lorsqu’on se venge qu’est-ce que cela fait de nous ?

Même si « Survivantes » n’est pas une œuvre militante, je me suis demandé s’il servait la cause des femmes. Il dénonce la violence qui leur est faite grâce à une exposition brute des réalités, en mettant à la fois la lumière sur les prédateurs, mais aussi sur les victimes. Il aborde la résilience de ces victimes trop nombreuses qui reprennent leur autonomie, et donc leurs vies en main. On notera la diversité des parcours, puisque chaque survivante vient d’un milieu différent, mais incarne également une réponse personnelle au traumatisme. Enfin, « Survivantes » met en avant la solidarité et la sororité, qui, il faut bien l’avouer, manque souvent chez les femmes.

« Survivantes » est à la fois un thriller, mais aussi un plaidoyer pour les violences faites aux femmes, qui dénonce des réponses judiciaires inadaptées, ou totalement aberrantes. Ici, la violence subie est équivalente à la violence rendue. Concernant la fameuse question sur la vengeance, ce qu’elle fait de nous, en quoi ou qui elle nous transforme, il faudra y répondre seul en votre âme et conscience. Bonne chance !
Profile Image for Frey.
950 reviews63 followers
April 25, 2025
Ça ne commence pas trop mal, même si ça reste dans l’habituel genre du : une bande de filles ayant subi des sévices horribles décide que puisque la justice ne fera pas son taf, va le faire elle-même. Et bon, ok, aucune des filles n’est réellement sympathique ou quoi (dans le sens où y a aucune émotion ressentie face à leurs déboires ou leurs souffrances), mais le rythme on s’y prend puis… bah on se rend vite compte qu’au final, Sire écrit un fantasme masculin d’hyperviolence de la victime qui refuse de se considérer comme telle (ce qui semble être une bonne chose, alors qu’être une victime c’est juste un adjectif pour situer quelqu’un par rapport à une injustice, genre t’as la bonne et la mauvaise victime, jsp, c’est étrange comme façon de penser). Alors bon, allez pourquoi pas, laissons les travers se produire, on est là pour se détendre. Sauf que non, surenchère de situations improbables, avec des mecs vicieux complétement fous qui décident de montrer qu’ils ont une grosse quequette en continuant de se venger des femmes et fin bref, perso j’en ai ras le cul des délires de violence gore sur les VSS ultra décrites qui relèvent surtout d’une espèce de fantasme patriarcal. J’ai laissé tomber.
Profile Image for Horcruxes d'une lectrice.
255 reviews38 followers
October 8, 2025
Non mais le coup de cœur ici!! Assurément mon meilleur thriller lu eveeeeeer 🤩

J’ai adoré à quel point ce roman est nuancé. Les victimes, présentes tout au long du roman (ce que j’ai adoré) qui veulent se venger : comment les blâmer de vouloir faire cela? Ce qu’elles ont vécu est horrible, et elles n’arrivent pas à passer par-dessus. Peut-on vraiment leur en vouloir? Mais en même temps, se venger c’est devenir le bourreau de l’autre…

Des revirements innatendus ? On est tellement bien servi ici ! Tout est logique, tout fait du sens parce que c’est très bien exécuté, mais ouf que j’ai eu plus d’une surprise ici! Avec des chapitres courts, on s’entend que la recette ici est vraiment gagnante!

J’ai aussi adoré que la police ne soit pas centrale du tout dans ce roman : encore une fois, c’est un élément permet à ce livre de se démarquer. Ajouter à cela la fin auquelle on a eu le droit et BAM. Trop bon !


Je vais assurément relire de cet auteur, et j’ai déjà hâte! Ce thriller m’a empêché de dormir, le signe ultime d’une excellente lecture!
Profile Image for valentine🩰.
166 reviews
November 5, 2025
Wow l’histoire était incroyable !!
J’ai trop aimé suivre les deux personnages dans leur « aventure », il y’avait tout le temps de l’action ça bougeait tout le temps je ne me suis pas ennuyé une seule seconde !
La secte m’a trop choquée ???? ils ont un soucis dans leur tête et de se dire que des sectes comme ça doivent surement exister dans ce monde c’est trop une dinguerie genre qu’est ce qui ne tourne pas rond chez vous 🤨🤨

Je m’attendais pas du tout à cette fin et j’aime être surprise donc j’ai vraiment bien aimé
Profile Image for Galleane.
1,511 reviews156 followers
July 5, 2018
Du feu de l'enfer est peut-être aussi un peu long et je pense qu'avec des personnages que j'aurais trouvés plus sympathiques, mon sentiment envers ce roman aurait été assez différent. La sauce n'a pas complètement pris, mais le résultat n'était pas trop mal.

