Well, it's more than 700 chapters already, and the 7 kingdoms still stand. Such a long story and conquest. And now, the great generals of Zhao back again to defense their country.
Sale guerre ! Passant du feu de l’action au froid du jugement, Hara nous indique la couleur en couverture. Ce nouveau tome fait mal mais est nécessaire pour arrêter d’idéaliser la guerre.
On savait qu’avec Kanki, ce ne serait pas une guerre pleine d’idéaux et de belles valeurs, mais une guerre sale, violente, réelle en quelque sorte. Mais le savoir et le voir sont deux choses différentes. Depuis deux tomes, j’ai rarement lu quelque chose d’aussi insoutenable dans Kingdom et pourtant cela fait 17 ans que l’auteur compose cette saga en s’appuyant sur les chroniques de l’époque.
Avec Kanki place donc à une guerre de stratégie des plus meurtrières, une guerre qui va mêler plan brillant, guerre de l’information et la désinformation surtout et violence innommable sortant du cadre des accords la régissant et surtout des volontés de leur souverain El Sei. Kanki ne fait pas dans la dentelle et il est bien dur de voir ce que cache son regard impénétrable, regrette-t-il, s’y sent-il obligé ou est-il juste une psychopathe ? Personne ne le sait.
Le lecteur se prend donc de plein fouet cette violence. Il est d’abord esbaudi par la hardiesse du plan du Grand Général qui s’appuie sur ses connaissances historiques pour un tour de force inattendu. Ça, ça a de la gueule même si ça a dû nécessiter de gros sacrifices ! Puis il est estomaqué et révolté par les crimes de guerre sciemment exécuté par les bras de l’armée de Kanki sous le commandement de ce dernier. On comprend que ces tueries de masse de prisonniers sont en partie dues au déséquilibre des forces et au risque de poudrière qu’il y a encore, mais une telle violence laisse des traces et l’auteur nous le fait bien comprendre. J’ai beaucoup aimé la façon à la fois émotionnelle et rationnelle dont il traite le sujet. Il entend les voix de chaque côté. Il voit également les traumatismes des deux camps. Ah, l’horreur de ce qui est arrive à Raido ! Mais il voit plus loin et imagine les conséquences de ce drame qui rappelle bien notre histoire actuelle malheureusement. Ce fut donc particulièrement douloureux à lire.
Et j’imagine que ce fut aussi douloureux à écrire car l’auteur suit scrupuleusement les chroniques de l’époque quant au plan d’unification d’El Sei et ce n’est pas facile. Heureusement, il y a aussi quelques instants de bravoure au milieu de cette horreur. L’affrontement final en mode kamikaze contre le général adverse, l’arrivée d’El Sei sur place, ses retrouvailles avec Shin au milieu de ce charnier, ça claque. Ce sont des moments marquants parfaitement mis en scène pour poser le cadre et préparer la suite. Une suite qui s’annonce d’une rare violence entre les déviances du pouvoir adverse, le peuple de Zhao chauffé à blanc par ce qui vient de se passer et le retour d’un grand général chez eux pour affronter Qin. Les dernières pages sont pleines de promesses d’une froide vengeance et d’une terrible résistances.
Avec l’impression que ce n’est pas possible, que ça se joue ailleurs qu’à Zhao, avec une autre armée que celle de Qin, on ressort assez assommé de la lecture de cette nouvelle phase terriblement violente de la guerre. On savait que ce serait douloureux. On savait que Kanki était impitoyable et imprévisible. Mais le voir en image, c’est autre chose. Bravo à Hara d’avoir osé aller jusque là sans faire de sensationnalisme et en condamnant ce qui devait l’être pour nous faire comprendre les mécanismes des guerres de conquête. C’est rude mais nécessaire.
Un tome fort en émotions. La violence étant un cycle vicieux qui n'appelle très souvent qu'à la violence on a enfin l'issue de la bataille au pied des falaises d'Eikyû. Toutefois ici ça n'est pas l'euphorie de la victoire qui hante le lecteur mais la tragédie effroyable qui s'ensuit. J'ai beaucoup aimé le fait que certains actes commis ne restent pas sans conséquences, ici chaque action de n'importe quel personnage a des répercussions sur lui ou d'autres personnages assez rapidement ou plus tard dans le récit ainsi le lecteur n'est jamais sûr de ce qu'il va advenir. Ce tome met vraiment en avant Kanki personnage extrêmement mystérieux et hermétique le tout sublimé par des superbes double pages où il est très souvent au centre. Tout au long du tome il y a énormément de tension dans les choix faits par le général mais aussi dans des discussions qu'il a avec des personnages importants ce qui nous permet également de voir l'impertinence et le sarcasme d'un des 6 grands généraux de Qin. J'avoue que j'aurai aimé un peu plus de tensions lors de la discussion de Sei avec Kanki, avec la mise en scène on a l'impression qu'il s'est déplacé pour le sermonner et qu'il est reparti aussi rapidement qu'il est venu ce qui pour ma part a quelque peu casser l'effet aussi alarmant que devrait l'être de la venue du souverain sur le champ de bataille pour remonter les bretelles d'un de ses généraux
Ma seule critique pourrait être que Kanki est un peu trop nimbé de mystère depuis déjà une vingtaine de tomes, j'aurai aimé qu'on en connaisse un peu plus sur lui d'ores et déjà, en tout cas j'espère que les révélations sur le personnage seront à la hauteur de l'attente ! En tout cas cette conquête de Zhao ne s'annonce toujours pas aussi simple !
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مانگای کینگدام داره هرچی جلوتر میشه دارکتر و به رنج سنی بزرگسال تغییر میکنه... هر چند شاید از اولم همین بود چون من با انیمه شروع کردم و ۲۰۰ چپتر اول رو با مانگا نیومدم جلو و در انیمه سطح خشونت خیلی پایین اومده... یا شاید چون هرچی جلوتر میریم و شین سطحش بالاتر میره داره سطح عمیق تری از ژنرال بودن و واقعیت های جنگ رو تجربه میکنه ما هم ناگزیر با صحنه های دردناک و حتی خیلی ترسناک مواجه میشیم در داستان.
مغزم هنوز نتونسته اتفاقات این ولیوم رو قبول کنه چه عوضیه این کانکی ۱۰۰ هزار نفر رو گردن زد ۱۰۰ هزار نفر... بیخودی نیست که عکسش رو کنار هاکوکی(کسی که باعث کشتار چوهی بود) میگذارن این بشر واقعا خونخواره
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Kanki really is evil, huh? But I like Sei's conversation about the ordeal, he had a good line there. The king does have a lot of charisma and picks some good words.