L'Italie des « années de plomb », gangrenée par la corruption et secouée par la violence, le terrorisme et le neofascisme.
Après « Dolce Vita » et « Les nouveaux monstres », Simonetta Greggio poursuit avec Bellissima le tableau sans concession de l'Italie de l'après guerre jusqu'aux années Berlusconi.
.Si le contexte est dans la droite ligne des deux précédents ouvrages, il y a dans celui-ci une part beaucoup plus personnelle : l'auteure nous parle de sa famille, de son enfance et de son adolescence marquée par des moments de bonheur mais aussi par la violence d'un père dont la réussite repose sur des liens très étroits avec la Mafia. A 20 ans, elle quitte sa famille , sa ville de Padoue et son Italie natale pour fuir cette violence et s'émanciper.
Entre l' évocation des violences dans la société et dans sa famille, et les allers retours entre les différentes époques et les différents personnages clés de l'histoire italienne récente (tous plus corrompus les uns que les autres !) , on perd parfois un peu le fil…C'est toutefois, à mon avis, moins « aride » que les tomes précédents parce que plus personnel et plus incarné.