Mon avis complet : http://bloggalleane.blogspot.com/2018...
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews226 followers
March 21, 2019
Attendez-vous à un déferlement de chroniques sur le dernier livre de Cédric Sire. Son arrivée chez Métropolis, toute nouvelle maison d’édition annonce une programmation à faire pâlir certaines autres en recherche active de nouvelles têtes d’affiche. Pour un premier coup, c’est un coup de maître : ce roman est impossible à lâcher une fois ouvert. C’est vierge de toute attente que j’ai donc attaqué ce thriller, n’ayant jamais lu aucun livre de l’auteur avant celui-ci. Je ne vais donc pas vous parler de l’évolution de son écriture ni des raisons du changement de son patronyme, puisque je ne le connais pas.

Dans les grandes lignes, ce roman est l’histoire d’un braquage qui tourne mal. « On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé ». Dès les premières pages, le lecteur sent que les choses ne vont se passer comme prévu. L’intrigue est conçue en entonnoir. Le roman commence dans plusieurs espaces temps, et dans différents lieux. J’ai aimé cette sensation d’être un peu perdue au milieu de nouveaux personnages qui apparaissent au gré des chapitres, puis disparaissent un certain temps, avant de revenir en force. Je trouve qu’ils sont très bien amenés et leur introduction progressive dans l’histoire permet un certain attachement. Ainsi, le duo de paumés Audrey/Damien, un peu losers fait pitié, mais suscite aussi beaucoup d’empathie en milieu de roman. Tous les chapitres mettant en scène « les assassins de la république », mercenaires d’une unité spéciale sont très réussis. L’écriture y est très cinématographique, le lecteur plonge dans un film de guerre, happé par le danger permanent de cette équipe en territoire hostile, dotée d’une furieuse envie de survivre. Enfin, le duo mère-fille est bien travaillé : Marie Drevoski et sa fille Valentine tentent de vivre une vie « normale » au milieu des mensonges et des secrets de famille. J’ai découvert cette figure du Slender Man, que je ne connaissais pas, qui ajoute une pointe contes et légendes au récit et qui vous fiche une peur bleue. Je me suis surprise à me retourner plusieurs fois croyant sentir une présence au-dessus de mon épaule… C’est vous dire à quel point j’étais à fond dans cette lecture, travaillant légèrement du chapeau.

Vous l’aurez compris, le roman tourne autour d’une enquête. Un braquage, puis des morts. Une question : Qui ? Réjouissez-vous les scènes de meurtres sont très créatives et fort bien décrites, vous n’allez rien rater, vous serez aux premières loges ! Vous penserez à moi en récitant votre Ave Maria : « et le fruit de vos entrailles est béni. » De quoi en rêver la nuit si vous parvenez encore à vous endormir. Au-delà d’une plongée vertigineuse dans le milieu de la police, une rivalité entre services, une critique assez acerbe du mode de fonctionnement des petits chefaillons qui ne voient que leur intérêt d’enquête ou leurs chiffres en fin de mois, Cédric Sire met en scène un flic, Olivier Salva, mis au placard, mais dont le sang bouillonne encore un peu. Il a un certain sens de l’éthique, une morale et la dose nécessaire de défiance qui manque aux autres pour braver les ordres de sa hiérarchie. Vous verrez c’est un personnage attachant. J’ai beaucoup aimé les apartés en zone de conflits et le développement du syndrome post-traumatique qui découle de cette équipe de tueurs professionnels, entraînés pour devenir des bêtes à exterminer, dénués de toute émotion, sans identité, se déplaçant comme des spectres.

Mais Vindicta c’est avant tout une histoire de vengeance, une victime qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, et l’escalade qui en découle impossible à arrêter. L’atmosphère oppressante qui s’en dégage ne vous laisse aucun instant de répit, provoque l’impossibilité de respirer, le besoin impératif de tourner les pages pour connaître le dénouement. Une belle progression de l’intrigue, une excellente maîtrise des scènes d’action et des éléments d’enquête vont ravir les adeptes de thrillers et devraient permettre aux amateurs du genre d’en tirer un grand plaisir de lecture.

