« Sa poésie à Paul, c’était Joseph. Et Joseph n’était plus là. »
Suis-je passé à côté de ma vie ? C’est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans.
Et c’est l’été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.
Roman incandescent sur la complexité et la force des liens filiaux et amoureux, Les ailes collées explore, avec une sensibilité rare, ce qui aurait pu être et ce qui pourrait renaître.
je vais pas noter parce qu'au moins le livre est genre une sorte d'allié en mode "il ne faut pas être méchant avec les LGBT c'est très mal" et je sais que ça a touché plein d'hétéros (de la pire façon hein en mode commisération, etc., "c'est vrai que ces gens sont très malheureux", etc., mais au moins c'est déjà ça i guess vrmt regardez à quel point j'essaye d'être gentille avec ce livre c'est ahurissant) tout ça pour dire que : je veux pas donner de mauvaise note à un livre qui défend (même faiblement) ce genre de propos. mais pour autant ptdr qu'est-ce que c'est mauvais entre les deux gays très très malheureux dont l'un a par ailleurs une tumeur au cerveau à la fin car le saviez-vous les homosexuels pour susciter l'empathie des hétérosexuels doivent être 1) tristes et séparés 2) malades 3) si possibles dépressifs c'est le top et ce livre en est la démonstration parfaite mdr aucune conscience politique, démarche purement indivualisante et psychologisante, l'écriture niaise qui devient parfois franchement ridicule ("les bouches turgescentes qui violacent d'insultes" je m'en souviendrai longtemps, de même que "la caresse de leurs sexes s'est muée en gifle"), bref passez votre chemin
Je suis un peu désolée de venir baisser la moyenne de ce bouquin qui trouvera probablement son lectorat. Mais voilà mes problèmes : - Si ce livre est une romance, ça a déjà été mieux fait. - Si ce livre est un drame familial, ça a déjà été mieux fait. - Si ce livre est une rélexion sur le harcèlement scolaire, ça a déjà été mieux fait. En fin de compte, aucun des trois points principaux de ce roman (la romance, le drame familial, le harcèlement scolaire) n'est réellement marquant.
Le style n'est vraiment pas ma tasse de thé. Je ne sais pas si nous étions censé être aussi déconnectés de l'histoire et de Paul que je l'étais. Tout au long de l'histoire, je n'avais qu'une envie : en finir avec cette lecture.
L'audiobook peut potentiellement être mis en cause, car le narrateur avait l'air de s'ennuyer lui-même. Les titres de chanson en anglais me sortaient carrèment de l'histoire et les petites musiques avant chaque chapitre étaient une torture.
Je ne me lance même pas sur la fin qui me laisse un mauvais goût en bouche.
Excellent roman qui aborde les sujets difficiles de l'homophobie et du harcèlement scolaire.
Paul s'est construit dans une famille où pleurer, dire ses émotions, c'est interdit. Il faut chasser, être un vrai mec et regarder la mère noyer son désespoir dans l'alcool.
Le jour où Paul rencontre Joseph, tout change. Le regard qu'il porte sur cet ami va changer le cours de son existence. Pour le meilleur mais surtout pour le pire.
20 ans après, les retrouvailles sont explosives et questionnent la famille, le couple, ce qu'on cache et ce qu'on dit et comment, parfois, tout réapparaît avec plus de force encore.
MAGNIFIQUE ! Je suis persuadée que ce livre derait être placé dans les mains de tout le monde. Le harcèlement et l'adolescence abordés avec beaucoup de poésie.
Une magnifique histoire d’amour entre deux hommes ( l’un homosexuel, l’autre hétérosexuel), un triangle amoureux ou la confusion des sentiments fait loi, deux portraits de mères inoubliables. J’ai terminé mes dernières pages en larmes.
Il y a de beaux, même de très beaux passages d'écriture, et le style me rappelle celui de Jean-Christophe Blondel.
Comme le dit un autre avis, on dirait que l'auteure a voulu traiter à la fois de harcèlement scolaire, de liens de famille et de la difficulté d'être homosexuel, sans parvenir à vraiment lier les trois thèmes.
