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L'autre moitié du songe m'appartient

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«La mort, l’amour, la vie, telle aurait pu être la devise de celle qui adorait la poésie d’Éluard. D’autant que la mort, contrairement à la plupart des poètes qui ne font que l’effleurer, Alicia Gallienne l’a tutoyée en son adolescence, jusqu’à l’affronter l’année de ses vingt ans,
au petit matin du 24 décembre 1990. Ses poèmes sont ceux d’une irradiante jeune fille de dix-sept, dix-huit et dix-neuf ans, d’une jeune femme secrète qui aura vécu intensément un destin de comète. Pareil à ces étoiles qui brûlent à des années-lumière, et dont il nous reste le mystérieux souvenir, voici l’écho bouleversant de ses vives ténèbres et de ses fulgurances.»
Sophie Nauleau.

384 pages, Paperback

Published September 16, 2021

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Alicia Gallienne

1 book1 follower

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2 (1%)
Displaying 1 - 30 of 36 reviews
Profile Image for Dame Silent.
315 reviews192 followers
Read
December 17, 2022
Quelle sensibilité, quelle maturité, quelle justice. Une de mes plus belles découvertes 2022. Vraiment, cette oeuvre est incroyable !
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
December 4, 2020
Alicia Gallienne est morte à vingt ans, de maladie, la veille de Noël 1990. Pendant trente ans ses poèmes n'ont été connus que de ses proches, jusqu'à ce que Gallimard les publie au début de l'année.
De telles circonstances appellent, par automatisme, une comparaison qui n'est pas valable. Alicia Gallienne n'est pas une Rimbaud femme du vingtième siècle. De quinze à vingt ans, Rimbaud a écrit une poésie fulgurante et révolutionnaire, avant de s'arrêter librement, parce qu'il avait tout dit, ou parce qu'il ne voyait plus comment faire, ou parce que ça ne l'intéressait plus, ou peut-être que tout ça c'est la même chose… Quand on lit "L'autre moitié du songe m'appartient", qui n'est pas une révolution, on a plutôt l'impression que de quinze à vingt ans, le talent d'Alicia Gallienne a déployé ses ailes, des ailes qui avaient la force et l'ampleur de mener un long, très long vol. L'ordre à peu près chronologique des poèmes donne l'impression d'une raréfaction de l'écriture pendant les derniers mois de la vie de la jeune femme, mais si je saisis bien, elle avait un roman en projet, et donc il ne s'agit que d'un changement de chantier.
On peut en effet trouver à l'écriture poétique d'Alicia Gallienne quelques caractéristiques juvéniles : des références littéraires un peu lourdes parfois (mais comment ne se serait-elle pas identifiée à la Chloé de Boris Vian, avec son nénuphar dans les poumons ?), quelques tics passagers dont elle se lasse vite, des archaïsmes un peu précieux (comme cette affection grandissante pour la tournure "ne… point") et quelques clichés — mais en fait il est remarquable qu'il y en ait si peu, et tant de trouvailles percutantes. Avant de trouver son équilibre autour d'un vers libre hérité des surréalistes, et même une fois celui-ci trouvé, elle tente des expériences dans diverses directions : différents tons, différents rythmes, différentes idées de ce que c'est qu'un vers, plus ou moins d'images… Mon impression de lecteur est moins d'observer une jeune poète qui cherche sa voix personnelle qu'une actrice ou une danseuse qui, par ses exercices, éprouve l'espace autour d'elle et la portée maximale de ses gestes : tout ce qu'elle fait lui appartient déjà.
Alicia Gallienne ne fait pas la révolution mais ce n'est pas grave : ses poèmes sont beaux, certains sont très beaux, ils sont tous tendus par une exigence d'écriture, et parfois, de plus en plus, par une urgente nécessité. Les images qu'ils convoquent, sans être banales, sont généralement universelles et hors du temps, sans affectation de modernité. Les plus anciens évoquent souvent la figure d'un grand frère adoré, Eric, lui-même disparu prématurément. Les derniers retrouvent son souvenir comme une façon de ne pas rester seule face à face avec la mort. Pourtant la lecture de "L'autre moitié du songe m'appartient" n'a rien de déprimant ni de mortifère, parce que dans la lignée, peut-être, de Prévert, au lyrisme se mêle une nuance d'amusement voire d'autodérision, les deux tons s'unissant dans la joie manifeste de manier la langue.
Le moins remarquable n'est pas la sûreté avec laquelle Alicia Gallienne construit le mouvement de ses poèmes, et sans manifestement bouleverser leur chronologie, constitue délibérément des recueils dotés eux aussi de mouvement et de cohérence, et ce alors même que nombre de ses poèmes sont d'allure modeste, se présentent comme des essais, des tentatives, parfois des bilans de ce qu'elle parvient à faire. Le plus émouvant est sans doute d'observer son art de la conclusion. Son dernier recueil se termine sur l'invitation "Dormons", l'avant-dernier sur un "J'ai fin" qui résume tout le paradoxe de cette coureuse de fond condamnée au sprint.
La préface de Sophie Nauleau, très biographique et empathique, tend à construire la légende de l'autrice ; et pourquoi pas ? Cela témoigne de la sympathie que ce recueil inspire assez irrésistiblement.
Profile Image for Marion Grabagoodbook.
100 reviews8 followers
January 8, 2023
Il n'y a pas assez d'étoiles sur Goodreads pour exprimer mon attachement à ce recueil et à cette poétesse.
Condamnée par la maladie, décédée alors qu'elle n'avait que 20 ans, Alicia Gallienne semble avoir laissé une trace indélébile, presque mystique, dans le souvenir de celles et ceux qui l'ont connue et aimée. En particulier celle de son cousin Guillaume Gallienne, devenu comédien grâce à elle, dit-il, pour à son tour transmettre les mots des grands auteurs.