Je remercie les éditions Métropolis et Giuliano Saldicco en particulier pour leur confiance et leur souhaite bon vent dans cette nouvelle aventure. C’est très bien parti, baptême du feu réussi !


Profile Image for Angélita Manchado.
752 reviews7 followers
October 16, 2021
La saignée de Cédric Sire, présentation
Surf anonyme sur le dark web. En direct, torture d’une femme jusqu’à la mort. Il y participe derrière son écran et il donne des instructions.

Quatre ans auparavant, Estel travaillait dans la police. Elle doit voir un psychologue car elle a tué quelqu’un dans l’exercice de ses fonctions. Elle ne sait pas si elle sera blanchie. Mais Estel a toujours envie de frapper. Elle est une championne pour ça.

Avis La saignée de Cédric Sire

Et voilà, le dernier Cédric Sire lu. Lors de notre dernière rencontre à Quai du Polar, il m’avait annoncé la sortie de son dernier roman. Je l’attendais donc avec impatience. Il a fallu d’un dimanche après-midi pour avaler pratiquement les 3/4 du roman.

La saignée de Cédric Sire, ce sont pour moi trois personnages principaux et d’autres qui ont, quand même, un sacré rôle à jouer. En premier, il y a Estel, une jeune femme qui a subi plusieurs traumatismes au cours de sa vie. A l’heure actuelle, elle est garde du corps et n’hésite pas à utiliser ses poings pour faire mal, voire très mal. Mais Estel est mal dans sa tête, elle a de nombreuses absences, de plus en plus, et elle ne sait pas ce qu’elle a pu faire pendant ces trous noirs. Son couple est au plus mal. Elle est également manipulée par ses différents employeurs.

Quentin Falconnier est le meilleur dans son job. Il traque tout ce qui concerne les méandres du web afin que les coupables passent en justice. Après Versailles, il se retrouve à Marseille et lors d’une enquête, il découvre l’indicible, des meurtres qui se déroulent en direct, en présence de quelques personnes qui donnent des ordres. Sa croisade va être de trouver cette louve, ce bourreau car c’est bien une femme qui prend du plaisir à donner les pires sévices et à tuer. Son enquête va le mener à Paris et il rencontrera Delphine Bellefonds qui plongera, avec lui, dans cette enquête. Mais cette dernière tiendra compte des avertissements de ses collègues.

Un patron d’une boîte de nuit, un auteur à succès, un petit ami, Léo, et sa collègue font partie des personnages secondaires mais qui tiennent une grande place dans ce roman.

Le monde littéraire avec ses dédicaces, ses salons, ses rencontres auteurs-lecteurs, leurs fêtes également et là un clin d’oeil à Olivier Norek. Autre clin d’oeil et pas des moindres et pas sympathique non plus, celui à Matzneff, car Cédric Sire dénonce les viols commis, les violences envers les femmes. Le personnage de l’écrivain de Cédric Sire en est une parfaite représentation. Un homme manipulateur qui fait de nombreuses victimes et la dernière en date sera Estel qui a compris les manigances de cet homme mais qui ne s’imagine pas son degré de cruauté. Les hommes sont cruels, mais certaines femmes le sont tout autant, voire plus, pour assouvir leurs fantasmes, leurs côtés noirs.

Je n’ai pas eu peur de me plonger dans les méandres du dark web, d’assister à toutes ces violences, tous mes meurtres mais aussi la violence dégagée par cette jeune femme Estel. J’étais bien protégée par Cédric Sire et mon livre. Je me suis laissée avoir par les pistes laissées par l’auteur et qui, en définitive, se révèlent fausses.

Cédric Sire nous offre un roman magistral, très documenté, qui tient en haleine son lecteur pendant près de 600 pages, pendant juste quelques heures de lecture. Cela va être forcément long d’attendre le prochain, mais j’ai de la chance puisqu’il me reste quelques Sire Cédric, parmi les premiers romans de l’auteur, à lire.