On prendra avec plaisir, ou pas, le retour imposé aux années quatre-vingts, ces années sans ordinateur ni téléphone avec beaucoup de télévision, quand on s'ennuyait le dimanche si on ne jouait pas dehors dans le petit bois à côté de la maison. Quand être homosexuel était malvenu, tout avant l'arrivée du sida. Quand le harcèlement au collège était un mauvais moment à passer, qu'il en fallait bien un, que les enseignants n'y voyaient rien de gravissime....
Pour ma part, les amours contrariées des hommes me laissent froides, j'avais envie de savoir si, oui ou non, ils vont conclure 😁.
Les ailles collées est un roman de Sophie de Baere, publiée chez JC Lattès en mars 2022. Je l’ai vu passer dans la pile à lire d’un camarade sur BookWyrm, et la quatrième de couverture m’avait suffisamment intrigué pour me laisser tenter :
« Sa poésie à Paul, c’était Joseph. Et Joseph n’était plus là. » Suis-je passé à côté de ma vie ? C’est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans.
Et c’est l’été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.
Roman incandescent sur la complexité et la force des liens filiaux et amoureux, Les ailes collées explore, avec une sensibilité rare, ce qui aurait pu être et ce qui pourrait renaître.
Après un prologue où Paul retrouve son ami d’enfance Joseph le jour de son mariage, Sophie de Baere nous propose un récit en deux temps :
- en 1983, l’histoire de sa rencontre avec Joseph et des quelques mois partagés avec ses côtés, mais aussi le harcèlement qu’il subit au collège et sa vie familiale compliquée entre une mère alcoolique et un père à moitié absent
- en 2003, son mariage avec Ana, ses retrouvailles avec Joseph, la mort de son père, et sa relation avec sa mère et sa soeur
Le texte enchaine des chapitres très courts, parfois d’une ou deux pages à peine. Cela donne un rythme saccadé au récit, pas forcément désagréable, mais qui donne parfois l’impression que l’autrice a voulu éviter, maladroitement, de gérer les transitions. Malgré tout, l’écriture est fluide et j’ai eu du mal à lâcher le texte au fur et à mesure que j’avançais.
L’autrice aborde frontalement le thème du harcèlement scolaire et de l’homophobie et le fait très bien. C’est douloureux mais nécessaire, si ce n’est essentiel.
J’ai tout de même un regret pour la fin, qui m’a semblé un peu facile et tendre un peu trop vers le mélo à mon goût. C’est certes joliment écrit et émouvant, mais je ne suis pas convaincu que le récit devait nous amener jusque là.
Ce fut malgré tout une lecture plaisante, avec un roman bien construit et au style agréable. Sans doute pas le roman de l’année, mais une lecture sympathique que je ne regrette pas.
Les années 80. L’adolescence. On est un garçon, on embrasse un garçon, ça se sait, on va souffrir, partout et par eux, la meute.
Ça dépeint tellement bien le rejet, la violence et la putain d’hémorragie que ça provoque dans tous les départements d’une vie. Et l’amour fou dans tout ça, peut-il gagner ? Près de 400 pages intenses pour le savoir.
Ce sont mes larmes qui sont restées collées au bord de mes paupières ! C'est rare mais j'ai bien failli pleurer en fermant ce livre. L'histoire de Paul ne peut pas laisser indifferent. Elle bouscule forcément car Sophie De Baere nous parle du harcèlement, de l'homophobie, de la difficulté de n'être pas dans le moule. Le récit s'ouvre sur le mariage de ce jeune homme avec Ana. Il y a peu d'invités mais une surprise l'attend : un ami d'enfance va faire une brève apparition. Ses souvenirs vont alors affluer. On va le retrouver en 1983, collégien sensible, bègue, discret, intelligent, mélomane... Il a plein de qualités mais il n'est pas le fils rêvé de son "coureur de jupons" de père. Il est décalé par rapport aux autres jeunes mâles de sa classe. Mais une lumière apparait dans son univers sous les traits de Joseph. Il va découvrir son attirance pour lui et en même temps, la violence, la cruauté des autres gamins qui vont le harceler sans aucune impunité. Les chapitres sont très courts et le récit est fluide. C'est délicat et rempli d'amour, certes avec quelques clichés sur l'homosexualité ! L'auteure invite à ouvrir son esprit pour que d'autres petits Paul puissent décoler leurs ailes sans honte.
