Le charme discret des séries Les séries que nous aimons exercent sur nos vies un charme discret. Elles influencent notre façon de voir le monde, nos représentations politiques, sociétales, économiques, écologiques. Elles s'invitent désormais dans les débats sur le pouvoir, l'avenir de la planète, les minorités, les sexualités. Leur force, adossée à des plateformes telles que Netflix, Amazon Prime Video, MyCanal ou Disney#, est considérable. Les séries participent d'un soft power mondial à l'ampleur inédite. Virginie Martin a décrypté cet univers qui sait si bien nous plaire. Elle en révèle les coulisses : scénaristes, financements, messages. Elle montre comment ces séries, hypnotiques, peuvent aussi nous éveiller et nous stimuler.
Sériephile dans l'âme, j'ai tout de suite été attirée par cet essai publié en 2012. L'autrice, on le sent, a plutôt une sensibilité "progressiste" (pour ne pas dire "de gauche").
Elle consacre cet ouvrage à démontrer l'influence et le soft power des séries sur notre quotidien, nos actions, mais aussi la scène politique mondiale. Les thèmes abordés sont variés, allant des dystopies aux séries politiques, en passant par la question du genre et de l'orientation.
Si j'ai apprécié qu'une partie entière soit consacrée à la représentation des minorités sur le petit écran (femmes, personnes racisées, LGBTQIA+ - malheureusement rien sur le handicap), j'ai tout de suite été interpelée par les termes utilisés pour parler de la communauté transgenre. Certains sont clairement maladroits, voire violents, pourtant cet essai est récent et on peut imaginer que l'autrice, qui a écrit durant les confinements, avait largement le temps de se renseigner correctement.
La cerise sur le gâteau : parmi les personnes interviewées pour l'écriture, on retrouve Marguerite Stern, féministe notoirement transphobe (entre autres), qui est même remerciée en fin d’ouvrage pour sa participation.
De plus, l'autrice parle de la série Pose, que je suis justement en train de regarder, et multiplie les erreurs (erreur de prénom, confusion entre deux personnages...).
Cela a donc considérablement gâché ma lecture. On ne le répète apparemment pas suffisamment : si vous ne connaissez pas un sujet, faites appel à une personne concernée !