Partir à l’école la boule au ventre, la tête baissée, endurer les remarques et les moqueries sur son physique, sur sa tenue. Se taire. Entendre que l’on est bizarre. Trouver refuge dans sa chambre, y subir le harcèlement sur les réseaux sociaux. Pleurer, ne pas fermer l’œil de la nuit et retourner en cours. Frôler les murs. Voilà le quotidien de Tessa pendant toute sa scolarité. Et puis un jour, elle a été incapable de franchir les portes de son lycée. Personne n’a compris. Ni les professeurs, ni l’administration, ni ses parents. Jusqu’à ce que le corps médical pose enfin des mots sur sa souffrance.
Dans ce livre poignant et engagé, Tessæ fait exploser le tabou de la santé mentale chez les jeunes, pour briser le silence, la honte et l’isolement. Ce témoignage, qui s’adresse aussi aux parents et au personnel éducatif, est un formidable récit de résilience grâce à l’écriture et à la musique.
Postface du Dr Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse associée à l’Inserm.
Il y a une partie de ce livre qui m’a été difficile à lire, car je m’y reconnais beaucoup. La phobie scolaire que Tessa a vécue et ses symptômes ressemblent énormément à ce que je vis avec mon agoraphobie et mon anxiété. Et je comprends totalement la peur de vomir de Tessa dans une situation de stress. (J’ai aussi cette peur.) Je me sens moins seule après avoir lus son histoire. J’ai été touchée que Tessa ai trouvé du courage et de la force avec la musique. Je suis très heureuse pour elle. Mais pour moi c’était la partie que j’ai un peu moins aimé car elle me rejoignait moins, mais je comprends l’importance de ce passage du livre pour expliquer son cheminement vers sa guérison. Je souhaite du courage à tous ceux et celles qui vivent avec de l’anxiété ou la phobie scolaire. On lâche pas. <3
Ce livre est une claque. Il met les mots là où ils doivent être mis, il pose des mots sur des maux. Ce livre me révolte, me secoue, ne me laisse pas indifférente. Mais surtout, il me fait du bien, parce qu'il est capable de faire ouvrir les yeux à ceux qui les ont trop fermés ou à ceux qui ne sont plus dans ce système. Celui de l'École.
« Aujourd'hui, j'ai envie de prendre la parole pour ceux qu'on n'entend pas, ceux qu'on ne croit pas, ceux qui connaissent mieux les couloirs vides et l'infirmerie que les salles de classe. Ceux qui se taisent, qui essaient d'obéir, de se conformer et qui n'y arrivent pas. Ceux pour qui le quotidien devient une épreuve insurmontable : rester immobile sur une chaise, écouter un cours sans parler, se faire des amis, changer de salle toutes les heures, manger à la cantine, faire ses devoirs, réviser pour des contrôles, réfléchir à son orientation, passer le bac. »
Oui, Tessæ nous parle de Phobie Scolaire, la sienne.
« Si on n'est pas un élève standard, si on n'est pas l'enfant "normal" ou qu'on arrive pas à faire semblant de l'être, alors l'école nous rejette. »
« Cette pression est typiquement française. », écrit Dr Laetitia Benoit dans le postface. Cette phrase a allumé un incendie en moi. L'École est en détresse, et « les gouvernements » ne font rien. « Notre société devrait tout faire pour attirer les meilleurs enseignants et leur donner les moyens d'exercer leur métier du mieux possible. Pourtant, ce n'est pas le choix qui a été fait par les gouvernements successifs depuis plusieurs décennies déjà. » Alors que les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain.
« les jeunes ont besoin d'être pris au sérieux. Être considéré peut tout changer. »
« Ce que j'aimerais que l'on retienne de mon histoire, c'est qu'il n'y a rien à perdre à parler. Dire que l'on va mal ne devrait pas être considéré comme de la faiblesse. Il n'y a rien de plus courageux que d'admettre qu'on a besoin d'aide. » Cette dernière phrase résonne d'autant plus quand on l'a soi-même expérimenté.
« On peut être jeune, talentueux, plein d'espoir, et pourtant aller mal. On peut s'accrocher à ses rêves et travailler de toutes ses forces, et pourtant avoir besoin d'aide. »
« Pour le bien des enfants, il est grand temps que nous comprenions qu'ils ne sont pas que de purs esprits. »
P.-S. : ce livre a conscience du dysfonctionnement entier du système qu'est l'École, je n'ai choisi que quelques citations, le livre reste bien évidemment À Lire.
Un témoignage complet et sensible, qui apporte beaucoup de clé de compréhension de cette période compliquée qui est l’adolescente. Une belle manière d’ouvrir la parole sur le manque d’importance portée à la santé mentale des adolescents, notamment au lycée.
Au mois d’Octobre, j’ai eu l’opportunité de découvrir deux romans, « Ne Renonce Pas » et « Mon Immortel » traitant d’un thème commun : le harcèlement (focalisé sur le harcèlement scolaire). C’est probablement grâce à ces deux romans (auto-édités, par ailleurs) que j’ai reçu un message de la maison d’éditions JC Lattès (une maison d’édition que j’affectionne beaucoup) me proposant de parler de leur prochaine parution : « Frôler les murs ». Le roman est écrit par la chanteuse de pop-urbaine « Tessae » et il ne s’agit ni plus, ni moins que d’une autobiographie. Elle y traite majoritairement de la phobie scolaire, ainsi que de harcèlement et de la santé mentale. Qui plus est, la postface est rédigée par la docteure Laelia Benoit, une pédopsychiatre. J’avais vraiment très envie de découvrir ce roman qui traite de sujets qui me tiennent à cœur et qui résonnent énormément en moi.
