"La mouche et la glu" est une histoire d'amour simple, forte et nue, entre deux adolescents, avec la complicité du vieillard et de l'enfant, de la mère, de la brousse et du marigot. Et peu importe que dans un monde où "le goût du gain a ramolli les sentiments" et la soif du pouvoir dévoyé la coutume, cette histoire se termine dans la mort, avec la magie noire de Samabi et la torture de la milice de M'Poyo. Car l'auteur, en décrivant la sagesse et la révolte du peuple du village, nous transmet avec soin son message d'amour "l'amour témoigne pour l'avenir, et a plusieurs renaissances, tout comme le soleil".
M. Okoumba-Nkoghe est né à Alélé (Gabon) en 1954. Après des études à Libreville, puis en France, il enseigne à l'université Omar Bongo de Libreville.
Je suis juste bouleversée. Je suis tellement bouleversé que j’ai du mal à rédiger un avis consistant.
Ce livre ouvre la réflexion sur plusieurs sujets importants tel que : La sacralisation des parents en Afrique, la violence du patriarcat sous couvert des coutumes et des traditions, la corruption, les injustices que les femmes vivent au quotidien parce qu’elles ont eu le malheur de ne pas naître avec un phallus entre les jambes et bien d’autres.
Même si avec son style l’auteur ne s’accentue pas trop sur les émotions, l’œuvre reste touchante et très poignante. La fin nous rappelle une realité que beaucoup adorent ignorer, chaque fois qu’une femme ose se révolter elle creuse sa tombe. C’est triste, vouloir être libre ne devrait pas nous coûter la vie.
"C'était à la fois sublime et atroce." Cette citation tirée du livre résume parfaitement l'histoire de La Mouche et la glu.
Dans son roman, Okoumba-Nkoghe fait état de la société gabonaise des années 80: les joies, les peines, les injustices, la tradition et le mystique. Quelle histoire !