Les poèmes d'Alicia Gallienne sont mélancoliques, doux-amers, fascinants. On sent l'omniprésence de l'infreinable maladie bien sûr, de l'approche de la mort qu'elle savait inéluctable, mais surtout de la vie. Alicia semble subir sans sourciller, sans même s'en confier à son dernier amant à qui elle offrira ses derniers mois sans lui dire qu'ils étaient les derniers.
Et puis de l'amour aussi, avec une justesse et une clairvoyance impressionnante pour son jeune âge.
On sent l'urgence dans sa plume, le besoin d'écrire comme un exutoire.

Une poétesse méconnue, dont les écrits refont surface 30 ans après sa mort. Elle qui "écrivait pour être lue" a enfin été exaucée.
J'ai laissé traîner ce recueil sur ma table de chevet pendant de longs mois, pour le savourer, ne pas en lire les derniers mots.
Il va rester près de moi pour pouvoir y piocher les mots d'Alicia quand j'en aurai besoin.
Profile Image for pauline.
74 reviews6 followers
August 10, 2025
c’est d’une BEAUTÉ, j’ai adoré
Profile Image for Veronika.
6 reviews6 followers
November 22, 2024
« Car outre exigence qui me condamne à la désillusion, je suis faite d’excessivité et d’abondance. »


description

Poetry under the shadow of death. One feels it looming large over the art of this young poetess who, in her tragically short lifespan, leaves almost a Christ-like stamp of halo over her words bleeding out of pages that she once feared would go down the history of literature unnoticed.

This collection of intense poems was indeed a defining moment in my life, and a defining discovery. I was gifted the poetry of, to me hitherto unknown, the young Parisian poetess Alicia Gallienne by a dear friend of mine and her husband for my 30th birthday this year. The year I felt like I finally reached the true starting point in life, the year when the ink of my own ode to love and life barely dried on its first page and started soaring, and Alicia Gallienne had already accomplished her vocation as a servant of beauty in a timeframe counting exactly a decade less than my own. Alicia proved to be a true sister in art, a muse, a breathtaking revelation during the time I spent in her company. An echo circling hauntingly in a room filled with strange and voluminous objects that become transparent and alive as soon as one tries to touch them, endowed with an eerie sort of beauty that is both compact and airy. A candle steadily burning in a windless place where the warmth of her light only grows stronger with each minute as the flame approaches the end of her fragile wick. Poems as feverish and as paroxysmal as her young body battling with a deathly disease.