La première chose que j’ai à souligner, c’est ce qui se trouve à la toute fin du roman. Après la postface, il y a une partie « ressource », dans laquelle se trouve les numéros d’écoute pour les victimes de harcèlement scolaire ou de cyber-harcèlement (le harcèlement en ligne). Il y a également un lien vers la liste des MDA (Maison des Adolescents) qui prennent en charge les jeunes dans des situations de harcèlement pour les aider à aller mieux, ainsi que tout un tas d’informations sur le harcèlement et comment se renseigner. Il y a même une page sur les différentes types de psychothérapie pour la phobie scolaire, qui est très intéressante et informative. Le roman est allé jusqu’au bout de sa thématique et je tenais à le souligner, j’ai vraiment trouvé ça bien.
« Je me demande comment les gens font pour avoir autant d’amis. Pour y consacrer autant de temps et d’énergie ».
Pour parler du roman, maintenant. Je ne sais pas vraiment comment en parler, en fait. C’est un roman qui se vit. C’est une histoire vécue, donc les mots sont vrais, les mots sont parfois très durs, mais toujours plein de sincérité et d’une authenticité que j’apprécie. Il n’y a rien de romancé, juste les faits, les mots durs des élèves, les mots blessants des adultes et les phases d’incompréhensions de Tessa. C’est la première fois que je lutte autant contre les larmes en lisant un roman (le métro n’est pas vraiment l’endroit idéal pour se laisser pleurer) et surtout, c’est la première fois que j’arrive à mettre des mots sur ce que j’ai moi-même ressenti pendant toute ma période « lycée ». Il y a énormément de passages dans le roman où, en les lisant, je me suis reconnue.
« En fait, je ne sais pas si j’ai déjà eu de vrais amis. Je dirais plutôt que j’ai des potes, des personnes avec qui je traine, parce que je n’ai pas envie de me retrouver seule. Mais non, je ne crois pas qu’il y ait des personnes en qui j’ai totalement confiance. A chaque fois que j’ai fait confiance, j’ai été déçue. »
L’histoire de Tessa est belle. C’est une jeune fille qui a énormément souffert, autant à cause d’autres jeunes qu’à cause de la nonchalance de certains adultes. Ce roman est une sorte de cri du cœur, sans pour autant être un moyen de se venger. Il n’y a aucune haine, aucune colère contre ceux qui ont pu lui faire du mal ou qui ont négligé sa douleur. Il n’y a que les faits et beaucoup de tristesse. C’est peut-être ce qui en fait un roman aussi touchant ? Et au-delà de ce qui touche au harcèlement ou à la santé mentale, il y a aussi des passages avec la famille de Tessa. Sa mère, qui la soutient depuis le début. Ses sœurs, avec lesquelles elle a un lien qui se renforce de jour en jour, malgré tout ce qui a pu leur arriver. Et il y a la musique.
« Comment en est-on arrivé à l’idée que l’élève parfait est celui qui n’a pas de corps, pas de besoin, pas de sensibilité, pas de fragilités ? »
Dans le roman, la musique, c’est ce qui a sauvé Tessa. Et dans la vraie vie aussi, forcément. C’est en composant ses chansons, en partageant ses covers que Tessa se sentait mieux, se sentait plus forte, se sentait plus Tessa, tout simplement. Et pour ceux qui ne chantent pas et qui liront ce roman, la musique c’est peut-être aussi ce qui nous a sauvé. Trouver cette mélodie, ce groupe, cette chanson, ces paroles qui semblent décrire parfaitement notre situation et qu’on écoute en boucle. Ce roman m’a permis non seulement de découvrir un roman touchant et une histoire forte, mais également une artiste avec des chansons très belles. Si vous ne connaissiez pas encore Tessae, c’est le moment de découvrir sa musique !
Finalement, ce roman met des mots là où beaucoup n’y parviennent pas. Il dit tout haut ce que beaucoup ressentent tout bas. Ce roman est une sorte de thérapie à lui tout-seul. A travers le parcours de Tessa, on apprend à accepter nos blessures, notre fragilité, notre angoisse et nos peurs, pour mieux aller de l’avant. Je ne peux que remercier JC Lattès, pour l’envoi de ce roman. Merci à La Grenade, d’avoir choisi de publier ce texte. Mais surtout, merci à Tessae d’avoir décidé de partager ton expérience et tes émotions dans cette histoire.
Dans Frôler les murs, Tessae nous raconte son parcours, ses souffrances, ses angoisses et traumatismes à cause de sa phobie scolaire et du harcèlement dont elle a été victime. Elle raconte son histoire et c’est à la fois douloureux et plein d’espoir. Parce qu’elle explique à quel point parler est important. Elle pointe du doigt le système scolaire qui exige que chaque enfant rentre dans le moule alors que chaque enfant est différent. Elle dénonce les adultes qui ne l’ont pas pris au sérieux. C’est un premier roman sincère, émouvant et percutant. Une vraie grenade qui donne envie de s’intéresser à cette jeune artiste venue de Marseille qui a trouvé sa voie grâce à la musique.
Une biographie transmettant un message positif et des émotions auxquelles on peut s’identifier ! Je remercie l’autrice d’avoir pu mettre des mots sur certains aspects de ce que j’ai vécu. C’était très intense.
J'ai adoré ma lecture. C'était très émouvant et je me suis des fois retrouvé dans certaines situations. J'aime bien le faite que ça soit une lecture courte mais qui te dit assez sur sa vie à l'école. C'est un de mes livres préférés que je vais sûrement relire.