Totalement addictif, totalement maîtrisé, totalement visuel. J’ai retrouvé cette plume que j’adore tant. Le prologue est époustouflant. J’ai trouvé les 100 premières pages longues à se mettre en place, mais elles sont comme une introduction des personnes. Cela n’empêche que ce soit un véritable coup de coeur de ce mois d’octobre 2021.

J’avais commandé ce roman sur un site mais quand j’ai vu sur les réseaux sociaux que Cédric Sire promettait une dédicace en commandant son roman à la Librairie de la Renaissance à Toulouse, j’ai annulé ma première commande et en effectué une autre. Ce qui fait que j’ai reçu mon roman dédicacé et j’en remercie l’auteur.
Profile Image for Alycia Bouëdron.
Author 2 books19 followers
June 25, 2020
Je n’avais pas eu l’occasion de me plonger dans un roman de Sire Cédric, appelé Cédric Sire désormais, depuis fin 2018. J’étais donc particulièrement impatiente de pouvoir lire cette histoire, à propos de laquelle l’auteur m’avait donné quelques éléments lors de notre rencontre-interview du 17 mars 2017.
Dès les premières pages, j’ai été happée non seulement par la violence des scènes, qui m’a bien souvent décontenancée, mais aussi par le suspense qui est rapidement installé. Avec ses chapitres courts, sa plume affûtée et ses protagonistes hauts en couleur, Sire Cédric est parvenu à capter mon attention et à me donner envie de faire défiler les pages à un rythme effréné, afin de connaître la suite de l’intrigue. Comme cela avait déjà été le cas avec les quatre romans que j’ai lus de l’auteur, je me suis laissé surprendre par la tournure qu’ont pris les événements, me sentant emportée par les rebondissements comme les personnages principaux. J’avais beau essayer d’être attentive aux détails, j’ai clairement fait fausse route et ai pris finalement beaucoup de plaisir à découvrir le dénouement et son twist attendu, mais indéchiffrable au premier abord. Avec le recul, je peux déceler, en partie, le travail de construction et de dissimulation d’indices de Sire Cédric.
Je dois tout de même reconnaître que la violence omniprésente m’a parfois poussée à faire des pauses. Contrairement à mes lectures précédentes, je n’ai pas pu lire Du Feu de l’Enfer en seulement quelques heures. Le degré d’intensité était trop important pour moi. Néanmoins, cela ne me gâche pas le plaisir de l’enquête et de la découverte des personnages.
Concernant ces derniers, j’ai particulièrement apprécié la palette complète que l’auteur propose. Aucun protagoniste ne ressemble à un autre, et c’est ce qui fait la force du roman. Le lecteur peut émettre des doutes sur chacun d’entre eux, renforçant alors l’impact de l’intrigue. Les personnalités complexes ont également un rôle important, permettant de faire place à des retournements de situation qui remettent absolument toutes nos certitudes en cause et jouent avec nos nerfs.
En définitive, c’est toujours une expérience unique de me plonger dans un roman de Sire Cédric. Si cette histoire de secte est particulièrement dure, en raison de la violence qui en ressort, elle n’en reste pas moins captivante. L’auteur est, une nouvelle fois, parvenu à abattre ses cartes au bon moment, afin de proposer une atmosphère pesante, qui se renforce toujours un peu plus, au fil des révélations. Du Feu de l’Enfer est un thriller noir, qui nous pousse dans nos retranchements jusqu’à la dernière ligne. Si vous aimez avoir des frissons, cette lecture est faite pour vous !
Profile Image for Kahlan.
833 reviews50 followers
November 3, 2021
On se retrouve aujourd’hui avec le dernier Cédric Sire, La saignée, paru à la fin du mois de septembre aux éditions Fayard. C’est un auteur que j’apprécie beaucoup et chacune de ses sorties livresques est pour moi un petit événement. Depuis quelques années, il s’attèle à des intrigues plus réalistes, sans cette touche de fantastique qui était un peu sa marque de fabrique à ses débuts. Le challenge lui réussit plutôt bien, La saignée en est une nouvelle preuve.

On suit les pas d’Estel, ancienne policière, écartée de la police à cause d’une bavure et devenue garde du corps parce qu’il faut bien manger. C’est une jeune femme boderline, qui maîtrise avec beaucoup de difficultés des pulsions hyper violentes qui la hantent et lui pourrissent la vie, il faut bien le dire. En parallèle, il y a Quentin, policier en mal de reconnaissance, obsédé par l’idée de montrer ses capacités au reste du monde, quitte à en faire un peu trop. Deux personnages complexes et torturés.