Je serai l’encre sympathique
De vos amours éphémères
Tant pis pour la vie qui coule amère
Comme un vin trop fermenté
Qui se dissipe en parfum charnel
Je serai l’horloge
Qui bat comme le cœur
A la vitesse irrationnelle
Sans amertume sans rancœur
A la douceur de ramener à soi
La permission de vivre
Chaque jour
Comme si demain
Ne devait surprendre personne*


- Visages décalqués, LE LIVRE NOIR (septembre 1988 – février 1989)


Born in January 1970, Alicia Gallienne, who is called also ‘the comet of poetry’ (l’étoile filante de la poésie), had been seemingly born under the wrong star, as her diagnosis of bone marrow aplasia would prove to cut her young life full of promise mercilessly short. Before the fatal diagnosis at 15 years old, she already however brushed shoulders with death, having to witness the death of her eldest brother at the tender age of her 7 years – an event which seems to have impacted her writing in a very profound way, as a handful of poems carry a dedication to her deceased brother, and her voice seems as if perpetually caught up in the luminous, weightless space in-between life and death, suspended by a thin thread of light that binds it to the earth of the living while already responding to a powerful calling from ‘the other side’.

Il se pourrait qu’on repeuple dès hier
Les antichambres du silence*


- Les antichambres du silence, LE LIVRE NOIR (septembre 1988 – février 1989)


An almost mortuary offering of sublime beauty, this complete work of the young poetess offers a walk through her life lived in the deepening shadows of a premature ending. She wove her poems tightly into three bouquets, the Dominantes as her first collection from May 1986 to October 1987, followed by Nocturnes from November 1987 to March 1988 and the ample Le Livre Noir from April 1988 to February 1989. Among many specific traits which could define her verse it is interesting to note that Alicia decided to do without punctuation, safe for question marks, as she felt her poems could be interpreted with more artistic freedom if the weight were to be lifted off of the formal necessities of poetic expression.

The themes she breathes into life are plentiful, but some of them are recurrent and marked with repeating symbolism, mostly the eyes, the hands, the sea and the birds which find a particular echo in Alicia's work. Her intensity and passionate nature come alive the most, however, in her amorous yearning, in the poems consecrated to two passionate loves that she knew in her young life, Xavier Giannoli, a friend of her younger brother and her first love whose later work as a film director reverberates with the everlasting imprint Alicia's love and presence left on him, and then later Alvaro Canovas, a photographer who as well seems to have carried all his life after an indelible mark of the passage of this young comet burnt on his heart.

L'amour d'un homme pour une femme,
C'est un livre d'enfant
Aux mille et une nuit.

Aux mille et une nuit,
Où tes yeux ont navigué en moi
Sur des lacs étoilés.
Aux mille et une nuit,
Aux cités charnelles,
Où tes désirs m'habitent,
Où ta voix m'appelle,
Sur des lacs lumineux,
Au-dessus des étoiles liquides.


- LES NOCTURNES, le 6 décembre 1987

Sans doute de nous deux c'est moi qui aime le plus fort
Mais il faut partir avant
Avant qu'il ne soit trop tard dans le coeur de tes bras
Avant que tu ne m'oublies dans l'horizon du soir
Avant que tu n'aies l'illusion de me posséder entièrement
Car vois-tu je suis tout comme le vent
tout comme le vent qui caressera ton visage
Pour toujours
Et qui portera en lui la saveur de ta peau
Où j'ai vu mon empreinte mon image
Une nuit ou peut-être toute la vie*


- Le Sillage du soir venu, LE LIVRE NOIR (avril - septembre 1988)


Finally, breathing her last on 24th December 1990 after an unsuccessful marrow bone transplant and mounting towards a place where her fire could shine even brighter, Alicia had given all of her passionate soul to words that continue to shed their light, their beauty, their opalescent and sometimes downright staggering clairvoyance on those fortunate to stumble upon this work of a very singular creative and artistic achievement. Living her life under the shadows of death was without a doubt the one decisive factor that contributed to the fierce freedom echoing hauntingly in her voice, and to her hungry quest for God as love incarnate, as the one and only guarantee that love is stronger than death.

