Jump to ratings and reviews
Rate this book

Faits divers: Quatre récits traduits du russe

Rate this book
Léonid Andreïev (1871-1919), écrivain, dramaturge et photographe, a connu un grand succès au début du XXième siècle. Militant anti- tsariste puis anti-bolchevique, il est l'auteur de nombreux récits, de quelques romans, et de pièces de théâtre. Que se passe-t-il dans la tête de quelqu'un qui s'ennuie en attendant un train ou en rentrant de son travail, et qui observe les gens autour de lui d'un oeil à la fois sarcastique et tendre ? Que se passe-t-il dans la tête d'un professeur de collège ou d'un médecin dont la vie banale est ébranlée par un incident et qui prennent soudain conscience d'une dimension d'eux-mêmes qu'ils ignoraient ? S'il est surtout connu en tant qu'auteur de nouvelles sur la guerre ( Le Rire rouge ), sur la folie ( La Pensée ), le mal ( Le Gouffre, Dans le brouillard ) ou l'attente de la mort ( Les Sept vendus, Le Gouverneur ), Léonid Andreïev est aussi maître dans l'art de camper des scènes apparemment anodines et néanmoins révélatrices des travers humains. Dans ces quatre récits, il transforme avec humour et une touche de poésie des petits riens de la vie quotidienne en mini-drames qui nous touchent par leur véracité et nous emmènent bien plus loin qu'il n'y paraît.

112 pages, Paperback

Published October 27, 2021

Loading...
Loading...

About the author

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
0 (0%)
4 stars
2 (20%)
3 stars
4 (40%)
2 stars
4 (40%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Wictoriane.
56 reviews
July 18, 2026
Il règne une atmosphère inquiétante dans ces nouvelles qui ont un point commun, ou plus exactement un fil rouge : au cours d'observations singulières, un homme découvre la puissance de sentiments enfouis : désir de domination, invention de secrets, perturbation de la vie tranquille suite à un évènement anodin. Beaucoup de poésie en si peu de mots, c'est rare. J'ai moins aimé la seconde histoire et ma préférée est la première.

Mon résumé
4 nouvelles pour illustrer comment Léonid Andreïev maîtrise l'art de camper des scènes apparemment anodines et néanmoins révélatrices des petits travers humains, et de transformer des petits riens de la vie quotidienne en mini-drames qui donnent à réfléchir.

1/ En passant. Un homme attend un train et observe deux binômes de voyageurs : un couple amoureux et deux ivrognes.
- À demain ! cria-t-il.
À jamais ! répondis-j en mon for intérieur. "À jamais ! " me disaient les silhouettes noires des arbres défilant à reculons. "À jamais ! " me dit le quai avant de disparaître derrière un tournant.


2/Il n'y a pas de pardon. Après sa journée de travail un homme prend l'omnibus et se glisse mentalement dans la peau d'un espion en poursuivant une jeune fille ; persuadé qu'il a attiré l'attention et ayant peur que celle-ci ne le reconnaissance il décide de changer son apparence et se rase.
Il rangea son attirail de barbier, éteignit la lampe et les bougies, puis, faisant claquer ses pantoufles, entra dans sa chambre. Et il s'endormit très vite, enfouissant dans l'oreiller ce visage rasé dont tout le monde allait se moquer le lendemain - ses camarades, sa femme, et lui-même.


3/Un fait divers. Un docteur rentre chez lui avec une nouvelle lampe. Témoin d'un voleur qui tente se s'échapper il se met en travers de la route du malandrin et la lampe se casse.
Le voleur heurta sa poitrine de plein fouet; laissa échapper un cri qui montait du fond de ses entrailles, fit tomber la lampe et, repoussant le docteur, se remis à courir. Mais une poigne de fer l'avait saisi au collet.


4/Dans un gare. Un homme observe le gendarme qui travaille dans une gare ; un jour il est témoin d'un fait déconcertant : le gendarme se met en effet à continuer la construction d'un mur du futur bâtiment de la gare pendant la pause des maçons
Je partis dans la forêt, et quand je revins en passant par la gare, il était une heure de l'après-midi ; les ouvriers se reposaient et les lieux étaient déserts; comme toujours. Mais quelqu'un s'affairait près du mur commencé : c'était le gendarme. Il prenait des briques et terminait la cinquième rangée inachevée.

Profile Image for Pascale.
1,429 reviews67 followers
April 29, 2026
You need to be a real fan of very short fiction to enjoy this book, and unfortunately that's not my case. In 92 pages, this collection puts together 4 stories, 2 of which have no plot at all. The only memorable piece, entitled "Il n'y a pas de pardon", describes the contradictory emotions of an ill-paid school teacher who meets a pretty young student on his evening commute back home. Krylov can't help trying to scare the girl by behaving as if he was a member of the secret police tasked with keeping an eye on her. He follows her to her door, then regrets his behavior and wants to make amends. But how? He imagines sending her pages of a diary he once kept that show he shared the liberal political opinions he attributes to her. However, when he gets home, he realizes that he long ago burnt those pages for fear of being arrested. Before going to bed, exhausted and ashamed of himself, Krylov shaves his beard in order not to be recognized by the girl and her friends, should they chance to meet again. The best thing about this book, from my perspective, is the quality of its paper and font.
Displaying 1 - 3 of 3 reviews