Manu a seize ans et sa mère ne lui parle plus depuis qu'il a coulé son secondaire cinq. Avec ses potes Thierry et Ray, il traîne dans les rues de son quartier et enchaîne les mauvais coups. Un soir, après avoir dévalisé le dépanneur du coin et rempli leurs poches de canettes de bière et de barres de chocolat, les trois amis ont une idée de génie. Un plan grandiose qui pourrait leur permettre de réaliser leur plus grand rêve : coucher avec des filles. Porté par des sonorités hip-hop et imprégné de l'odeur des sandwichs aux œufs, MOFO raconte l'histoire de trois adolescents un peu croches qui essaient maladroitement de devenir des hommes.
Même si la fin laisse un goût amer, je me suis bien amusée tout au long de ma lecture. Quelle incroyable suite de mauvaises décisions, quand même, dont l'une des pires est certainement de traverser ce lac sur une tranche de melon gonflable ! Beaucoup de rires (parfois jaunes...), de grimaces de dégoût et de surprenantes réflexions vous attendent.
«Mofo» c’est l’histoire de trois garçons qui veulent devenir des hommes. c’est l’histoire de trois ados qui boivent de la bière, qui ne sont pas très vaillants et qui n’ont pas les meilleures idées du monde, bref trois vrais ados.
le langage est parfois cru et c’est la manière dont se parlent les ados. j’ai alors eu l’impression d’être en classe et d’entendre mes élèves se parler entre eux, donc pour être réaliste, ici ce l’était. toutefois, j’ai moins aimé le passage où Emmanuel se fait dire que sa façon de parler « sonne gai », alors que c’est celui qui s’exprime le mieux parmi les trois et il me semble que ces propos ne devraient plus avoir lieu d’être en 2021, c’est que j’enseigne à mes élèves du moins, mais j’y vois justement ici un manque d’éducation. j’ai moins aimé cet aspect du roman étant donné mon œil de prof de français, mais j’en ai aussi apprécié le réalisme à d’autres moments. je suis mitigée. soit dit en passant — tout cela n’enlève absolument rien à la plume d’Olivier Simard qui est géniale et qui a du ton!
ce que j’ai apprécié, c’est que ce roman vise certainement les jeunes hommes. les ados voulant devenir des hommes et je trouve ça bien parce qu’il me semble que peu de romans s’adressent aux garçons de cette tranche d’âge. malgré tout ce qui se passe, plusieurs reconnaîtront certainement en Thierry ou Rémi un ami qu’ils ont déjà eu et se reconnaîtront également en Emmanuel selon tout ce qu’il est et veut devenir.
cette histoire, c’est le quotidien de bien des jeunes: une première job, les premiers kicks amoureux, vouloir se trouver une identité et les niaiseries qu’on fait quand on est ado et plusieurs autres choses dont les conséquences qui peuvent accompagner une mauvaise décision prise. et malgré tout ce qui se passe, il y a justement une leçon à tirer de cette idée d’aller à Blackburn.
pour toutes ces raisons — qui sont à accepter pour pouvoir bien apprécier sa lecture, « Mofo » est donc à faire découvrir à un jeune homme de votre entourage ou à n’importe quel adulte qui pourra se remémorer bien des souvenirs.
Ok wow moi j’ai vraiment adoré! C’est cru, mais c’est tellement réaliste! Les dialogues sont absolument parfaits, j’avais l’impression d’écouter mes ados parler. Parce que oui, même si ça m’énerve et que je les « chicane » souvent à ce propos, la vérité c’est qu’ils se parlent comme ça, aussi crûment, même et surtout entre amis! Et j’ai vu dans ce roman la possibilité d’offrir à certains de mes boys une lecture qui leur ressemble enfin (du moins c’est mon impression) et dans laquelle ils pourront se reconnaître parce que c’est tellement important! J’étais déjà fan de la collection Jeune adulte chez la Bagnole, mais avec cet ajout davantage destiné aux garçons, je suis conquise!
Mofo, c’est l’histoire de trois ados à la recherche de sensations fortes, de façon plutôt insouciante, et, surtout, de leur première relation sexuelle.
Ce roman s’adresse VRAIMENT aux adolescents, particulièrement garçons, je dirais. En effet, j’ai éprouvé de la difficulté à le lire avec ma morale d’adulte, mon lobe frontal étant complètement développé. J’ai ressenti beaucoup de malaise par rapport aux nombreuses mauvaises décisions prises par le trio, tout au long du récit. Ça, c’est mon regard d’adulte et de fille qui a toujours eu une certaine maturité, même adolescente.