Il n'y a pas de moyen de concurrencer Dieu
Ni moi ni personne
Il y a seulement un moyen de se concurrencer soi-même
Et de s'affranchir par delà les limites
Pour se témoigner à chacun le don de la vie
Qui vient d'on ne sait où
Qui aboutit autre part
Mais de vous mon Dieu je ne sais rien
Si ce n'est les countours tranchants de doute
Si ce n'est les éclaircissements de l'amour
Qui renouvellent chaque jour votre substance
Tout le reste n'est qu'incohérence


- LE LIVRE NOIR (avril - septembre 1988)


Intense, feverish and sometimes hallucinatingly beautiful, luminous as her rapid passage on this earth, Alicia Gallienne's poetry found a strong resonance in my heart as I was recognizing through the lense of her limpid verse elements and pieces of myself that, from a very young age, I thought were too intense, too passionate to be accepted by the world. As if transmuted into precious stones by her courage to live fully despite the inevitable and quickly approaching end, Alicia's poems took me on a journey of rediscovery, leading me back to myself, which is a hallmark of a true artist.

A valedictory ode to life, the flight of a dove suspended above an abyss. All I know is that her voice for sure will continue vibrating in my soul for a very long time to come.

« Non, je ne crains pas d’écrire car là est toute ma vie, car là est mon bonheur et ma douleur parfois. Mais lorsqu’il m’arrive de frôler ces visages de l’existence que peu de gens connaissent ou réalisent, je me rends compte que ce n’est pas moi qui suis forte : ce sont mes mots. C’est tout ce que j’ai pour vivre intensément, c’est-à-dire plus vrai, plus fort que ce que le destin me réserve. Je suis déjà réservée aux voyages les plus fous car je suis née pour me surpasser moi-même, car je suis née dans l’espoir de ne jamais mourir les mains vides. »


description
Josef Sudek photography

*For the majority of quotation I used only excerpts from Alicia's poetry so as to give the reader a glimpse of her art; to quote all the poems I chose in their entire length would prove to be too 'bulky' for a review
Profile Image for Sarah.
202 reviews21 followers
July 29, 2020
Il y a des chroniques plus difficiles à écrire que d'autres. Certaines coulent de source. D'autres se dérobent sous le stylo. L'autre moitié du songe m'appartient d'Alicia Gallienne fait partie de cette dernière catégorie.

Comment parler d'un livre qui vous déchirer le cœur en un millier de confettis ?

L'autre moitié du songe est l'une de ces rencontres littéraires qui se compte sur les doigts d'une main, celles qui sont précieuse, celle dont on se souvient une vie entière. Pour une fois, personne n'a influencé mon choix quand j'ai commencé à feuilleté ce recueil de poésie dans ma librairie. Ni Instagram, ni aucun ami. Aucun a priori.

L'autre moitié du songe m'appartient, édité par Sophie Nauleau, rassemble la quasi totalité des poèmes écrit par l'autrice de ses 17 ans à ses 20 ans. Ce sont des poèmes d'une maturité étonnante, qui évoquent une multitudes de thèmes mais où l'amour et la mort ne sont jamais très loin. De Baudelaire à Aragon, les références y sont multiples, inscrivant ainsi la jeune poétesse dans une longue ligné de poètes voyants.

Ce recueil est d'autant plus bouleversant que la destinée de l'autrice, morte l'année de ses 20 ans, est tragique. Alicia Gallienne se sait condamné. Cependant, on est loin du pathos et du misérabilisme. Chaque ligne, chaque mot transpire la volonté de vivre de la jeune femme. Chaque minute compte. Les nuits sans sommeil passé à écrire. La volonté de ne rien laissé innachevé. C'est une force éclatante et saisissante. C'est un rappel constant de la nécessité de vivre et de s'accomplir malgré tout.

"L'autre moitié du songe m'appartient" comme une lueur par delà la douleur et la mort.
Profile Image for stasia.
612 reviews
March 20, 2024
[mars 2024]
Le silence est vivant,
La solitude est humaine.


on sent qu'au fil de la chronologie les poèmes s'allongent, les tournures de phrases se complexifient et/ou s'obscurcissent, on voit vraiment l'évolution de sa plume.
on sent une écriture un peu naïve qui s'affirme par la suite et j'ai adoré voir cette évolution!

les thèmes et la façon dont ils sont traités m'ont fait pensé à éluard, avec ces thèmes très universels et limite obsessionnels dans les poèmes. ça traite de l'amour, de la mort, de l'écriture, de l'identité, de son rapport à soi et aux autres dans la maladie.

une chouette découverte!
Profile Image for thebookofclocs.
102 reviews35 followers
January 8, 2022
Poète à lire et à connaître. Je suis tombée amoureuse de sa poésie et j’espère qu’on la lira encore et encore ✨
Profile Image for melieandbooks.
76 reviews3 followers
April 30, 2023
très beau recueil dans l’ensemble, même si ces mots ne m’ont pas tous parlé ni touché, c’est une poésie qui en vaut le détour
Profile Image for Selma.
206 reviews12 followers
December 24, 2022
Dans la mécanique des objets, un coup de bélier signifie le phénomène par lequel une variation soudaine de la vitesse d'un fluide dans un réseau canalaire crée une surpression, qui la plupart du temps dégénère, comme un naufrage. D'ailleurs, dans la mécanique des coeurs, les êtres à la configuration rationnelle parlent souvent de canalisation des sentiments pour éviter ce genre d'incident.

