Dina, une adolescente de 16 ans, rentre chez elle à pied après une soirée. Elle est seule, il fait nuit, il fait froid et il pleut. Elle marche le plus vite possible mais a le sentiment d’être suivie et ses pensées s’affolent : Pourquoi est-elle rentrée seule ? Qui veut s’en prendre à elle ? Et surtout, pourquoi a-t-on toujours peur quand on est une fille ?
Chez Flammarion, l’autrice Jo Witek a signé la série Mentine et l'album La Course aux escargots. Elle poursuit avec la collection Areuh son exploration de l’écriture pour les plus jeunes, après Allez, au nid et le succès international de Dans mon petit cœur (éd. La Martinière Jeunesse).
C'était un roman court mais très pertinent sur la peur que peuvent ressentir les femmes (toutes les femmes) lorsqu'elles sortent seules la nuit. On suit cette jeune ado qui découvre cette peur, et les réflexions avancées sont d'une très grande justesse. J'apprécie le sentiment d'espoir qui s'en dégage malgré tout, ce roman n'est pas là pour nous terrifier et nous inciter à ne plus jamais sortir.
Une bonne lecture donc et surtout une collection que je vais regarder de plus près !
Encore une pépite de la collection Court Toujours. Ce roman est une claque de vérités. Quelle fille, quelle femme n’a pas déjà ressenti cette peur seule dans la nuit ? Peut-être que cet homme, cette ombre, cette voiture qui roule doucement, ce n’est rien. Ou pas. Courir ? Accélérer ? Se cacher ? Traverser ? Faire un détour ? L’écriture est incisive. Elle permet de plonger dans la tête de Dina qu’on accompagne au cours de ces 10 petites minutes qui sont pourtant très longues.
L’autrice a des punchlines si juste. J’en retiens deux : « Quand les hommes crient, ils nous font peur ; quand on crie, c’est parce qu’on est terrifiées. » « Je devrai dormir pour oublier. Me faire Belle au bois dormant et me réveiller dans un futur où les virées nocturnes pour les filles ne seraient pas plus dangereuses que celles des mecs. Égalité des risques. Égalités des chances. »
Un roman à faire lire aussi aux garçons et aux hommes puisqu’il y a cette réflexion. Quand vous marchez derrière une femme la nuit, pensez à la peur qui nous submerge. Merci à l’autrice et la maison d’édition de publier des textes aussi indispensables.
je vais même mettre à ce court roman un 3.5 étoiles ⭐️ car il est pour moi idéal pour des jeunes adolescentes (et femmes en général) afin de se sentir écoutées quand elles sont en situation de danger!
le danger ici c’est la nuit, une fin de soirée, marcher seule et avoir peur des hommes.
jo witek décrit très bien les pensées qui peuvent nous traverser pendant 30min de marche jusqu’à chez nous en pleine nuit (ici c’est les beaux quartiers de Paris, mais ça peut arriver partout).
cette citation m’a marqué: « Voilà la place que nous laisse le monde dans l’espace public ! Celle d’un être humain qui se retient de pisser, de crier, de marcher seul, de flâner sans flipper. Se retenir, se contenir, ne jamais déborder, telle est la convenance au féminin. Ça me fout la rage. Parfois, j’en ai assez d’être une fille. »
Une nouvelle qui décrit si bien tout ce que ressent et pense une fille/femme lorsqu’elle rentre seule la nuit. Des phrases si justement tournées.
Cette courte histoire devrait être lue par un grand nombre de personnes. Peut-être que cela permettrait à certains de mieux comprendre ce que les filles/femmes vivent.
Roman ado. J'ai trouvé le thème intéressant. J'aurais aimé lire ce genre de bouquin au lycée ou en fin de collège. Je n'ai pas vraiment aimé le style et le ton très familier que je ne trouve pas nécessaire pour s'adresser à un public adolescent.
La façon d'écrire est crue, mais très vraie. Toutes les pensées et inquiétudes de la narratrice, Dina, sont réalistes, réelles. On ressent son malaise, sa peur, son angoisse à se trouver à marcher seule en pleine lui. Et on ne peut que partager sa colère et être d'accord avec ses réflexions.
j'ai beaucoup aimé ce livre , je le recommande fortement malgré le faite qui soit assez court. Cela nous permet de plonger complètement dans l'histoire qui raconte la peur des femme le soir qui est d'ailleurs très bien écrit .
Une lecture courte et très réaliste sur la peur ressentie par les femmes dans l'espace public. Des gros mots qui aurait pu être évités et une fin un peu décevante mais cela reste un roman essentiel.
Dina Pisano a seize ans, elle sort d'une soirée dans les quartiers bourgeois de Paris. Elle a peur, peur du jeune homme qui proposait de la raccompagner en voiture à l'issue de la soirée, peur du passant qui marche derrière elle dans la rue, peur de la voiture en stationnement avec une portière ouverte, peur du SDF alcoolisé qui hurle dans la rue, peur d'un inconnu dans le square qui lui adresse la parole…
Ce petit livre nous interroge, non pas tant les dangers qui menacent les femmes dans l'espace public mais les représentations sociales de genres dans l'espace public et l'éducation donnée aux filles mais aussi aux garçons sur la manière de traiter les filles. C'est brillant. En choisissant le monologue intérieure d'une jeune femme, Jo Witek permet de prendre conscience des peurs inculquées aux filles par une éducation morale mais aussi des peurs des filles à cause des comportements des garçons, tout aussi inculqués par une société patriarcale. le texte bref est un condensé d'émotions brutes, traduites par les seules pensées automatiques d'une jeune héroïne.
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