Je n’ai toutefois aucun doute que ce roman rejoindra beaucoup d’adolescents. J’ai facilement pu reconnaitre certains de mes élèves, particulièrement Thierry, qui vit assurément avec un TDAH et beaucoup d’impulsivité.
Par ailleurs, certains dialogues du roman étaient empreints de propos homophobes en raison des insultes que les garçons se lançaient entre eux. J’ai l’impression qu’on a voulu rendre les discussions entre les ados les plus représentatives possible de la réalité. Je comprends donc le choix de ces mots, mais j’aurais aimé que des personnages s’y opposent dans les dialogues, qu’un d’eux prenne position sur le trait inacceptable de ces propos. Après tout, c’est un roman pour ados et je n’aurais pas envie que certains d’entre eux y voient une certaine « normalité » dans ces insultes.
Je ne peux rien dire contre la plume d’Olivier Simard. J’ai vraiment apprécié son style d’écriture. Aussi, les illustrations présentes un peu partout dans le roman étaient très belles et plaisantes à observer tout au long de la lecture.
j’ai aimé pleins de trucs: l’amitié entre ces trois mofo, les illustrations, les références musicales, les mauvaises décisions et le coming of age qui s’ensuit.
mais dire à quel point j’ai détesté les calls sur les filles, les gais… c’est peut-être réaliste dans la vie des ados mecs (ark) mais ça me faisait juste détester ces trois ploucs.
me connaissant, avoir lu ça ado, j’aurais été dégoûtée de lire « on va arriver plus tard et laisser les filles prendre de l’avance sur l’alcool » ou des « eille tapette! »… pis c’est plate, mais c’est ce qui m’habite le plus en refermant ce livre.
en sachant tout ça, c’est possible d’ouvrir la discussion avec le lecteur pis de soulever les bons et moins bons coups des personnages. mais les djeunes sont pas cons et sont aussi capable de saisir tout ça aussi par eux-mêmes.
Hum, je ne suis pas certaine d’avoir apprécié ma lecture tant que ça. Jeanne (dans le bureau de l’ortho) et Sophie Lit avait adoré et c’est ce qui m’avait incitée à le lire. Toutefois, je pense que c’était trop ado pour moi. Et trop loin de la réalité d’ado que j’ai été.
En gros, on suit les mauvaises décisions de trois ados qui cherchent à tout prix à vivre des expériences et à avoir une première relation sexuelle. J’ai aimé la plume d’Olivier Simard, mais j’ai détesté leur dialogue. Je sais que les jeunes se parlent comme ça, mais ça ne rend pas ça plus agréable pour autant. Surtout tous les passages homophobes.
C’est sûr qu’on est loin de mon expérience de prof au primaire, mais je peux quand même comprendre à quel public ça s’adresse. Je ne sais juste pas si je trouve qu’il vaut la peine, même à ce genre de lecteur!
Une lecture en montagnes russes. Certes, j'ai apprécié le narrateur dans toute ses couleurs, ses maladresses de jeune un peu amoché. J'ai moins trippé sur ses amis, peut-être, mais ce sont tout de même des personnages tellement réalistes. Des ados un peu tout croches. Leurs propos sont souvent grinçants, mais on y reconnait une portion d'adolescents. Est-ce que ce sont des modèles à suivre? Non. Mais la fin amène tout de même de belles réflexions.
Quel bon roman! Criant de vérité, qui se dévore d'une traite. Il réussit à mettre en scène des "bums" crédibles et attachants et à déclancher des réflexions sans pour autant tomber dans la moralisation, un travail d'équilibre difficile à tenir avec des personnages aussi loin des idéaux scolaires! Alors que la plupart des "road trip" présentent une simple succession d'anecdote, Olivier Simard réussit à tout relier en une intrigue cohérente et à la fin magistrale.
