Ouin.
Je suis une grosse éponge à émotions, suffit d’un peu de pathos, que je me reconnaisse rien qu’un peu dans les propos, que y ait des tournures qui soient là pour faire chouiner et soient identifiables (malheureusement les grands malheurs de l’humanité sont trop éloignées pour réussir à m’émouvoir), et paf je suis en mode beubeubeuuuuh.
Rien qu’en écrivant ça, j’ai de nouveau envie de sangloter. Alors, ce n’est pas une BD qui va défrayer la chronique, qui traite de sujets de société marquants (genre c’est pas la guerre, c’est pas la misère, c’est pas des crimes). C’est des histoires de guerres entre enfants, d’amitiés à l’école, et surtout de vision de soi-même, de grossophobie, d’estime de soi. Je l’ai trouvé très bien tourné, avec un cheminement crédible, et la petite grosse au fond de moi, qui ne l’était pas vraiment, se reconnait là-dedans.