Ici, il s'agit justement de variation de pression sentimentale, de déséquilibre. Plus rien ne canalise ni retient la plume de Galienne. On est pleinement livré au chaos amoureux, à la force du désir, charnel comme platonique.

Dans les rêves je suis libre de revenir
Ou de me prolonger vers l’avenir
Avec le défaut d’innocence de ce qui n’aura pas lieu.


Ode au rêve, à l'amour, et à la vie. À lire avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité (âmes rationnelles s'abstenir)
Profile Image for Léo B.
4 reviews
May 6, 2025
Déçue… dès les premières pages un certain népotisme s’affiche sans détour. Je trouve cela triste qu’il soit mentionné avec autant de franchise, comme si les origines sociales et les relations étaient désormais des arguments légitimes pour justifier une publication.

En effet, l’éditrice écrit : “Son nom plein d’ailes et de A m’aurait-il alertée sans ce cousinage célèbre ? Sans doute pas…”
“Sans un tel intercesseur [Guillaume Gallienne] qui d’ailleurs se voua au théâtre par sursaut et fascination pour elle, peut être n’aurais-je par pris le temps ni la mesure de ce destin foudroyé…”

Au final, seuls quelques poèmes m’ont vraiment touchée… Mais était-ce surprenant, pour un recueil manifestement publié plus par réseau que par qualité littéraire ?
Profile Image for Léa.
270 reviews43 followers
December 3, 2023
Le titre de ce recueil est merveilleux et ses poèmes le sont tout autant 🤍

Les poèmes ont été écrits par l’autrice avant son décès, entre l’âge de 16 et 20 ans. La mort étant très présente dans sa vie et dans ses écrits.

Ce qui est impressionnant c’est la maturité et le talent dont l’autrice a fait preuve dans ses textes et dans ses émotions, alors qu’elle était très jeune lors de leur écriture.
Des textes parfois sombres avec cependant toujours une note d’espoir.

J’ai adoré ma lecture et je vous conseille de découvrir ce recueil.
Profile Image for Sylvie.
71 reviews19 followers
January 23, 2021
La vie. La mort. Surtout la vie. Et un foisonnement d'idées. L'amour, la solitude, le temps, l'attente, la nuit, le jour... Les thèmes abordés sont multitude. Ici, l'écriture est comme un exécutoire, comme une façon de vivre, comme un prolongement de la vie. Bien souvent au coeur de la nuit.
La poésie d'Alicia Gallienne se savoure. Deux ou trois poèmes à la fois. Le temps de méditer, de ressasser, de lire et relire avant de prendre une pause pour assimiler les mots. J'ai pris le temps, j'ai adoré. Et pour la première fois, j'ai ressenti l'envie ou plutôt le besoin d'annoter directement sur un livre. Dommage j'avais emprunté le livre à la médiathèque du coin... Je vais donc me dépêcher d'acheter mon propre exemplaire pour lire, relire et annoter comme je l'entends !
Profile Image for Emilie.
8 reviews
February 16, 2024
J'avais lu une critique d'un site tiers expliquant que ce recueil était plutôt commun, qu'il aurait pu être écrit par tout adolescent.

Après lecture de la préface et des écrits de la poétesse, je pense a contrario que le contexte d'écriture (une jeune femme gravement malade pendant plusieurs années) n'influe pas tant que ça sur la qualité des poèmes, bien écrits, bien recherchés et travaillés, malgré, je dois le reconnaître, quelques maladresses de style et de finesse des références.