Ouin… ce ne fût pas un coup de coeur. J’hésite entre 2,5 ⭐️. C’était réaliste, drôle par petits bouts mais très vulgaire, avec des mots qui blessent et jamais une parole pour empêcher ou nommer que ça fait le tour tes insultes sur les homosexuels. Attendre que les filles aient bus une couple de bières… ok, je veux bin mais je trouve ça paresseux de pas essayer de relever un peu l’esprit critique des troupes… surtout en 2021, après #metoo, le patriarcat, le CONSENTEMENT, la différence entre la réalité et la porno… Oui, il y a les conséquences de ses actes mais rien qui montre un exemple. Je lis ça pis je suis comme boys will always be boys. Pis la fin dramatique me fait pas plus avaler le reste ou justifier malgré le « changement » de trajectoire que la mort de leur ami lors de leur aventure rocambolesque. Je m’attendais à mieux pis a de quoi de mieux pour les jeunes. Je sais pas un autre exemple de positivités que de dire la vérité à ses bros… mais bon je suis peut-être dure pis ici j’aurais aimé avoir un discours plus élogieux que « Hey, Ray, pourquoi tu fermes pas ta gueule? » Mon but est pas de dénigrer le rêve de ses trois jeunes à être perdre leur virginité et devenir adulte, mais messemble que c’est des idéaux de baby-boomers d’autant se calisser des filles et d’être aussi centrées sur des termes que je pensais avoir laissé au début des années 2000. Sorry not sorry.
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Mes attentes en lisant ce roman étaient de vivre une histoire de gars ados écrite par un gars: je n’ai pas été déçue. Comme plusieurs titres de La Bagnole, c’est un roman d’ambiance que j’ai retrouvé sous la plume d’Olivier Simard, un mélange de rêves de ti-culs qui rêvent de coucher avec une fille pour la première fois, un road trip illégal au volant d’une Hyundai empruntée, des décisions innocentes et un rythme rapide. Je n’ai pas été déçue de cette découverte, loin de ce que je lis habituellement, mais quand même fun à découvrir! Je ne pensais pas finalement m’attacher aux personnages, mais vers les derniers chapitres je me suis surprise à apprécier un peu plus Manu.
Ce n’est pas mauvais, mais je ne pense pas faire partie du public cible de ce livre, il s’adresse davantage aux ados avec son langage cru (parfois vulgaire) et ses péripéties liées aux hormones dans le tapis des gars de cet âge.
Mon avis: La page couverture m’a interpellé, les personnages sont attachant, mais je n’ai pas embarquer autant que je l’aurai voulu.
Résumé: Manu a seize ans et sa mère ne lui parle plus depuis qu'il a coulé son secondaire cinq. Avec ses potes Thierry et Ray, il traîne dans les rues de son quartier et enchaîne les mauvais coups. Un soir, après avoir dévalisé le dépanneur du coin et rempli leurs poches de canettes de bière et de barres de chocolat, les trois amis ont une idée de génie. Un plan grandiose qui pourrait leur permettre de réaliser leur plus grand rêve : coucher avec des filles. Porté par des sonorités hip-hop et imprégné de l'odeur des sandwichs aux œufs, MOFO raconte l'histoire de trois adolescents un peu croches qui essaient maladroitement de devenir des hommes.
Pas certaine d'avoir eu un coup de coeur pour l'histoire de ce livre qui m'a souvent fait rouler des yeux! Faut croire que les idées de "génies" d'une gang de gars ne me rejoignent pas trop personnellement, mais je suis certaine que ça peut plaire à plusieurs lecteurs. On dirait qu'on sentait venir le drame final à plein nez, ce n'était qu'une question de temps! J'ai bien apprécié la façon dont l'auteur a adressé la finale, sans flafla, sans grand drame, mais avec réalisme quand même.
J’ai bien aimé, un langage qui parle direct aux ados, une histoire d’amitié, des ados un peu perdu qui ont un plan de marde, accumule les conneries, qui ne pense qu’à baiser mais ne savent pas trop comment!
On suit leur aventure, on apprend à les connaître, et on passe un très bon moment de lecture!
Ouf, mais quel livre ! C’est à la fois un coup de cœur et un coup de poing. Ce qu’Olivier Simard arrive à coucher sur papier, c’est l’adolescence pure, vraie, pas toujours propre, parfois questionnable de notre point de vue d’adulte, mais jamais jugée par l’auteur qui se contente de la présenter avec une grande authenticité.
Ça c'est oui. Un auteur qui sait comment parler comme un ado sans que ça sonne forcé. Différent de ce qu'on voit souvent en littérature ado/jeune adulte.
