« Chère Véronique, Ton coup de téléphone m’a enchantée. Figure-toi que je rentrais juste à 5h30 du matin, sur la pointe des pieds lorsque le téléphone a sonné. Comme il est dans ma chambre, j’ai pensé que mon père allait arriver et, me voyant tout habillée, m’engueuler. Aussi, me suis-je jetée tout habillée avec mon manteau sous les draps et les draps sur le nez ; j’ai parlé à mon père. Après je t’ai parlé et me suis relevée en riant aux éclats, déshabillée et recouchée. Quand rentres-tu ? Il s’est passé des choses notables ici, pas tellement sur le plan sentimental d’ailleurs mais sur le plan travail. J’en suis à la page 112 dactylographiée et n’aurai pas fini avant 50 pages, je crois. Claude Roy, l’éminent critique littéraire, l’a lu et m’en a dit fort grand bien. Bref, je suis enchantée, et ne fais que ça. Le seul ennui c’est que Guy Scheler ressemble à Luc (le héros). Et que tout se mélange agréablement, la vie dépassant la fiction, comme tu le sais. Dieu sait où tu es, ce que tu fais ? N’es-tu pas enceinte au moins ? Si tu reviens vite, je m’occuperai de toi, sinon reviens vite quand même. Je m’ennuie de toi, mon vieux, c’est fou. Tu me trouveras changée, beaucoup plus drôle sans doute. Enfin rentre et dépêche-toi, la plaisanterie a assez duré ! Vive la rue de Constantinople (je t’aiderai à passer les premiers pénibles jours de ton retour). Kiki Françoise »
Voici le ton de la correspondance de la jeune Françoise Sagan à son amie chère, Véronique Campion. Après la publication de Bonjour Tristesse en 1954, Sagan découvre à dix-neuf ans le succès, le milieu littéraire et l’Amérique lors de la tournée mondiale organisée autour de son livre. Elle écrit ses émois, ses voyages et ses rencontres à coup de lettres enflammées et de télégrammes espiègles adressés à son amie restée en France. Cette correspondance joyeuse, mutine, adorable, fait déjà résonner la « petite musique » de tous les livres à venir. Une publication inédite qui donne à voir une nouvelle facette de l’écrivaine.
Born Françoise Quoirez, Sagan grew up in a French Catholic, bourgeois family. She was an independent thinker and avid reader as a young girl, and upon failing her examinations for continuing at the Sorbonne, she became a writer.
She went to her family's home in the south of France and wrote her first novel, Bonjour Tristesse, at age 18. She submitted it to Editions Juillard in January 1954 and it was published that March. Later that year, She won the Prix des Critiques for Bonjour Tristesse.
She chose "Sagan" as her pen name because she liked the sound of it and also liked the reference to the Prince and Princesse de Sagan, 19th century Parisians, who are said to be the basis of some of Marcel Proust's characters.
She was known for her love of drinking, gambling, and fast driving. Her habit of driving fast was moderated after a serious car accident in 1957 involving her Aston Martin while she was living in Milly, France.
Sagan was twice married and divorced, and subsequently maintained several long-term lesbian relationships. First married in 1958 to Guy Schoeller, a publisher, they divorced in 1960, and she was then married to Robert James Westhoff, an American ceramicist and sculptor, from 1962 to 63. She had one son, Denis, from her second marriage.
She won the Prix de Monaco in 1984 in recognition of all of her work.
J’hésite à mettre 5 étoiles mais ça me semble un peu excessif vu que c’est vraiment juste françoise sagan being a girl, doing silly little girly things 🤭🤭🤭 enfin bref c’était mignon je recommande
cette collection de lettres à tellement de personnalité. je l’ai lu d’un coup, un sourire aux lèvres en imaginant le plaisir qu’à du être l’amitié de Francoise Sagan
no puc arribar a descriure com d’amiga vull ser de la Françoise Plick Sagan, quina enveja la Véronique Pluck. Dit això, molt bona compra de Nîmes i no em cansaré de llegir-la i reivindicar-la mai, espero traduir-la al català…
Bé, suposo que no els faria res que jo fos la Jana Plack…