Dans ce roman on suit l'enquête sur plusieurs années sur la disparition d'une enfant.
Un polar sans prétention mais au final très efficace, qui joue parfaitement sur les faux semblants et la dissimulation. Une bonne suprise et un excellent moyen de s'aérer l'esprit.
Il y a des livres qui nous manipulent si subtilement qu'on leur en veut presque... avant de les admirer.
Une petite fille disparaît. Un vieil homme souffrant d'Alzheimer répète inlassablement : « Elle est morte. » Et peu à peu, le lecteur assemble les pièces du puzzle, persuadé de tenir enfin la bonne piste.
C'est précisément là que Philippe Gil excelle. Il nous laisse croire que nous avons compris. Il nous accompagne même dans cette conviction. On attend la fin en étant persuadé qu'elle sera celle que l'on prévoit. Et soudain, il retire une pièce essentielle. Un simple changement de perspective, et tout s'écroule.
Mais ce roman ne se résume pas à son intrigue. Il est aussi profondément humain. Derrière l'enquête, il est question de mémoire, d'oubli, de liens et de douleur. Et cela donne au suspense une profondeur qui dépasse largement la simple recherche du coupable.
Impossible pour moi d'en dire davantage sans en révéler une partie de sa force.
Mais je peux affirmer qu'une fois ce roman refermé, j'ai eu envie de repenser à tout ce que je venais de lire... avec un regard complètement différent.
Pour un premier roman, c'était une très belle surprise. Et plusieurs années plus tard, je me rends compte que je n'ai pas oublié l'essentiel : ce qu'il m'a fait ressentir.
J'ai été totalement emporté dans cette histoire. J'avais trop envie de savoir ce qui est arrivé à la petite Charlotte. Et le livre nous dévoile toute la vérité que dans les 10 dernières pages. C'est une fin que je n'ai pas vu arrivé du tout. Je ne m'y attendais vraiment pas. Une très bonne lecture!
Brouillon, confus, des changements de points de vue déstabilisants, qui coupent la fluidité. Bien imaginé mais mal construit. Au final, une impression de s'être fait avoir.