Je peux vous dire qu'on a été étonné par novembre cette année, dans le département jeunesse en matière de livres destinés aux jeunes hommes. En un mois, on a reçu des titres tels que "Politiquement incorrect", "Jimmy Diamond est une merde" et "Mofo"[ Mo***r Fu****r] le principal concerné. On a même reçu "My dear Fu****g prince" ( une homoromance écrite par des femmes). Coupdonc! Que se passe-t-il avec les titres?! ( ton de rigolade) Bon, tout ça pour vous dire que nous avons reçu plusieurs romans destinés aux gars même si, évidemment, des filles peuvent les lire, dans la catégorie des Jeunes adultes ( 17 ans et +), avec , avouons-le, une amusante touche impertinente. Mais quel libraire je serais de ne pas m'en réjouir, car c'est un pied de nez à la censure - et soyons honnête, la Jeunesse est beaucoup plus censurée que la littérature adulte. Bon, trêve de hors-sujet.
Donc, qu'est-ce que "Mofo"? Je veux dire, au-delà de son sens premier qui est sans doute la pire insulte anglophone qu'on puisse faire à quelqu'un et qui, ironiquement, correspond aussi à un terme qu'on emploie entre chums de gars. C'est la tranche de vie de trois gars, trois amis presque devenus "hommes" et qui, avouons-le, sont de vrais couillons - pour rester poli.
Manu ( Emmanuel de son nom complet), Ray ( Rémi de son nom complet) et Thierry ( qui voudrait dont qu'on l'appelle "Blase") ont tous 16 ans ou presque. Ils se font appeler ( surtout entre eux, en fait) les "Rois de la Jungle" et si ce nom vous fait sourire, ça vous fera sans doute rigoler de savoir qu'ils ont choisi ce nom en fonction de petits manèges sur ressort en forme d'animaux, dans "leur" air de jeux. Leur "spot".
Nos trois ado-presque-adultes sont des as des mauvaises idées, vadrouillant au gré de leurs envies, buvant et consommant des drogues à défaut d'avoir de réelles ambitions, la tête remplie d'infos douteuses pigées sur les réseaux virtuels et de vraies quiches en matière de compétences sociales. Des "losers", j'ai envie de dire, qui se prennent un peu trop au sérieux. Et ils ont en tête que pour devenir des hommes, des "vrais", il faut qu'ils parviennent à se défaire de leur gênante virginité. Pour se faire, ils décident de faire un trip à Blackburn, un petit village où on y trouve , semble-t-il, trois filles pour un gars. Un tel déséquilibre ne peut générer que des femmes "en manque de sexe", semblent-ils croire. C'est donc au volant du véhicule de la mère de Manu, sans permis, sans bagages, que nos trois bras cassés entreprennent le road trip qui devrait, en théorie, changer leur vie. Avec des conséquences bien réelles.
Comme le dit si bien la 4e de couverture: " Mofo raconte l'histoire de trois ados un peu croches qui essaient maladroitement de devenir des hommes". C'est juste. Et à travers tout ça résonne aussi certains petits drames et enjeux sociaux.
J'ai rarement des romans pour ados garçons- encore moins pour jeunes adultes - qui versent dans ce genre de registre. Certes, des ados croches qui cumulent les bourdes et les mauvaises décisions, on connait, mais trouver quelque chose d'humain à travers tout ça, beaucoup moins.
"Mofo", c'est un peu de masculinité toxique, beaucoup d'ignorance et de manque d'expérience, un chouia de drame familial, c'est du potentiel gaspillé parce qu'il n'y a aucun support constructif autour, de la désinformation via les réseaux sociaux et Internet, un certain laxisme parental ou au contraire, un manque de compétences parentales, beaucoup d'idées stupides et impulsives, de vaines tentatives de se valoriser, de vraies tentatives pour changer, sans y parvenir, des liens tissés serrés malgré des mots un peu dissonants et un peu pas mal de quête identitaire. Un roman aussi "all dress" que le hamburger sur la couverture.
Aussi, après avoir écouté un reportage sur le sujet, il m'est apparu que le personnage de Ray semblait avoir une certaine compulsion à s'entraîner chaque jours, même lors du road trip, ce qu'on appelle "bigorexie". Il s'agit d'une dépendance au sport, qui se traduit par un besoin irrépressible de s'entrainer, sans considérer que le surentrainement comporte des risques pour la santé. La personne déprime s'il elle ne s'entraine pas et articule sa journée en fonction de cet entrainement. On appelle aussi la bigorexie "Anorexie inversée". Souvent causée par un problème affectif ou d'estime de soi, la bigorexie rentre dans les dépendances comportementale.(1) Ray a donc un forme encore peu connue de dépendance et j'apprécie beaucoup la fenêtre qu'y est ainsi faite sur le sujet.