Les Ailes collées est un roman difficile à lâcher une fois commencé. L'histoire débute au début des années 2000 par le mariage de Paul Daumas et Ana, auquel a été convié Joseph Kahn, un ami de Paul qu'il n'avait pas revu depuis l'adolescence. Ces retrouvailles vont raviver une blessure terrible que le vernis des années n'a jamais effacée... Sophie de Baere nous plonge vingt ans en arrière pour nous raconter une histoire bouleversante. J'ai beaucoup aimé l'écriture délicate et sensible de cette auteure, qui fait réfléchir au poids d'un traumatisme vécu à l'adolescence. Un roman coup de cœur !
Fiction qui se veut réaliste sur le harcèlement scolaire et l'homophobie, avec des scènes d'une violence et d'une brutalité quasi insoutenable. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais quand j'ai ouvert ce livre un peu par hasard. Si j'avais su, je ne l'aurais certainement pas lu. Ceci étant dit, l'écriture de Sophie de Baere est fluide, plaisante, les rebondissements bien rythmés. C'est ce qui m'a permis de terminer le livre. Paul, dont le point de vue est central dans l'histoire est assez antipathique, on a beau avoir de la compassion pour toutes les injustices dont il est la victime, sa personnalité plate ne m'a pas permis de m'attacher à lui. Certains aspects des personnages n'échappent pas à quelques clichés et j'ai trouvé le personnage de la femme de Paul assez caricatural, une femme douce, aimante, parfaite et inconsciente de ce qui se passe sous son nez. Les relations familiales abîmées par les non-dits manquent de subtilité et servent assez artificiellement à expliquer le mal-être des personnages. En outre, l'homosexualité est synonyme seulement de malheurs pour ces adolescents puis adultes qui endurent beaucoup trop de choses. Harcèlement, agressions sexuelles, tentative de suicide, tentative de conversion par la religion, maladie incurable, et pour finir lettres poignantes jamais envoyées. Je comprends l'idée de faire de ce récit un exemple pour lutter contre le harcèlement scolaire et l'homophobie mais j'ai trouvé ce rendu assez indigeste, lourd et sans espoir. Je n'ai pas apprécié cette lecture digne d'un mauvais téléfilm de sensibilisation.
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[Version audio] Je n'arrivais pas à me défaire de l'idée ici que j'aurai préféré que Les ailes collées soient lues par une femme. C'est peut-être particulièrement du au fait que je n'ai pas aimé l'élocution du narrateur masculin, que je trouvais terriblement lent. Au point de le mettre sur x1,5 après 25%. Ensuite, j'ai pu vraiment m'intéresser au récit de Paul qui m'intriguait. C'est un roman qui avait tout pour me plaire, notamment la thématique familiale que je peux aborder sans spoiler. Le reste, non, je vais donc simplement dire que si je l'avais lu en papier, j'aurai probablement eu un coup de cœur. Mais je l'ai écouté, et ça ne l'a pas fait. Tant pis, c'est le risque ! Une autrice que je redécouvrirai, sans aucun doute, cela dit. Ma chronique complète est dispo ici : https://sorbetkiwi.fr/index.php/les-a...
Le roman débute avec le mariage de Paul avec Ana, enceinte. Celle-ci réunit plusieurs amis de son mari pour lui faire une surprise, parmi ceux-ci, Paul croise le regard de Joseph. L’histoire reprend alors début des année 80’ entre la rencontre de Paul, fils de bourgeois, introverti, mère alcoolique et père absent et distant et sa sœur, Cécile et, Joseph, fils de Rabbin et d’une mère hippie. Deux univers qui vont se télescoper, se perdre, se retrouver, se briser, se reconstruire, s'aimer. Paul, l’hétéro, amoureux d’un seul homme, Joseph et Joseph, gay qui n’aimerait jamais que Paul.