Bref, un recueil tout de même de qualité et rempli d'émotion qui mérite largement d'être lu.
Profile Image for Charlotte.
568 reviews33 followers
August 16, 2020
Certains passages sont d'une beauté si juste qu'il m'a fallu les relire plusieurs fois. J'ai souligné de nombreux passages, et je serai ravie de ressortir ce livre pour pouvoir le relire et m'en imprégner à nouveau.
Profile Image for Charlie.
24 reviews1 follower
September 26, 2025
La curiosité, étant une belle qualité, m'a poussé à consulter des noms qui m'étaient inconnus. Ainsi se dévoile Alicia Gallienne.
Les raisons pour laquelle j'ai été intrigué, tout particulièrement, par ce recueil, sont d'une part les thèmes de la relation à la mort, comment approcher la vie et l'amour ainsi que le poucoir salvateur de l'écriture, et d'autre part, la posture de l'autrice, elle-même, diagnostiquée d'une maladie du sang à ses 15 ans, et décédée d'une aplasie médullaire à seulement 20 (et 11 mois).
Il faut savoir qu'Alicia est fille d'une famille mondaine et de la grande bourgeoisie, et dont les membres sont liés par alliance au Baron Frère.
De plus, son enfance est marqué par les décès précoces de son entourage, comme celle de son frère Éric en 1987 et celle de David, le fils de 14 ans de Romy Schneider, en 1981 qu'Alicia fréquentait avec son frère Ian.
On apprend à connaître cependant son goût pour la poésie, et composé par les grands noms : Prévert, Rimbaud, Cocteau et Eluard. Ses lectures seront complétées par celles de Hegel, Kafka, les surréalistes ainsi que que Tolstoï et Dostoeïvski, qu'elle déclare être "grandioses". Elle commencera elle-même son premier recueil entre journal intime et poésie à 16 ans, écrivant alors durant ses insomnies.
En dépit de son jeune âge, elle connaît les danse-club des années 80, mais aussi les soirées au Lido (cabaret), au Palace (à l'époque boîte de nuit, et autrefois Cabaret et salle de théâtre) et Chez Castel (club privé des cercles les plus privés de Paris, alors restaurant, discothèque, bar à cocktails et salon). Toujours guettée par la mort comme une épée de Damoclès, elle passe aussi des jours à la Méditerranée ou à Cognac, au château de Kilian Hennessy (qui aura aussi été un lieu visite par Catherine de Médicis et Henri de Navarre et le lieu de tournage de "Benjamin ou les Mémoires d'un puceau" de Michel Deville).
En soit, nous avons une jeune fille de famille influente, libre de faire absolument ce qu'elle veut d'une part, parce qu'elle est condamnée et donc, elle doit profiter, et d'autre part, parce que sa famille peut se le permettre. L'origine et la posture de la famille n'est pas anodine, et connaissant les tendances de chez Gallimard, on peut, en effet, questionner la légitimité de publication : ici, il est évident de penser, que même par le caractère particulier de la maladie d'Alicia, la réputation et le pouvoir de la famille ont facilité la création d'un recueil, préfacé et de sa mise sur le marché.

La lecture de la poésie d'Alicia était, d'entrée de jeu, quelque chose que j'allais prendre personnellement, moi-même atteinte d'une maladie qui n'a pas de traitement (mais qui n'est pas, dans les faits, mortelle), il y a un rapport à la douleur, du dit et du non-dit, mais aussi de la disposition d'esprit. J'ai pu effectivement retrouver cela, mais toute mesure entendue, il s'agit d'une perspective personnelle, ici, celle d'Alicia. Il semble qu'elle croise la mort avec l'amour, notamment tourné vers sa famille, des amis et des amants (puisqu'elle dédie le 2e Livre Noir à Xavier Giannoli, qu'elle a fréquenté). Considérant sa vie mondaine, je m'étais attendue à voir du contenu sur la vie un peu décadente des clubs privés et des cabarets, mais cela n'a pas été le cas et le recueil offre plus le rendu des introspections nocturnes d'une jeune adolescente, qui deviendra à peine jeune femme. La naïveté des choses se mêle avec une gravité et une maturité propre à la maladie et la certitude de mort à venir, le contraste est fin, mais saisissant. Tout naturellement, on retrouve des lieux communs, qui ne sont pas très retravaillés, ce qui est compréhensible de par l'âge peu avancée de la poétesse.