Le roman a un côté "fresque" en ce sens où les courts chapitres sont souvent des aperçus des autres personnages qui apparaissent ( ou pas) dans le roman. On suit donc à la fois le périple, mais aussi les antécédents des trois ados via ces personnages ( ou pas, parfois c'est juste pour mieux cerner le contexte).
Manu, celui qui décrit, est aussi beaucoup plus intelligent qu'on pourrait le croire à priori, et ça, c'est marquant, parce que c'est un phénomène bien réel. Pas besoin d'être l'intello de l'école pour être intelligent. Par contre, quand on ignore quoi faire de sa vie, ni comment, même les plus intelligents peuvent vite devenir "loser". Ça m'a tellement fait rire le fait que Manu se fasse reprocher ses "jolis mots" ( développer, vertigineux, etc.), ça laisse entrevoir son côté Lettres ( Et Intello) et c'est mignon. Bon, ce l'est moins quand il se fait reprocher d'avoir un langage de "Tapette", mais bon, comme je disais, ils sont assez couillons.
J'aime ce genre de roman, cru, un peu brutal, mais ancré dans la réalité. "Mofo" n'est pas juste une suite de bêtises et de gros mots, c'est aussi une fenêtre intéressante sur la psyché de certains gars et même de l'adolescence de certains gars. Ou plus globalement, du fait se franchir le cap entre adolescence et adulte. On n'a pas souvent des romans pour être dans leur tête. La plupart du temps, les héros masculins sont dans l'action, pas dans l'introspection. Ou très peu. Ici, on navigue dans quelque chose de plus intime, de plus humain. Et sans censure, sans fioritures.
N'allez pas croire que parce qu'on y trouve des jurons et un langage vulgaire, souvent ponctué d'anglicismes , particulièrement à l'oral, que le roman n'est pas bien écrit. Hormis le langage, le reste est imagé, bien narré et on a foison de références à la culture populaire, aux objets du quotidien et à la vie du citoyen lambda. Langage de rue, terrain connu, on est à des années-lumière des histoires sensationnelles américaines irréalistes. Et en toute honnêteté, ça fait du bien.
Manu a un talent en dessin, dont les oeuvres vont nous suivre dans le roman.
Sans vous divulgâcher la fin, disons aussi que leur "rêve éveillé" connait une tournure aussi inattendue qu'irréversible.
Bref, je vois que j'exagère encore sur la longueur de cette critique, mais bon, les bons romans sont inspirants, que voulez-vous! "Mofo" surprend par sa pertinence, malgré son côté "croche". Je vous invite à découvrir ce roman singulier, à sa manière.
Pour un lectorat Jeune adulte, 17 ans+. Quoique ça pourrait aussi trouver preneur chez les 15-16 ans, il me semble.
Après avoir lu les commentaires de certain.e.s, je m'attendais à être choquée, mais les éléments qui étaient critiqués (le langage utilisé dans les dialogues, les propos sur la virilité) sont ceux qui m'ont ravie. Cette oeuvre est avant tout un portrait réaliste de trois adolescents de 16 ans qui essaient de répondre aux critères de la « masculinité » que la société leur a dictés toute leur vie. Un vrai gars calle de la bière. Un vrai gars n'utilise pas des mots riches comme « vertigineux ». Un vrai gars écoute de la porn. Un vrai gars s'entraine pour avoir des pecs développés. Au fil du récit toutefois, la carapace des personnages s'amincit et on découvre leurs insécurités, leurs questionnements et leurs aspirations. Bref, un roman actuel, sensible et parfois même poétique à mettre entre les mains des jeunes hommes en devenir.
Je ne m’attendais réellement à rien lorsque j’ai commencé ma lecture de ce roman. Finalement, malgré l’inconfort qui m’a habitée du début à la fin, j’ai adoré ma lecture.
