Au décès de son mari, Marcelle Lemay ne peut plus le nier : elle n’a jamais choisi l’existence qu’elle mène. Jolicoeur, son nom de jeune fille, lui revient à soixante-treize ans comme un vent de liberté, et avec lui, l’envie de renouer avec les passions depuis longtemps enterrées. C’est ainsi que fuyant les funérailles de son mari et délaissant sa fille, Marcelle Jolicoeur s’envole pour le Japon. Au fil des déambulations, les fragments de beauté rencontrés au hasard des visites convoquent les souvenirs tantôt lumineux, tantôt tragiques. Après avoir fait la paix avec elle-même, Marcelle s’adresse aux esprits de la forêt pour trouver le chemin vers son amante.
Un extraordinaire récit, une histoire d’amour comme il y a dû en avoir beaucoup trop à l’époque. Pour lire mon avis complet, visitez mon blogue : https://elilitpourlacause.wordpress.c...
J’ai traîné ce livre pendant 1 mois parce que j’avais rarement le goût de le prendre et de le lire. Je pouvais voir que c’était beau, mais c’était trop poétique pour moi, surtout parce que je m’attendais à une histoire beaucoup plus concrète. Je n’ai juste pas embarqué, malheureusement.
Un roman invitant, écrit avec finesse. Il me semble, par contre, que de nombreux passages trop ampoulés auraient pu être retirés pour faire place à un effet de dépouillement (ou à un minimalisme) peut-être plus en phase avec le sujet. De plus, la narratrice, quoique attachante, semble décalée par rapport à son époque et à son milieu. Les thématiques des relations homosexuelles féminines, du vieillissement et des amours interculturelles sont traitées avec beaucoup de sensibilité, fidèle à la narratrice à fleur de peau. Par contre, les référents culturels japonais sont, à mon sens, un peu trop mis de l’avant, un peu trop montrés de façon pédagogique.
L’histoire de Marcelle est touchante. Elle nous prouve que l’amour n’a pas d’âge. J’ai bien aimé m’y plonger. Même si par moment, j'étais un brin confuse.