La dernière enquête du commandant Valmy, entre bas-fonds parisiens et mafia tokyoïte. Paris, au printemps. Philippe Valmy, ex de la crim' à qui la vie ne sourit plus depuis longtemps, inconsolable depuis la mort de l'amour de sa vie, démissionnaire de la PJ et dépressif, veut enterrer ses fantômes et reprendre du service. Mais pas forcément où on l'attendait. C'est au sein de la brigade d'assistance aux personnes sans-abri qu'il fait son retour. Jusqu'à ce que son ancien groupe, débordé par une affaire étonnante, ne fasse appel à lui. Un homme a été retrouvé éventré dans une chambre du Crillon. Et ce qui semblait s'apparenter à un suicide rituel s'avère bien plus compliqué. Une enquête tentaculaire qui l'entraînera jusque dans les bas quartiers de Tokyo.
Né en 1989, Alexandre Galien a fait des études de droit et de sciences criminelles, puis intégré en 2015 la Direction Régionale de la Police Judiciaire. Il a déjà publié deux romans à quatre mains sous le pseudonyme d'Alex Laloue. Désormais en disponibilité, il se consacre à l'écriture.
Résumé : Philippe Valmy, suite à sa dernière enquête traumatisante, a décidé de sacrément lever le pied. Finie les crimes et les meurtres horribles ! Le voilà à la Brigade d'assistance aux personnes sans abris, afin de s'oublier en aidant les autres. Mais il est vite rappelé par son ancienne équipe afin de leur filer un coup de main sur une enquête complexe : un Japonais retrouvé éventré dans sa chambre d'hôtel. Cela semble, à première vue, être un suicide, mais si quelqu'un l'y avait poussé ? Et pour quelle raison ? L'équipe s'apprête à démêler un sacré sac de nœuds.
Mon avis : Ayant découvert l'auteur avec le précédent tome de cette série, « Le souffle de la nuit », j'étais ravie de pouvoir me plonger dans cette nouvelle enquête et d'y retrouver Valmy. Dans le précédent, je l'avais beaucoup aimé même si j'avais trouvé le personnage un peu cliché, et bien mon avis à son égard a positivement évolué ! Très empathique, bien que toujours torturé par les fantômes de son passé, je m'y suis pas mal attachée. Son équipe est toujours soudée, presque comme une famille, sans guerre d'ego ni coup bas. J'ai beaucoup aimé retrouver Alice Quinet, beauté froide et détestable dans la dernière enquête, qui s'ouvre peu à peu à ses subordonnés, se révélant humaine et plutôt agréable, ayant elle aussi des fêlures et souffrant de solitude. Ziggy, autre personnage central de cette affaire et témoin-clé, nous livre sa triste vie au travers de différents chapitres nous expliquant son histoire, donnant un souffle et une dynamique très agréable. Les pages défilent, rapidement et avec facilité, dans une lecture très agréable et plutôt addictive. Vivement le prochain !
Au Crillon, place de la Concorde, Morita se suicide le matin après un échec dans la nuit.
Le 4 mars 2O21, Philippe Valmy, 56 ans, suit une thérapie. Il croit toujours vivre avec Elodie sa femme. Il pense à tous ceux qui sont morts et qui font toujours partie de sa vie. Il va se présenter à son nouveau poste.
Avis Soleil levant d’Alexandre Galien
Finie la trilogie consacrée à Philippe Valmy. Un dernier roman lu en quelques heures. Mais pas fini, pour moi, Alexandre Galien, que je continuerai à acheter les yeux fermés. Ravie d’avoir découvert cet auteur français il y a 3 ans et ravie de l’avoir rencontré déjà deux fois, à Marseille et à Lyon. Lorsque j’ai lu que c’était la dernière enquête de Philippe Valmy, je m’attendais à une autre fin, mais celle donnée par l’auteur me convient parfaitement. L’univers de ce roman est le Japon.