Tous deux vont se trouver mêlés à une sombre affaire de red room sur le Dark Web, une des mythiques chambres rouges où des femmes sont torturées et tuées en direct pour satisfaire des voyeurs pouvant donner des ordres sur un chat. Une intrigue pour le moins angoissante, quand on songe à tout ce qui grouille sous nos pieds, càd sur ce mystérieux Dark Web auquel on ne veut surtout pas avoir accès mais qu’on aimerait bien que les autorités démantèlent brique à brique.

L’autre grande thématique du livre, c’est la violence en elle-même. Estel y est littéralement accro. Elle a besoin de ça pour évacuer la frustration que sa misérable vie génère en elle. Une vie qu’elle déteste et pourtant elle repousse tous ceux qui cherchent à l’aider. Toute la question est de savoir si elle finira victime ou bourreau. Peut-être bien les deux, mon Capitaine, parce qu’on n’est pas dans le monde des Bisounours, loin de là. Ames sensibles s'abstenir, la violence est partout dans ce roman !

La longueur des chapitres, très courts, participe à en faire un véritable page-turner. Parce que même si on ne l’apprécie pas vraiment, on a envie de savoir ce qu’il va advenir d’Estel, si elle participe réellement à cette horreur. Et puis Quentin réussira-t-il à arrêter ces monstres en toute légalité, ou son obsession finira-t-elle par faire de lui un criminel ? J’ai adoré l’intrigue, j’ai adoré les réflexions derrière l’intrigue, j’ai adoré tout court, en fait. Un thriller efficace, qui envoie du lourd, tout simplement.
Profile Image for Valérie Sangpages.
318 reviews29 followers
May 25, 2017
Putain le prologue ! Si après ça, on n'a pas envie de lire direct la suite "A moi la peur" comme on dit chez moi. Un départ en fanfare, direct dans le bain...de sang...

Un petit goût de Hell.com de Patrick Senécal.
Une pincée de "Eyes Wide Shut" du superbe Kubrick que j'ai vu, revu et re-revu. Soumission, pouvoir, perversion sous fond de mythologie.

Etes-vous êtes prêts à embarquer et voguer sur le Styx ? Le fleuve de l'enfer qui vous conduira tout droit dans ses profondeurs ? Etes-vous prêts à faire face à l'horreur sous sa forme la plus perverse ?
Une barque ne suffira pas et je vous préviens...il faudra ramer sec pour pouvoir vous en sortir !

Du feu de l'enfer où comment un acte disons "banal" peut te mettre dans la merde jusqu'au cou.
Ariel et Marion en font les frais et se retrouvent bien malgré eux emportés dans des flots tumultueux.

Plus aucune trace de surnaturel. Sire Cédric opère un réel changement dans son style, une belle évolution qui continue dans la ligne de Avec tes yeux. Il nous la joue Thriller pur et dur, c'est somptueux et moi j'adore !

Du feu de l'enfer, c'est la découverte du monde peu connu de la thanatopraxie. Extrêmement bien décrit et super intéressant.
C'est une police peu présente, qui occupe une place assez minime. L'enquête principalement menée par Manon et Ariel prend une dimension toute particulière. En victime, la découverte de la vérité n'est plus seulement une question de justice mais clairement une question de vie ou de mort.
C'est des chapitres courts, un style vif et percutant.
C'est impossible à lâcher. Prévoyez donc de quoi remplir le frigo 🙃
C'est une intrigue tellement bien tournée que tout semble extrêmement réel et j'admire le fait qu'il ait osé certains rebondissements mais là je n'en dirai pas plus...
C'est une hécatombe de libraires 😂 joli clin d'oeil les amis !

Il joue clairement dans la cour des très grands et si le début est saisissant, la fin est carrément haletante ! Un final à la perfection exactement pile poil comme je les adore et ça c'est pas souvent !

Bon nombre d'entre vous l'ont déjà lu...ceux qui ne l'ont pas encore fait seront, je vous préviens, sévèrement punis !!!!!!

Et pour la petite histoire, la société secrète "Acéphale" de George Bataille a bel et bien existé ainsi que le Hellfire club...et ça ...c'est encore plus terrifiant..............


