Avant les années 1930, l’Allemagne, en particulier sa capitale Berlin, était l’un des endroits les plus tolérants envers les homosexuels. Des militants comme Thomas Mann et Albert Einstein ont ouvertement milité pour les droits des gais. Mais tout change quand le parti nazi arrive au pouvoir. La vie des homosexuels devient rapidement un enfer : raids, arrestations, emprisonnement et expulsions deviennent monnaie courante. Lorsque les camps de concentration sont construits, les homosexuels sont emprisonnés en même temps que les autres groupes que les nazis voulaient supprimer. Le triangle rose, cousu sur les uniformes des camps, est devenu le symbole de la persécution des homosexuels, une persécution qui continuera pendant de nombreuses années après la guerre.Ken Setterington relate ces événements à travers un mélange de recherches historiques, de témoignages et de récits individuels, avec l’espoir que ces histoires de bravoure face à la cruauté et d’amitiés trouvées dans les profondeurs du désespoir saura à la fois éduquer et inspirer les futures générations.
Très touchant, "Marqués du triangle rose" raconte bien les horreurs spécifiques aux personnes gaies lors de la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup de faits m'ont surpris et viennent ainsi s'ajouter au portrait global, mais lacunaire, que j'avais de la vie dans les camps, mais aussi de la vie d'avant.
Le défaut majeur reste toutefois les nombreuses répétitions, réitérations des mêmes faits déjà énoncés ou encore de faits qui tombent sous le sens. Cela rend la lecture un peu plus laborieuse. Je soupçonne aussi le texte d'être curieusement traduit.