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Don Quichotte (Tome 1)

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"En conséquence, l'esprit désormais perdu, il en arriva à la plus étrange pensée où tomba jamais fol au monde, qui fut qu'il lui parut convenable et nécessaire, tant pour l'accroissement de son honneur que pour le service de sa république, de se faire chevalier errant et de s'en aller de par le monde, avec ses armes et son cheval, pour chercher les aventures et s'exercer en tout ce qu'il avait lu que s'exerçaient les chevaliers errants, remédiant à toute espèce d'injures et s'exposant à des dangers et des périls propres à lui valoir, en y mettant fin, éternel renom et gloire." Don Quichotte, I, 1.

880 pages, Kindle Edition

Published May 7, 2021

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About the author

Miguel de Cervantes Saavedra

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Miguel de Cervantes y Cortinas, later Saavedra was a Spanish novelist, poet, and playwright. His novel Don Quixote is often considered his magnum opus, as well as the first modern novel.

It is assumed that Miguel de Cervantes was born in Alcalá de Henares. His father was Rodrigo de Cervantes, a surgeon of cordoban descent. Little is known of his mother Leonor de Cortinas, except that she was a native of Arganda del Rey.

In 1569, Cervantes moved to Italy, where he served as a valet to Giulio Acquaviva, a wealthy priest who was elevated to cardinal the next year. By then, Cervantes had enlisted as a soldier in a Spanish Navy infantry regiment and continued his military life until 1575, when he was captured by Algerian corsairs. He was then released on ransom from his captors by his parents and the Trinitarians, a Catholic religious order.

He subsequently returned to his family in Madrid.
In Esquivias (Province of Toledo), on 12 December 1584, he married the much younger Catalina de Salazar y Palacios (Toledo, Esquivias –, 31 October 1626), daughter of Fernando de Salazar y Vozmediano and Catalina de Palacios. Her uncle Alonso de Quesada y Salazar is said to have inspired the character of Don Quixote. During the next 20 years Cervantes led a nomadic existence, working as a purchasing agent for the Spanish Armada and as a tax collector. He suffered a bankruptcy and was imprisoned at least twice (1597 and 1602) for irregularities in his accounts. Between 1596 and 1600, he lived primarily in Seville. In 1606, Cervantes settled in Madrid, where he remained for the rest of his life.
Cervantes died in Madrid on April 23, 1616.
-Copied from Wikipedia

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Profile Image for Mathias R.
2 reviews
February 4, 2026
Quel est le modèle que nous propose Don Quichotte ?

Difficile à dire.

Peut-être est-ce une critique de tout ce qui est décrit tout au long du livre : un personnage ridicule, allant au devant de dangers imaginaires, épris de fantasmes et dont le jugement a été altéré par ses lectures des épopées chevaleresques.

Don Quichotte échoue à presque tout, continuellement, avec un certain panache et sans s’en fatiguer.

Il serait ainsi un contre modèle, ses échecs nous invitant à rejeter un tel exemple.

Néanmoins, son abnégation, son opiniâtreté dans la bêtise et dans le sublime, le caractère inutile (et donc gratuit) de son geste, sa poursuite de l’inatteignable, sont de nature à nous plaire, à nous édifier.

Plus encore peut-être son refus des convenances, son mépris du prosaïque, son courage immense face à tous ceux qui veulent le faire bien penser et bien agir, sa superbe face aux ennuyeux, me touchent particulièrement.

Dans cette optique, on peut penser que le livre célebre la transformation du monde par les mots, le langage et les mythes.

Don Quichotte serait la louange de ceux qui combattent les terrifiant géants sortis de leur esprit, en prenant pour support les moulins à vents de leur réalité.

Ainsi, le récit est sans cesse entrecoupé par des histoires parallèles fabuleuses, extrapolées, romanesques, et pastorales. Ces histoires m’ont enchantées pendant ma lecture.

La réduction à quelques personnages, la focalisation sur les histoires d’amour, la multiplicité des péripéties et les enjeux auxquels font face les personnages permettent une réflexion sur de nombreux dilemmes moraux. La narration hors d’âge, surannée et vaguement ironique ajoute un charme fou. Bref, avec un style agréable, Cervantès nous livre une réflexion sur ce qui nous intéresse : les dilemmes, les choix, les passions.

Toutes ces histoires, bien que farfelues et extrêmes, restent justes dans leur morale.

Nous pourrions ainsi suivre le modèle de ces personnages et tenter une vie romanesque.

Mais la repetition des souffrances des personnages, leurs choix altiers, nobles, irréalistes et forcenés, leur refus du confort et du choix utile, tout cela nous exténue. Nous finissons par en avoir marre et sommes tentés d’adopter une position toute inverse de la leur : celle du confort, de la tranquilité, du plaisir.

S’il faut faire un choix entre les deux modèles proposés, celui de la chevalerie et celui du réalisme de Sancho Pança, je ne sais pas choisir.

Je ne sais pas choisir car au bout de tant de retournements, nous savons que les histoires que se racontent les hommes ne sont pas antinomiques du vrai. Nous avons appris avec Don Quichotte que la narration et la sublimation sont nécessaires à notre existence.

A ce titre, la Dulcinée de Don Quichotte est une idée fabuleuse. Jamais rencontrée ni vue par DQ, Dulcinée est une production de son esprit. Sur une vague paysanne d’un village voisin, il appose les caractères imaginaires de la plus grande beauté et de la plus grande noblesse. Cela pour pouvoir souffrir d’amour, et donner ainsi un sens à sa quête chevaleresque.

Sans Dulcinée, les actions de DQ ne valent rien. Toutes, elles sont orientées dans le but d’honorer et de plaire à Dulcinée. Elle n’existe pas en realité, mais ce n’est pas si grave pour DQ : il en avait besoin pour donner du relief à sa vie. MAGISTRALE ET SPLENDIDE MÉTAPHORE.

Don Quichotte a eu la faiblesse de penser qu’il était possible d’appliquer à la lettre les principes chevaleresques à sa réalité. Mais tous autour de lui lui ont pourtant emboîté le pas. Tous ils ont besoin d’histoires.

Moi même j’ai eu le bonheur de profiter des histoires de Don Quichotte.

J’ajouterai que le style est excellent, ironique, précieux, élégant, suranné, direct parfois. Et l’interposition de tous ces récits exterieurs à l’histoire principale, puis leur incorporation à l’aventure, confère au livre un coté « meta », permet une réflexion générale sur le livre et la fiction. C’est excellent.

Quant à l’humour souvent venté du livre : il est présent, mais ce n’est pas la qualité principale de DQ. Je dirais plutôt que c’est parfois drôle, mais c’est surtout délicieusement charmant d’ironie contenue et de distance faussement ingénue du narrateur.

La chose qui m’a fait le plus rire :

Dès que DQ rencontre de nouvelles personnes, il commence à parler, toujours d’une manière grandiloquente. Une fois que DQ a fini de parler, ensuite le narrateur écrit quelque chose comme : « A ces mots, ils comprirent immédiatement que DQ était complètement privé d’entendement, et décidèrent de ne pas faire cas de ses propos ». Et ça me fait mourir de rire.
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