Profile Image for L'atelier de Litote.
651 reviews42 followers
October 7, 2021
Le titre La saignée, une belle couverture rouge, tout nous laisse envisager un thriller sanglant et ce n’est rien de le dire. Il faut avoir les tripes bien accrochées pour supporter les descriptions des pires sévices qu’un être humains puisse faire subir à un autre être humain. La torture ce révèle encore plus abject quand on comprend dans quelles conditions elle s’exerce, dictée par des internautes à travers le Dark Web pour une mise à mort en direct. Il faudra à la police au moins le talent de hacker de Quentin Falconnier pour espérer remonter la piste des cybercriminels.
Estel Rochand ex-flic, championne de boxe ne se remet pas de la bavure qui lui a couté sa carrière et voit sa vie détruite alors qu’elle-même devient de plus en plus borderline. Un scénario efficace qui se déroule au fur et à mesure des découvertes de Falconnier. Des alternances de chapitres entre la vie d’Estel qui reste un personnage mystérieux pour qui j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie, il faut dire qu’elle exsude la violence par tous les pores de sa peau.
Une enquête centrée sur les techniques informatiques et l’anonymat qu’elles entraînent. Une écriture percutante où chaque mot est à sa place et enfin une intrigue travaillée au cordeau pour notre plus grand plaisir. J’ai suivi la piste avec un effroi mêlé de curiosité malsaine pour savoir jusqu’où l’auteur voulait nous emmener. Je n’ai pas vu passer le temps et j’ai même savouré le clin d’œil de l’auteur alors qu’un de ses personnages est un écrivain sans grand talent mais dont le succès féminin ne se dément pas, que doit-on comprendre ?
Un final éprouvant où chaque minute compte, tension, adrénaline de quoi faire monter la pression d’un cran. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com...
Profile Image for Matatoune.
630 reviews29 followers
October 12, 2021
Surtout ne pas penser que le titre La Saignée de Cédric Sire ne raconte qu’un pâle polar juste légèrement sanglant. La violence y est omniprésente. Elle casse les codes de nos représentations. C’est terrible et pourtant, je vous l’assure, ça finit plutôt bien ! Ça aurait pu être pire !

Ici, les flics ont des failles plus ou moins profondes et leurs comportements y sont aliénés au point de ne plus savoir qui fait bien ou non ! Les personnages qui sont au cœur de cet étau qui ne cesse de se refermer, irrémédiablement, vont placer le lecteur dans des abîmes de réflexions. Car le bien ne triomphe pas forcément du mal, chez tous les personnages de Cédric Sire !

Elle est sympathique cette Estel Rochand, ex gardien de la paix, convertit en agent de sécurité. Actuellement, elle protège un patron de boîte de nuit, trempant dans à peu près tous les trafics, proxénètes peut-être, dealer surement. Elle a quitté la police après une bavure. Au cours d’une interpellation, elle tue la victime !

Toujours borderline, elle est soutenue par des séances de thérapie. Mais elle soigne son stress post-traumatique à coups de baston.

la suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Sonya Ben Behi.
328 reviews388 followers
May 8, 2017
Chronique complète ici: http://liseuseenserie.blogspot.com/20...

Plus redoutable qu'un thriller fantastique..un thriller diabolique!

Un livre qui porte bien son titre! Préparez-vous à traverser le Styx et affronter Cerbère ainsi que tous vos démons, ce roman est un vrai voyage en enfer!
Course poursuite, ambiance gothique, rites satanistes, scènes sanglantes, meurtres atroces, personnages originaux et réalistes, corruption politique et policière, rebondissements inattendus...tout y est! On sent pas défiler les 500 pages, impossible de lâcher une fois entamé.
Un rythme infernal qui vous tient en haleine du premier au dernier chapitre, une plume efficace et incisive, un des meilleurs thrillers "gothiques" que j'ai jamais lus! A recommander à tous ceux qui ont l'estomac bien accroché!!
Mon premier Sire Cédric et certainement pas mon dernier!
Profile Image for Emilie.
163 reviews3 followers
March 10, 2023
Je suis assez mitigée pour la notation de ce livre. En effet d’un côté j’ai adoré la thématique qui était le dark web. Mais d’un autre côté l’histoire ne m’a pas impressionnée. C’est vrai que la fin on ne pouvait pas facilement la deviner mais elle ne m’a pas choqué à ce point (j’avais envie d’un bon plotwist après tous les indices qu’on récoltaient à chaque chapitre!) . J’ai eu quand même l’impression de regarder une série policière sur tf1 haha.
Mais bon j’ai pris quand même du plaisir à lire ce livre ( mais les 600 pages m’ont quand même bien achevées baha)
PS: les chapitres courts de 2 pages c’était PARFAIT.
Profile Image for Léa Nau.
76 reviews4 followers
March 28, 2022
Je pense que je ne serai jamais déçue avec cet auteur ! Il a vraiment du talent. J’ai beaucoup aimé l’histoire et me suis beaucoup attaché au personnage d’Olivier Salva. La seule chose que je pourrais reprocher est le fait qu’il y ait quelques longueurs. Du moins, j’ai trouvé. Chose que je n’avais jamais ressenti en lisant les autres œuvres de Monsieur Sire. Je dois également avouer que la petite touche de fantastique m’a un peu manquée, mais à part ça c’est un très bon roman ! D’ailleurs, j’attends le prochain avec impatience. 😏
Profile Image for Amandine.
189 reviews14 followers
August 7, 2017
Mon deuxième Sire Cédric qui confirme que j'aime beaucoup cet auteur.
Ce livre fut un vrai page turner et j étais bien contente d'être en vacances pour avoir plus de temps pour le lire.
Je l'ai dévore on suit Manon sans vouloir la lache on voudrait l aider.
On découvre des choses horribles qui pourraient plus ou moins etre vraies et ca fait les frissons
Attention cependant aux amis des animaux qui subissent pas mal dans ce livre
Profile Image for Yuyine.
979 reviews58 followers
December 26, 2024
Survivantes est un thriller haletant qui nous emporte sans faillir du début à la fin dans une intrigue pleine de rebondissements. Spirale de violence sanglante et dénonciation des failles du système judiciaire, c’est un récit qui secoue et propose une belle réflexion sur la soif de vengeance ou la guérison d’un traumatisme. Attention cependant aux âmes sensibles, il y a dedans quelques litres de sang...

Critique complète sur yuyine.be!
Profile Image for Kana Skye.
100 reviews
July 24, 2023
Une intrigue addictif et surprenante ! L'enquête nous tient en haleine de bout en bout ! Nous donnant toutes les reponses sans même sans rendre compte !
Profile Image for Kana Skye.
100 reviews
October 25, 2024
Un récit aussi fluide que sanglant, des chapitres minimaliste mais si grand et profond. Une lecture rapide, parfaite.
Anonyme et Sire, des modèles à suivre
Profile Image for Tale A Book.
246 reviews3 followers
October 16, 2022
OMG ! Quelle écriture hypnotisante, obsédante, addictive !!
La saignée, c'est une plongée dans les tréfonds de ce que l'humain peut avoir de plus obscur.
Vous ne pourrez pas le reposer avant d'avoir fini de le lire.

Pour leur divertissement pervers, certains hommes sélectionnent des victimes. Et le mythe des redrums, l'une des légende du Dark Web, prend forme sous une douloureuse réalité.

@sirecedric nous emmène, à un rythme infernal, dans cette enquête suffoquante, sous le prisme de plusieurs personnages permettant d'aborder plusieurs angles de vues, sur plusieurs temporalités.

Estel, ancienne policière, cache ses traumas et d'autres zones d'ombres, en se réfugiant dans la violence.
Quentin, petit génie de l'informatique et specialiste en cybercriminalité, méprisé de ses collègues policiers, est démuni face aux criminels qui se cachent sous les artéfacts du web. Et pourtant les victimes ne sont pas virtuelles.
On croisera aussi un patron de boîte parisienne, un écrivain à l'égo surdimensionné, et bien d'autres personnages...
Certains dans zone grise, et ceux qui proviennent du plus pur côté obscur...
Une gradation dans l'intensité au fur et à mesure que le voile se lève sur leur véritable visage...
Et une fin qui vous prend de court.

Le tout forme un roman qui dénonce, qui enseigne aussi, qui se dévore, qui provoque des insomnies, qui marque, qui peut être intense pour certain.e.s, mais que je recommande grandement.
Dans la même veine que le silence des agneaux
Displaying 1 - 30 of 258 reviews

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