Dans une quête de l’autre, une femme tente de comprendre pourquoi son frère ainé a été interné à la fin des années 50…
Évelyne apprend la mort récente d’un frère dont elle ignorait l’existence. Incapable de concevoir que ses parents aient abandonné un enfant et ne lui en aient jamais parlé, elle part pour Baie-Saint-Paul, dans l’espoir d’en apprendre davantage. Elle découvre alors qu’il était atteint d’autisme à un niveau très sévère. Par une suite de hasards, ce qui ne devait être qu’un aller-retour se prolonge et l’entraine dans une quête à rebours qui la fait pénétrer dans le monde bouleversant de la santé mentale d’hier et d’aujourd’hui, tout en l’amenant à réfléchir sur sa propre existence.
Une intrigue psychologique qui nous présente avec une grande sensibilité des facettes méconnue de la santé mentale au Québec : l’autisme dans le milieu psychiatrique des années 50 à aujourd’hui et le rejet (ainsi que l’internement) des enfants hors normes.
Suite au décès d’un frère dont elle ignorait l’existence, Évelyne se rend à Baie-Saint-Paul afin de découvrir qui il était. Elle veut, doit comprendre ce qui a pu pousser ses parents à abandonner et effacer toute trace de leur unique fils. Les rencontres qu’elle fait avec ceux qui l’on côtoyé l’amènent à faire face à une triste et troublante vérité. Son frère, qui souffrait d’un trouble sévère du spectre de l’autisme, a eu une vie remplie de froideur, de violence et d’injuste. La raison de son internement, ce secret si bien gardé, ne la laissera pas indemne.
J’ai dévoré ce livre. Rien de moins. J’ai aimé être plongé dans l’univers de la santé mentale des années 1950 à aujourd’hui. Au travers la vie de Philippe, l’autrice nous donne un aperçu des conditions de vie des enfants handicapés, du rejet dont ils ont été victimes et des conséquences qu’a eu la désinstitutionnalisation sur ceux qui étaient lourdement handicapés. C’est intéressant, captivant et si bien intégré à l’histoire. La fin est troublante. Elle m’a laissé sans mot. Une quête de vérité qui chamboule une vie.
« Quand l’autisme a été reconnu officiellement, plusieurs en imputaient la responsabilité aux mères, qu’on qualifiait de « mères frigidaires ». —Mères frigidaires? —Des mères froides. Qui ne donnent pas d’affection à leurs enfants et qui les rendent fous. »
Évelyne apprend le décès de son frère dont elle ignorait l’existence. Comme ses parents ne lui ont jamais parlé de lui, Évelyne se rend à Baie-Saint-Paul, déterminée à en apprendre plus sur ce frère étranger. Au fil des rencontres, elle découvre qu’il était autiste, à un niveau très sévère. Ses découvertes sur son frère lui dévoilent également d’autres éléments perturbants quant au monde de la santé d’hier et les traitements qui étaient réservés à la clientèle psychiatrique. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ C’est difficile de rester insensible à la lecture de l’Omission et aux découvertes que fait Évelyne. Ce roman, j’y ai plongé et je l’ai avidement dévoré. J’aime que l’autrice ait abordé les soins psychiatriques d’une autre époque, nous faisant réaliser l’évolution qu’il y a eu et celle qui reste encore à faire. Suzanne Mercier parvenir à nous plonger dans de durs moments, tout en les adoucissant pour ne pas nous laisser amer. Je vous recommande fortement de vous laisser tenter par l’Omission et d’y plonger le cœur grand ouvert!
Ce récit est émouvant, troublant et intrigant. J’ai aimé le style fluide et efficace, ainsi que le changement de narration pour raconter les fragments du passé que découvre Evelyne à propos de son frère inconnu récemment décédé. J’étais avide de connaître les développements de ses recherches et, je dois l’avouer, moins par les moments d’attente qu’elle devait traverser avant de rencontrer un autre personnage qui lui apporterait une nouvelle information. Quoi qu’il en soit, l’enchevêtrement des souvenirs des différents personnages mène à une fin bien ficelée et j’ai beaucoup aimé me plonger dans la réalité de la désinstitutionnalisation.
Evelyne apprend la mort de son grand frère dont elle ignorait l'existence. Pourquoi avoir abandonné un enfant ? C'est ce qu'Evelyne tentera de découvrir. On parcourt la santé mentale au Québec, l'autisme des années 50 à aujourd'hui.
J’ai vraiment adoré ce premier roman de Suzanne Mercier. On y suit Evelyne, une femme dans la soixantaine qui apprend l’existence de son frère en même temps qu’elle en apprend la mort.
Elle part donc à la recherche d’informations sur ce frère disparu, oublié. On apprend rapidement qu’il était autiste et qu’il a passé toute une vie à se promener d’institutions en institutions.
Pendant toute ma lecture, j’ai pensé à mes élèves. Je le sais vus avec leurs grands besoins, avec leurs différences qui les rendent tous uniques. J’ai saisi toute l’intensité de leurs comportements, l’empathie et la détresse de ceux qui tentent de les aider.
Mes élèves sont tellement chanceux d’être nés à une époque où l’on comprend mieux qui ils sont. Où on les respecte et où on tente maintenant de les apaiser.
J’ai tellement d’amour, de respect, d’admiration et d’empathie pour les parents de ces enfants merveilleux qui demandent une énergie souvent surhumaine.
Je vous conseille fortement cette lecture pour être déstabilisé et pour avoir un aperçu des conditions d’institutionnalisation et de désinstitutionnalisation du Québec des années 60 à aujourd’hui.
L'histoire est bonne et c'est bien écrit. Cependant, la narration m'a moins plu.
Les chapitres où nous retournons dans le passé pour apprendre sur la vie du frère autiste étaient froids et impersonnels à mes yeux... peut-être parce qu'ils étaient écrits au "tu" ?
Je pense que l'autrice voulait présenter la situation des enfants internés dans les années 50 et +. Le sujet était super intéressant, mais justement, j'en aurais voulu plus. J'ai eu l'impression de survoler le sujet seulement et ça m'a déçue.
Certains passages étaient inutiles et ne servaient pas à l'histoire... exemple: la relation d'Évelyne avec Benoit. Pourquoi nous parler de ça?
Je termine par une note positive: excellente fin qui m'a secouée.
Bref, loin d'être une mauvaise lecture, mais j'ai un sentiment de "pas assez" considérant tout le potentiel (l'aspect psychologique de la mère qui prend la décision d'interner son fils de 8 ans par exemple aurait été TELLEMENT passionnant!!!)
Beaucoup aimé. Portait terrible d’une époque sans pitié pour de pauvres gens atteints de maladie mentale. La dureté du propos est toutefois adoucie par l’histoire personnelle de la narratrice. Belle découverte.
Je ne sais pas si c’est simplement une question de timing ou si ce n’est pas mon genre de lecture, mais la magie n’a pas opéré pour moi. En lisant le résumé, j’étais convaincue que j’allais aimer cette histoire. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher. J’ai arrêté ma lecture vers 60 %.