Chez Brasero, nous aimons les gens ordinaires et l’humanité haute en couleur : les dandys et les femmes à barbes, les binoclards et les escogriffes, les oiseaux rares et les herbes folles, les infâmes et les infimes, les excentriques et les rebelles. Nous aimons l’humanité tout court, non pas comme une notion abstraite et vague, mais comme potentialité présente en chacune et en chacun de nous, ici réprimée, diminuée, mutilée, là triomphante, rayonnante, par-delà l’esprit de parti et les lignes de front. Nous aimons les en-dehors et les bas-côtés, les armistices et les révolutions, les Atlantides et les Icaries. Ainsi, nous éclairerons l’histoire de manière oblique, en privilégiant les contestations, les marges, les personnages et événement obscurs, oubliés ou méconnus. Cette ambition peut sembler consensuelle tant le spectacle – industries culturelles, divertissement et monde numérique – a fait sien le "décalé", le "rebelle" et le "subversif". Il en a sa version, et nous, nous en avons la nôtre. La voici
Un ensemble d'article sur des sujets très variés, du bon et du moins bon, dans l'ensemble ça reste intéressant. Je reste tout de même déçu de la position de "contre-histoire", il semble que leur vision de ce qu'est l'histoire aujourd'hui soit biaisé, et que cette revue ne soit pas tant en rupture avec la discipline.
Une position de façade qui n'a de résultat que de donner une image étriquée de l'histoire. L'histoire ne se fait pas que par les historiens et universitaires, ça n'est pas juste des institutions et des concepts trop intellectualistes, et les historiens le savent bien. Croire que l'histoire est une discipline de plus en plus restrictive, scientifique et se pensant apolitique, c'est ne rien connaître à son évolution.