En ce qui concerne l'écriture, "Les Dominantes" semble influencée par les pratiques de Quignard et Char, dans cette esth��tique assez moderne de dire, bien moins ampoulée, en ayant néanmoins cette empreinte romantique, tragique, tournant autour de la notion de la mort, mais surtout, du comment dire au-revoir. Alicia choisit la prose ou le vers non rymé ni spécifiquement rythmé par la disposition des pieds. Résolument, l'écriture est libre, elle file et s'installe : une liberté dont elle doit jouir avant qu'il ne soit trop tard et qui ne fera que s'intensifier au fil des recueils. Les vers vont se dénuer de la ponctuations dès "Nocturnes" et continuer ainsi avec les version de "Livre Noir". "L'infini moins un" sera dans la même lignée.
Parmis les tropes récurrentes, l'aspect physique a une place assez relative, la mer et les oiseaux sont clairement explicités comme force de liberté et de créativité. On sent surtout, et bien évidemment, sa volonté de vivre avant de mourir, mais aussi la fragilité que sa maladie lui fait sentir (faiblesse, limites, l'injustice parfois, les manqués). Ce qui domine, c'est son obsession pour l'amour, et cela m'a surprise, car je ne m'attendais pas à autant d'éloge.

(Je vous épargne ma critique très négative de la préface, qui est, si je peux la résumer, succinctement, extrêmement mal menée.)

Pour en finir avec la poésie d'Alicia, ce qui nous intéresse plus que la préface d'ailleurs, elle allie à la fois le romantisme noir, confessionnalisme, et un certain expressionnisme. Si ma lecture était initialement dirigée vers le "comment penser sa maladie", cela a été assez satisfait, et à cet effet, constitue une lecture qui le met en perspective. J'ai cependant bien moins accroché à toutes les évocation de l'amour, qui sont répétitives parfois.
Profile Image for Kurumayu.
115 reviews2 followers
November 12, 2022
Merci à sa famille de nous permettre de saisir l'amour et la beauté infinie qui se situent dans les vers d'Alicia. Sans doute un des plus beaux recueils qu'il m'a été donné de lire. Merci madame Gallienne. J'aurais tellement aimé pouvoir lire plus de textes tant ils sont beaux, j'ai même procrastiné la fin de ma lecture tant je voulais faire garder ce recueil près de moi. Je le lirais encore et encore.
Profile Image for Licia.
269 reviews3 followers
Read
April 21, 2024
Son histoire est touchante certes, mais cela ne fait pas la poésie...
Elle maîtrise bien sa langue, mais ses poèmes n'ont rien de spécial à mes yeux. Ils reflètent même bien son âge à mon sens, contrairement à ce qu'on en dit.
Ils ressemblent aux poèmes enfiévrés des jeunes personnes que l'on croise sur les réseaux sociaux.

Puisse-t-elle reposer en paix
Profile Image for Delphine Pernot.
270 reviews14 followers
May 27, 2022
On m'a offert ce livre sans que je sache qui était Alicia Gallienne. Ses poèmes écrits entre ses 17 et 20 ans témoignent d'une grande maturité. Elle sait qu'elle va mourir, elle parle parfois de deuil mais surtout d'amour et de vie. C'est beau, doux et travaillé.
Profile Image for Paolo Palladino.
115 reviews3 followers
July 24, 2024
Le poesie sono sublimi.
Peccato solo per la scelta di Molesini, casa editrice che le ha portate in Italia, di spezzare la raccolta in tre diversi volumi, senza neanche annunciarlo in copertina, bensì con un trafiletto tra introduzione e poesie.
5 reviews
July 23, 2025
Bon recueil de poèmes de toutes formes. les thèmes sont parlant pour moi et donc, la lecture fut agréable et inspirante. Je dirais cependant que vers la fin, les textes commencent à être répétitifs et tournent en rond.
Profile Image for Gaïa.
160 reviews4 followers
March 16, 2022
Le recueil de ma vie 🌞♥️
Profile Image for iman.
58 reviews1 follower
May 19, 2022
“Épargne-moi l’odeur du temps
Je crains de ne pas courir assez vite pour revenir au passé
Je crains de mourir aux pieds du soleil
Comme une ombre qui se serait enfin retrouvée”
Profile Image for Vonnie.
284 reviews
April 1, 2023
C’est pas vraiment le genre de poésie que je préfère, mais il y a quelques poèmes qui m’ont touché.
Displaying 1 - 30 of 36 reviews

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