Tout commence lorsqu’un homme est retrouvé, mort, au Crillon. Tout laisse penser à un suicide mais une empreinte matche avec un SDF. L’ancienne équipe de Valmy est amputée de son chef, qui a pris un congé sabbatique, d’un autre qui a pris sa retraite. Ils sont donc tous jeunes, sans peu d’expérience, sans compter leur chef, une femme qui vient de la DGSI et qui n’est pas franchement bien accueillie. Jeunes, ils vont faire quelques erreurs mais d’elles, ils vont apprendre et vont devenir une équipe qui sera encrore plus soudée.
Philippe Valmy vit toujours avec ses fantômes, il voit un psy pour tenter de s’en sortir. Il travaille toujours dans la police mais dans une brigade pour aider les sans domicile fixes. C’est là qu’il rencontre Ziggy et ce dernier se souvient de lui lorsqu’il est arrêté et demande à ce que ce soit Philippe qui l’interroge. Donc, retour de Valmy au 36 avec son ancienne équipe. Malgré son expérience d’enquêteur, il ne prend pas la place des responsables. Il aide les uns et les autres dans leur enquête et semble heureux de revenir. Une enquête qui prendra un tour politique, mais pour une fois, elle ira jusqu’au bout car Graziani l’a décidé, quitte à être muté.
Alexandre Galien nous explique le Japon avec ce jeune homme qui part très jeune pour devenir un champion en arts martiaux. Mais à 14 ans, dans un pays inconnu, dans un pays où il ne parle pas la langue, il va subir les pires sévices pour devenir un animal, une machine de guerre, une machine à faire mal, une machine à tuer. A son retour, il ne pourra pas retrouver sa famille, donc il hante les rues de Paris et sa banlieue. Toujours s’entraîner, toujours se faire mal et toujours trouver sa dose pour tenir. Au cours de ce roman, Alexandre Galien fait des retours en arrière pour expliquer le passé de Ziggy et ce que cela entraîne dans l’enquête actuelle. L’auteur nous explique également les geishas et ce qu’elles représentent au Japon. Là aussi, les valeurs ancestrales sont bousculées et chacun fait ce qu’il en veut.
Quand les partis politiques, ici, ou les entreprises, achètent des fichiers contenant des noms et de nombreuses informations confidentielles, des algorithmes pour cibler mieux les achats ou d’éventuels votes. Mais que fait la CNIL pour protéger les données ? De toutes façons, on le sait, sur le Net, on ne peut rien garder de secret.
L’être humain peut souffrir profondément et de différentes façons. Même au plus bas, il peut relever la tête et faire le bien. L’être humain se cache de différentes façons, pour asseoir son autorité, surtout dans un monde d’hommes. Mais on se rend compte que les échanges sont importants et que malgré les erreurs commises, c’est un apprentissage de tous les instants.
Un roman lu très rapidement car les pages se tournent très facilement. Le style s’affermit de plus en plus. Il me tarde de lire le prochain roman pour savoir ce qu’Alexandre Galien va proposer, au niveau de l’humain, de l’enquête policière, du voyage, même si on reste à Paris qu’il semble très bien connaître.
Je n'avais encore jamais lu Alexandre Galien, mais j'avais en revanche vu beaucoup d'avis sur son roman Le souffle de la nuit. Alors quand Bepolar m'a donné l'opportunité de remporter son dernier roman, je n'ai pas hésité. Et je savais parfaitement, en commençant cette lecture, que j'arrivais en cours de route, puisque Soleil Levant fait suite au roman Les cicatrices de la nuit puis Le souffle de la nuit.
Le roman commence fort, avec une scène particulièrement atroce qui nous donne envie de plonger directement au cœur de cette histoire. Cependant, la suite de l'intrigue est plutôt longue à se mettre en place et prend du temps à démarrer. Une fois chose faite, l'histoire reste assez plate et manque cruellement de rebondissements...
Comme dit précédemment, ce roman est en réalité le troisième tome d'une série. De fait, je ne me suis pas totalement attachée aux personnages, dont certains sont restés plutôt brouillon pour moi. Philippe Valmy est un personnage qui a du potentiel, mais il faut avouer qu'il n'est pas à 100% présent dans ce roman, et c'est bien dommage.
Concernant le dénouement, je dois avouer que je suis plutôt perplexe et que je ne suis pas sûre d'avoir tout saisi. Cette fin est assez floue, et me laisse encore plus mitigée... Décidément !