Cet inconfort, je l’explique principalement par les comportements et attitudes des jeunes hommes de l’histoire. Ils sont assurément éloignés de l’adolescente que j’ai été. Ils font des choix douteux, ont un vocabulaire grossier, posent des gestes frôlant la délinquance…
Malgré tout, j’ai aimé lire une histoire mettant de l’avant un modèle d’adolescents différent de ce que j’avais l’habitude de vivre. J’espère que les adolescents qui liront ce roman en tireront des leçons importants…
Je pense que je ne suis pas le public cible pour ce livre. J'étais prête à lire une histoire crue, avec des personnes qui ont leur faute, mais je ne m'attendais pas à ça. J'ai eu l'impression que le livre cherchait à donner une morale avec la fin, mais n'adressait pas tous les autres comportements problèmatiques à travers le livre. J'ai continué à lire, parce que je voulais savoir ce qui se passait, mais je n'ai ressenti aucune satisfaction à la fin de l'histoire. J'ai bien aimé les illustrations par contre.
J'ai adorée cette lecture qui est immédiatement allée rejoindre la table de chevet de mon ado. Lecture crue, très punchée avec une histoire qui se déroule à vive allure ! Comme dans son roman Kickflip, tout ne fini pas parfaitement bien, comme dans la vie. Dans Mofo, tout part d'une mauvaise idée et ça ne fait qu'empirer. Il est donc évident que les 3 personnages principaux ne peuvent pas s'en sortir sans conséquence !
Roman qui pourra intéresser un public plus masculin et au deuxième cycle du secondaire. Un trio de garçons, l’été de leur cinquième secondaire, décide sur un coup de tête de partir « en road trip » improvisé vers une ville où le ratio filles pour garçons est plus élevé, et espérer perdre leur virginité. Olivier Simard a su utiliser un vocabulaire près des jeunes d’aujourd’hui.
Je lui donne un 3.5 ⭐️. Les histoires rocambolesques des personnages m’ont fait vivre quelques émotions. J’ai souri à quelques reprises, mais j’la oué que je m’attendais à un peu plus de "oufff". La finale m’a un peu laissée sur ma faim.
Roman pour public averti! Une belle lecture divertissante! J'avais l'impression d'être dans un style de film à l'American pie... Mais avec de belles réflexions et une fin qui m'a beaucoup touchée! À lire!!
Lu pour accompagner mon ado dans sa lecture. C’est sûr que j’avais hâte à la morale de l’histoire à force de tourner les pages où les personnages boivent, fument et testent les limites comme les ados savent le faire. Ça a alimenté quelques discussions intéressantes et c’était le but. L’intrigue était tout de même présente et c’est facile à lire, donc en un temps trois mouvements, c’était réglé.
Dès les premières pages, j’ai su que j’allais 𝑑𝑒́𝑣𝑜𝑟𝑒𝑟 ce roman. Vous savez, ces premières lignes qui accrochent, ce sentiment que ce livre sera le vôtre, et ce, sans nécessairement connaitre les raisons expliquant ce prochain coup de foudre?
𝑴𝒐𝒇𝒐, c’est l’histoire de trois adolescents perdus. La mère de Manu ne lui parle plus depuis qu’il a échoué sa cinquième secondaire. Ce dernier passe son temps avec son meilleur ami, Thierry, « la mauvaise influence ». Bière au parc, joints à la main. Le rêve, quoi?
Ce duo est accompagné de Ray, le cousin de Thierry. Un costaud s’entrainant comme un fou, un gourou du sexe au lieu des deux autres. Derrière chaque jeune se cache une dérape personnelle, une remise en question, l’absence de projets personnels et un but ultime : perdre leur virginité.
Quoi de mieux que de se rendre, avec la voiture de la mère de Manu en secret, dans la ville où il y a trois filles pour un gars afin de réaliser cet objectif ? C’est là que commence le 𝑟𝑜𝑎𝑑𝑡𝑟𝑖𝑝 jusqu’à Blackburn.
J’ai ri à plusieurs moments (renvoyant mes propres amis à l’adolescence). J’ai aimé l’intelligence de Manu, la naïveté de Thierry et la sensibilité de Ray. J’ai été ébranlée par les « 𝑡𝑎 𝑓𝑎𝑐̧𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒𝑟. 𝐷𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑖𝑠, 𝑐̧𝑎 𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑖 » parce que Manu utilise des mots de vocabulaire juste et précis, par les idéaux sexuels inculqués par la pornographie qu’on cherche à répéter lors d’une relation sexuelle. J’ai été saisie par la fin, par ce roman à la fois favori et coup de poing. On a un survol de cette masculinité éventuellement toxique dans laquelle baignent les ados.
Il s’agit vraiment d’un roman pour jeune adulte. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐛𝐨𝐧, 𝐜̧𝐚 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐬.