2030. Dans un univers légèrement dystopique et pourtant terriblement familier, marqué par la course au profit, l'épuisement des ressources et la restriction des libertés, sept personnages tâchent de vivre leur vie. Lila et Mehdi élèvent leur bébé, Naëll, sous le regard malicieux du chat Archimède ; Parvati est venue d'Inde pour ses études ; Sandy fait le ménage dans les locaux de l'entreprise où Pierre travaille comme cadre. Un jour, Pierre commence à recevoir d'énigmatiques messages, signés d'un mystérieux logo en forme d'abeille. Lila décide de mener l'enquête. Elle atterrit alors chez les ReSisters, une communauté en rupture avec le système " capitaliste patriarcal néocolonial " où s'invente un mode de vie inspiré des idéaux écoféministes. Refusant le sacro-saint " progrès " sans pour autant aspirer à un " retour en arrière ", les ReSisters explorent des idées, des rituels, des actions de désobéissance pour régénérer le monde à la lumière des enjeux contemporains. Tandis que Lila plonge dans cet espace parallèle, Pierre découvre la face cachée de notre système lors d'un voyage en Inde. Ces expériences vont bouleverser le quotidien de nos personnages. En toile de fond, une question : comment des personnes sans pouvoir ni argent peuvent-elles changer le monde et le rendre à nouveau désirable ? Entre quête initiatique et fiction philosophique, cette œuvre chorale mêle narration, apports théoriques et illustrations foisonnantes pour présenter la richesse du mouvement écoféministe.
Ce roman graphique (littéralement : beaucoup de texte ; beaucoup de couleurs) est une introduction et une ode à l’écoféminisme. L’histoire se déroule en 2030… Une dystopie ? Sauf que 2030, c’est demain. Et selon les autrices, voici ce qui nous attend : contrôles de la tenue républicaine à l’école, manque de nourriture locale et naturelle - nourriture industrielle fade, contrôle permanent des citoyens et des associations, refus de l’accueil des personnes réfugiées climatique/politique, l’épidémie du Covid qui est toujours présente, le couvre feu, les restrictions sanitaires…
C’est à la fois anxiogène et en même temps très joyeux, chaleureux. Les notions de l’ecofeminisme sont expliquées de façon simple et accessible ; le travail de vulgarisation est exécuté à la perfection. On y parle de consentement, de charge mentale, de penseuses écoféministes, de sexualité, du travail précaire des femmes, de greenwashing, de domination patriarcale-coloniale, de reconnection à la nature, (de chats qui parlent)… ce roman est d’une richesse extraordinaire. On a envie de lutter, de se rassembler, de rejoindre cette communauté époustouflante des ReSisters… le genre de texte qui donne de l’espoir, de la force, du courage. 💚
un roman graphique au dessin dingoooooooooo, un délice purée il attire l'oeil et les histoires et les personnages qu'il raconte m'ont captivé, que dis-je, retourné
Jeanne et Aurore peignent ici un futur qui ressemble assez à ce qu'on peut imaginer voir advenir… ce futur indésirable n'est heureusement qu'un point de départ pour imaginer plein d’alternatives
avec Lila, Parvati, Sandy, Mehdi,... on relit/relie toutes les sources essentielles de l'écofeminisme, qui existent dans notre réel, et on en ressort avec une folle envie de continuer à changer le monde à son échelle : l'histoire des luttes qu'on peut mener au présent, au quotidien, pour lutter contre le capitalisme patriarcal néocolonial, et surtout pour faire par,pour et avec le vivant (humains et non-humains)
ce que j’ai adoré également c’est la narration autour de la convergence des luttes à mener dans le monde d'aujourd'hui : on ne peut pas prendre chaque lutte de façon isolée, elles s’entremêlent et chaque forme d’oppression est liée à une autre, alors allions-nous !!! urgemment, vite, maintenant, ensemble
il m’a donné envie de patcher et dessiner des abeilles partout (lisez-le pour comprendre, ce n’est pas un ordre, mais lisez-le quand même s’il vous plaît merci d’avance)
C'était génial. Très dense avec des concepts parfois un peu complexes mais bien amenés. Jai adoré le style graphique et les mélanges de narration. Jaimerais tant pouvoir aller au refuge. A lire et offrir
Petit bémol pour le cheating, jaurais prefere une exploration du poly a ou de la sexualité hors tromperie et secret mais rien qui a entaché ma lecture.
Une très belle introduction à l'écofeminisme, un roman graphique riche et instructif, en plus d'être graphiquement très réussi. ReSisters bouscule, explique, vulgarise et offre des moyens d'action. Finalement, c'est pas sorcière !
c'est pas parfait et en soit, je demande pas à ce que ça le soit car je partage l'envie et le besoin de transformer notre système sans pourtant avoir LA réponse. elle se trouve ensemble et c'est très bien dit ici.
j'ai personnellement beaucoup de mal avec les passages qui rapprochent la femme et la fécondité, je sais que certain-es y voient une symbolique importante et ça me pose pas de problème tant que le discours n'exclue pas les femmes qui n'ont pas la possibilité ou n'ont pas envie d'enfanter, ni les hommes et personnes non-binaires qui aspirent à enfanter. que le discours ne définit pas une femme selon la fécondité. je sens que c'est pas le cas dans cette bd mais j'aurais aimé que ce soit plus explicite.
il y a un point qui est par contre inacceptable pour moi : c'est le fait de très bien expliqué l'intersectionnalité des causes et pourtant ne pas parler une seule fois d'antivalidisme alors que c'est tout autant intrinsèquement lié au reste. et le validisme est très présent ici, la bd représente la crise du COVID qu'à travers les confinements/masques/vaccination en appuyant sur leur aspect liberticide et comme outil autoritaire du gouvernement, mais à aucun moment est mise en avant leur efficacité de protection des personnes handis. car oui, ça a été géré de manière scandaleuse et les valides ont vécu une perte de libertés sur cette période mais les handis vivent encore reclus-es et sont toujours privé-es de libertés puisque plus personne ne se protège. la représentation seulement péjorative de la numérisation me pose problème également car elle rend certaines choses accessibles aux handis. la bd le dit à un moment "tout n'est ni tout blanc ni tout noir" et pourtant de mon pov, ce n'est pas respecté quand il est question de l'inclusion des handis. c'est quelque chose qui m'agace fortement dans le mouvement féministe dans sa globalité, c'est que la cause handi est terriblement invisibilisée et on y pense en dernier voire pas du tout.
Un très bon roman graphique, plein d'outils et de questionnements qui permettent d'approcher l'écoféminisme. Ça se lit très bien, c'est didactique et super intéressant ; à lire pour toutes les personnes qui s'intéressent à l'écoféminisme, mais aussi à toutes les luttes sociales !
Résumé : Dix ans après la pandémie, le monde va au plus mal. Les inégalités divisent de plus en plus les individus et la Nature se meurt, ses ressources presque épuisées. Nous y suivons le quotidien de Lila, Mehdi et leur bébé Naëll, ainsi que celui de Parvati, Sandy et Pierre qui prennent doucement conscience de l'inéluctable déclin de l'Humanité. Mais que peut-on faire pour améliorer les choses ? Y a-t-il seulement une solution ? Peut-être que les abeilles ont des réponses, encore faut-il les entendre...
Mon avis : On plonge dans ce roman graphique à l'ambiance psychédélique et dystopique comme dans un univers fantasmagorique, bien que le bilan y soit très sombre pour l'avenir de l'humanité. C'est une critique acerbe de notre société consumériste et patriarcale, mais sans rentrer dans le jugement moralisateur, ce qui me faisait un peu peur. Car oui, comme toute femme, je suis féministe (mais de manière "passive", j'ai du mal avec les "extrêmes", peu importe le sujet.), et j'essaie d'agir comme je le peu pour la planète, à mon niveau. Bien sûr, je pourrais faire mieux, faire plus. Mais je ne le fais pas, car j'aime mon confort de vie, je n'ai pas forcément le temps pour tout... Je n'avais donc pas envie qu'avec cette lecture, on me fasse la morale, de me sentir pointée du doigt, et heureusement, ce n'est pas le cas. C'est plutôt une prise de conscience individuelle, où chacun essaye, à son niveau et selon ses possibilités, de faire au mieux, et c'est ça que j'ai trouvé fantastique. J'ai adoré les dessins, tout en rondeurs et en couleurs ; le contenu est enrichissant et prête à la réflexion. C'est comme un guide, qui sert avant tout à ouvrir les yeux, à mettre entre toutes les mains.
Je suis d'accord avec toutes les idées de ce roman graphique, les dessins sont beaux mais désolée ça ne suffit par pour en faire un bon livre. C'est trop décousu, trop attendu, mal écrit, trop de textes dans tous les sens... J'ai eu du mal à m'accrocher. C'est dommage car le projet de base est très cool.
Une excellente bd. J'étais un peu sceptique avant ma lecture, notamment parce que ce n'est pas un style d'illustration que j'aime particulièrement, mais je voulais absolument l'étudier pour mon mémoire. Le sujet est plus profond que ce que j'imaginais, tout en étant un excellent point de départ pour des néophytes.
Ce roman graphique est une pépite. C'est un recueil de toutes les notions écofeministes et décolonialistes et ça fait du bien ! Dans ce roman graphique nous sommes en 2030 et le monde va mal . Malgré des moments où je me suis sentie mal à l'aise et anxieuse j'ai trouvé cet ouvrage porteur d'espoir. Car il nous montre que l'on peut agir à notre échelle. Gros plus pour l'apport de différents points de vues de notre société avec des personnages pluriels qui arrivent à se remettre en question sans aucun jugement de la part des autres. Cela donne espoir en l'humain !! <3
Plongez dans le Nirvana graphique ! Un trip bien réel pourtant… Six ans : c’est la durée qui nous sépare de la réalité de cette BD. Et si le monde se cassait la gueule en 2030 ? Une seule solution : l’écoféminisme ! Une BD caricaturale, positive et avant-gardiste !
On suit six personnes lambdas, confrontées à tout ce que le monde produit de pire : les inégalités, le dérèglement climatique, la propagande… Il semble que tous les scénarios de catastrophe se soient réalisés !
Mais c’est l’occasion de prendre parti. Dénoncer, mais aussi rire de cette réalité délirante. Le ton léger alterne avec une lucidité éclairée, qui montre que les autrices se sont renseignées. Statistiques, histoire, références à des livres : c’est une mine de savoir utile pour initier le•la lecteur •rice, impliqué•e jusqu’au bout, à ce nouveau mouvement pourtant essentiel.
La maquette est complètement chamboulée et explosive, elle en a à dire ! D’une page à l’autre, on trouve des graphismes créatifs à la Marjane Satrapi, des typographies qui ressemblent à des tags, et du texte écrit. On s’y perd mais c’est artistiquement fort !
J’ai noté un seul point négatif : il y a des passages longs entièrement écrits qui peuvent lasser. Je te conseille de prendre ton temps pour lire cette BD !
En conclusion, éveiller les consciences par l’art et l’humour a toujours été un combo gagnant. ReSisters est une BD avant-gardiste pour un meilleur futur pour tous et toutes, même les opprimé•e•s !
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai refermé ce magnifique roman graphique. L'histoire dont il est question se passe en 2030 et est totalement dystopique. À travers plusieurs personnages - 4 principalement, on découvre ce monde qui ressemble étrangement au notre (et surtout, de façon très inquiétante) : par exemple, dans le chapitre 1, le pass vaccinal est mentionné (et il le sera plusieurs fois tout au long du roman) ; bref, c'est très actuel, mais ce n'est pas le sujet central.
C'est un livre immensément politique qui parle d'écologie, et plus particulièrement d'éco-féminisme.
Les chapitres sont au nombre de 12, et les premiers chapitres se concentrent sur une unique personne à la fois afin de la situer socialement (et aussi, bien sûr, de comprendre ensuite son rôle dans l'histoire) : l'un des personnages est un homme métis ; une autre, une femme noire, travailleuse sociale et artiste ; une autre, une femme ayant un métier précaire… Et chacun de ces premiers chapitres permet d'aborder de nombreux sujets politiques et militants : le racisme ordinaire, la balance entre vie familiale et vie professionnelle quand on est une femme, les réfugiés climatiques, les différentes problématiques liées aux genres, la répartition de l'espace dans la cour de récréation des écoles, les métiers du "care"… et même si ce n'est pas nommé, l'intersectionnalité est au centre des réflexions.
Il est également question de gestion genrée de la grossesse, d'avortement, de stockage de données ADN, et d'eugénisme (l'un des thèmes centraux de la BD). [Attention, certains passages peuvent être vraiment "trigger" / déclencheurs de malaises.]
Il y a un chapitre entier concernant l'écoféminisme, ses origines, ses précurseures ; ce que j'ai beaucoup apprécié, ayant personnellement rédigé un travail il y a quelques années sur l'écoféminisme et Françoise d'Eaubonne.
L'un des chapitres traite de l'importance du militantisme et de comment passer individuellement à l'action, comment avoir un impact.
On y parle également de végétarisme et de végétalisme, à travers les religions présentes en Inde et leurs principes fondamentaux.
Il y est aussi question de consentement dans la sexualité, de société de surconsommation, de test de Bechdel, de sorcières et de chasse(s) aux sorcières, de "commerce triangulaire"… bref, un tas de sujets éminemment politiques et présents dans les cercles militants - de gauche, évidemment.
C'est un ouvrage vraiment très complet, les graphismes et couleurs sont super originaux (j'ai personnellement beaucoup aimé). En tout cas, le livre est incroyablement bien sourcé : l'autrice est une agrégée de philosophie, et le sérieux des propos et de la recherche effectué en amont se ressent à chaque page. J'en recommande vivement la lecture. L'ouvrage est vraiment sérieux, et pour autant vraiment bien "vulgarisé" ; je pense que ce serait une bonne première approche de l'écoféminisme.
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Il s'agit d'un récit mettant en scène différents personnages, de différents horizons, qui vont - chacun.e à leur rythme - être mis au contact de la cause éco-féministe. Le livre ressemble à une sorte de plaidoyer : il a avant tout une visée argumentative, bien plus que narrative. L'histoire en elle-même ne m'a pas particulièrement plu, par contre les idées défendues ont fait écho chez moi. Ce sont des problématiques malheureusement très actuelles, et c'était intéressant d'y consacrer un peu de mon temps afin de me souvenir des combats qui doivent encore être soutenus. D'ailleurs, plusieurs notes et références sont reprises en fin d'ouvrage, ce que j'ai trouvé très enrichissant.
Je salue la qualité des illustrations, un peu psychédéliques, bien qu'elles ne soient pas dans la lignée de ce que j'apprécie réellement. J'ai personnellement été un peu perdue par endroit, car les couleurs et la disposition des textes ne sont pas "classiques". Il y a d'ailleurs beaucoup de textes, bien plus que dans une BD traditionnelle. Malgré tout, je félicite le travail car le livre sort des sentiers battus. Un peu d'innovation et de liberté, ça fait toujours plaisir !
À qui est destiné ce livre ? Bonne question. J'imagine qu'il a pour vocation d'ouvrir les esprits sur les questions sensibles et actuelles du féminisme, de l'écologie, de la lutte des classes... Malheureusement, les choix scénaristiques me donnent l'impression que ce roman graphique ne touchera que des personnes déjà convaincues, ou au moins sensibilisées à ces causes. J'ai personnellement été peu convaincue par les parties "croyances ancestrales" qui, de mon point de vue, contribuent à une image erronée de l'écoféminisme qui pourrait être perçu comme un mouvement d'illuminés...
Comme on dit, trop c’est comme pas assez… et cette expression ne s’applique pas seulement aux illustrations, mais aussi aux enjeux que l’autrice a choisi d’aborder dans cet album. L’objectif de m’y sensibiliser n’a pas été atteint, parce que j’ai à peine feuilleté la deuxième moitié de ce roman graphique, tant il était lourd. « L’histoire » était décousue et difficile à suivre.
Je comprends que les différentes luttes contre les injustices sont interconnectées, mais je ne suis pas d’accord avec l’idée que l’on doive se battre sur tous les fronts. Nous avons chacun un domaine d’influence, une cause qui nous tient à cœur et des compétences spécifiques que nous pouvons mobiliser pour transformer la société, un pas à la fois. À l’inverse, on appelle cela le syndrome du sauveur.
Je trouve également que l’album était très contextuel à la pandémie de 2020. D’ailleurs, le discours sur les méchants gouvernements louches et oppressants m’a fait lever les yeux au ciel…
Bref, je salue l’effort d’aborder des enjeux aussi importants que le racisme, le féminisme ou l’écologie, mais il faut apprendre à les traiter de la bonne manière pour que le message soit accueilli et intégré.
mon premier roman graphique! reçu à noël puisque je suis cataloguée woke
visuellement sublime, coloré, riche et la diversité des personnages fait très plaisir. j’étais un peu gênée au départ par la tournure spirituelle et essai écoféministe 101 et même si le livre prêche plutôt des convaincus, il m’a ouvert les yeux sur le fait que les femmes ont un moyen de pression immense par la natalité + les mobilisations à succès dans le passé.
par contre la fin je sais pas? le fait qu’on parte du principe que les hommes vont laisser leurs privilèges de côté pour se rallier aux femmes après un séjour en inde qui leur a ouvert les yeux… je pense que ce qui était plutôt voulu c’est montrer un moyen d’interdépendance des luttes et un exemple qui motive mais c’est un peu maladroit.
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Magestueux ! Incroyable ! Sublime ! Un des meilleurs romans graphiques que j'ai lu. Ce qui est original c'est que ça se passe dans un futur proche (2030) donc très relatable . Ça nous offre une vision de ce qui pourrait se passer si on nz fait rien et invite vraiment à se bouger, à prendre part à des assos et autre. Le feminisme est abordé sous le prisme de l'intersectionnalité (avec l'ecologie "ecofeminisme"). C'est dure par moment mais en même temps ça dégage une tellement good vibe !! Et puis niveau graphique Aurore à fait des merveilles ! Elle a son univers, son style que j'adore. A LIRE DE TOUTE URGENCE !!!!
On adore la multiplicité de points de vues, la documentation poussée et sourcée, la créativité et la vision d’Aurore Chapon qui vient couronner le tout.
Je pense que c’est une introduction merveilleuse et abordable - par son format de roman graphique - à un mouvement qui est en fait une évidence : l’écofeminisme.
On le savait, mais on ouvre encore plus les yeux sur les dynamiques partiarcapitalistes et néocoloniales qui polluent le monde. Tout est déroulé concrètement devant nos yeux, avec des répliques familières et des chiffres. C’est alarmant, et à nous de faire à notre échelle et ensemble les changements nécessaires.
Le récit se déroule en 2030 (soit seulement dans 5 ans maintenant) dans un monde légèrement dystopique mais où on retrouve beaucoup de similarités dans notre société actuelle. J’ai eu un peu de mal au début à me lancer dans cet univers graphique très coloré et foisonnant (et surtout les nez des personnages) mais au fur et à mesure je me suis habitué. C’est un ouvrage facile d’accès et très complet (sans pour autant être barbant) sur l’ecofeministe où je ne connaissais rien de base. À lire de tout urgence !
Ça parle intersectionnalité avec une histoire qui permet d’avoir notre fil conducteur pour aller en détail sur les faits. Je crois que c’est un super bon roman graphique autant sur le fond que sur la forme, on fait le tour de tous les concepts qui méritent d’être plus discuté dans nos débats et notre vie quotidienne. Ça pose certaines limites vu que c’est très utopique, et parfois un peu trop anti APD. Mention spéciale sur les dessins 😍
Énorme coup de cœur pour ma première lecture de 2023. Si le livre m’a d’abord attirée pour la beauté de sa couverture puis conquise avec son résumé, je peux assurer que le contenu est largement à la hauteur de mes attentes. Un roman graphique magnifique qui donne envie d’agir en faveur de l’écoféminisme. Son seul défaut : ma wishlist en a pris un coup avec tous les livres mentionnés qui ont l’air passionnants !
Le sujet est passionnant et aborde l'écofeminisme d'une manière simple et complète ! Le style graphique est très coloré par moment, en noir et blanc parfois, j'ai apprécié la diversité des représentations. Je suis un peu moins fan du trait de la dessinatrice, mais c'est un point de vue très personnel !
Si vous lisez des BDs parce que vous aimez pas le texte, passez votre chemin : c’est très dense, avec des passages théoriques sur l’éco-féminisme notamment, et il faut s’accrocher. Cela dit, c’est très bien construit, certaines planches (celles où il n’y a pas que du texte) sont sublimes, ça donne plein de pistes de réflexion : chouette !!
S'il y a une chose à retenir sur ReSisters: c'est un roman graphique dense qui aborde l'écoféminisme dans un univers futuriste mais non moins probant. Je le conseille à toutes et tous ceux qui veulent en savoir plus sur l'écoféminisme sans vouloir lire 1000 bouquins de théorie.
Franchement flippant parce que c'est la direction dans lequel le monde fonce à toute vitesse et ça donne pas envie, mais tant qu'il y aura des gens pour se battre, peut-être qu'un jour on y arrivera, a construire ce monde meilleur
Ma grand-mère a dit à la libraire que j’étais « écolo et féministe », me voilà propriétaire d’un roman graphique au fond très universitaire et à la forme illustrée ambiance Photoshop circa 2012. C’est comme offrir le Manifeste du Parti Communiste en poche à votre oncle anarchiste.
Littéralement un roman graphique : c'est hyper dense en texte, beaucoup d'informations et des apports théoriques amenés avec parfois un manque de subtilité (ce qui ne retire rien à leur intérêt), mais aussi de très belles illustrations et des personnages dans lesquel·les on peut se projeter.
I thought I was going to read a dystopia graphic novel but it literally was just eco-feminism information 101. Like I support it and all but like can I just read a cute fiction novel with cute art 😭 there was no plot