L’écriture est très jolie, presque poétique malgré les sujets durs abordés sans concession ( l’auteur y parle homophobie, harcèlement scolaire, troubles de la personnalité, la maladie etc…) Le roman balance entre mélancolie, rancune, révélation, amour, non-dits et nous fait revoir nos a priori ( les maladresses de Charles et Blanche entre autres)
Les personnages sont attachants, cabossés, lâches et courageux à la fois. J’ai eu mal pour Paul, mal pour Joseph (surtout lui d’ailleurs) et pour Ana… J’ai beaucoup aimé cette nostalgie qui baigne le récit ( la musique, les mœurs de l’époque, les souvenirs d’enfance etc…), les chapitres courts et ces retours au passé/présent…
Ceci dit, ça n’a pas été un coup de cœur parce que l’auteur a trop en faire bascule dans le mélo’ et même si ca m’a fait verser ma petite larme, une fois celle-ci séchée, je me suis dit que la fin manquait de justesse et de cet équilibre qu’elle avait jusqu’à réussir à tenir. Dommage... Ca ne reste, bien évidemment, que mon ressenti tout personnel et ca n’enlève rien à la beauté de cette histoire.
Paul est l'accident qui va forcer le mariage de ses parents, issus de deux milieux sociaux différents. Le couple bât rapidement de l'aile, la mère ne fait qu'attendre le père qui butine ailleurs. L'adolescent, mal aimé, est bègue et a de la difficulté à s'intégrer en classe, jusqu'à ce qu'il rencontre, Joseph, esprit libre qui vit avec sa mère hippie dans une roulotte. Paul reprend confiance en lui, son physique commence à attirer les filles jusqu'à ce que l'amitié qui le lie à Joseph se transforme en amour. Le couple de jeunes garçons est découvert par les caïds de la classe qui poussent l'intimidation jusqu'à la violence extrême. Paul est laissé à lui-même. On est au début des années 80, le sida pointe son nez, l'homosexualité est complètement tabou. Personne ne prend sa détresse au sérieux, ses parents préfèrent porter des œillères. On le retrouve 20 ans plus tard, alors qu'il se marie avec Ana qui attend un bébé et qui lui fait la surprise d'inviter Joseph qu'il n'a pas vu depuis le lycée, depuis une mésaventure assez dramatique! Ça se lit tout seul. J'ai aimé l'écriture même si certaines tournures de phrases trop lyriques sonnent parfois faux. L'auteure décrit très bien les tourments de l'âme. C'est tout à son honneur de vouloir dénoncer la maltraitance, mais l'accumulation de drames (intimidation et homophobie, mais aussi alcoolisme de la mère, adultère du père, etc.) finit par manquer de réalisme.
Quelle excellente surprise ! Je découvre @sophie_de_baere avec ce roman et je tombe instantanément sous le charme de sa plume. Il ne faut qu'un regard à Paul pour aimer Joseph. Non, il n'aime pas les garçons. Il aime CE garçon. Mais en 1983, deux hommes amoureux, ça n'existe pas. Et encore moins à cet âge. Les camarades de Paul vont très vite lui faire comprendre et c'est la descente aux enfers. J'ai eu le cœur brisé, puis réparé, puis brisé à nouveau. J'ai suivi Paul comme s'il avait été un voisin que je n'aurai pas pu sauver. Je l'ai vu traverser les âges, les horreurs et la douleur, physique et psychologique. Je l'ai vu se battre, abandonner, partir, se reconstruire. C'est une histoire difficile à lire, aussi unique que commune. C'est le sujet, on ne peut plus universel, de l'amour qui est traité ici. Avec tout ce que cela implique lorsqu'on a 15 ans, et qu'on découvre que le sexe de la personne en face ne compte pas. On y lit aussi la relation entre un ado et ses parents. Parents qui étaient d'abord un couple, passionnel, amoureux, dont la parentalité arrive très (trop) tôt et qui fini par se déchirer. L'écriture de l'autrice est aussi poétique que tranchante. Rien ne nous est épargné et pourtant, tout est beau à lire. Chaque mot est à la bonne place, chaque phrase résonne. Voici un roman qui va me rester longtemps en tête.
Je me sens mitigée sur ce livre; cela fait quelques jours que je réfléchis à comment écrire ma critique, et que je trouve l’exercice difficile. J’ai apprécié la complexité et les nuances dans la relation de Paul et sa mère. J’aurai d’ailleurs souhaité que celle avec sa sœur soit plus approfondie. Cependant, j’ai trouvé sa relation avec Joseph peu illustrée. Ils ont, au final, peu d’interactions, et j’aurais aimé comprendre pourquoi il en tombe amoureux. Joseph est décrit comme un garçon spécial, mais je n’ai pas trouvé son personnage suffisamment développé.
Je suis déçue que l’auteur ait laissé Joseph mourir, comme dans presque toutes les romances homosexuelles. Je souhaiterai qu’on écrive des histoires d’amour entre hommes sans que l’un d’eux meurt. C’est une sorte de tragédie qui devient redondante. D’ailleurs, le récit a déjà sa part de tragédie bien avant la mort de Joseph, puisqu’on parle de harcèlement scolaire, d’abus physiques et d’homophobie. Je ne suis pas sûre que la tumeur du cerveau fut nécessaire …
Finalement, la plume est quand à elle un peu lourde. Il y’a de très jolies phrases et des passages forts, mais l’auteur en fait un peu trop, selon moi. Ajouter des phrases plus simples et moins poétiques rendrait le récit plus léger et plus fin. Il y a un très grand potentiel, mais cela manque un peu de souplesse.
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Au début, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Cette relation entre Joseph et Paul me semblait jolie mais ne m’accrochait pas. Et tout à coup, ça a tourné. De l’amour, caché, de la violence, du harcèlement. C’est un livre très explicite et difficile à lire. J’y ai retrouvé ce qui m’a bouleversée dans le film « Brokeback Mountain ». Cet amour qu’on refoule, qu’on se refuse à accepter et cette douleur directement causée par la société et le jugement des autres. J’ai versé des larmes plusieurs fois, j’ai beaucoup pleuré à la fin. Je suis dans l’avion et ne tente de cacher mes larmes. Paul et Joseph me resteront en mémoire. J’ai appris également le poids des non-dits. C’est un livre qui parle autant de relations amoureuses que familiales (et amicales). Tout finit par se savoir, et les conséquences n’en sont que plus grandes. J’aimerais tellement vivre des relations (de tous types) où l’on peut se dire les choses, être soi-même, être transparent. C’est tellement destructeur. Un roman qui, malgré un démarrage assez lent pour moi, a réussi à me bouleverser complètement.
As a native English speaker, I found this book easy to read (in French) in spite of its difficult, complex and sometimes shocking theme. I agree with the reviews of those who praise it and those who don't, finding myself somewhere in the middle. The narrative is easy to follow, the physical settings in coastal France well described, the interiority of much of the text interesting, if at times over detailed. The main character, Paul, is treated sympathetically although I found his lack of empathy for his wife, Ana and her feelings, at times quite distasteful. The book ends with a tsunami-like revelation for Paul, leaving the reader to guess what might happen to him. I probably didn't care. Still... the book is a valuable portrayal of how human beings come to terms (or not) with their lives.
I can quite see why this book won a prize. Very well deserved ! This is a sensitive, beautifully written evocative and thought provoking book about love, bullying, parenthood and the effect of childhood and upbringing on future life.. The subject matter might not be everyone's cup of tea and was a difficult one for me: but let me tell you, it opened my eyes to so many aspects of human love and attraction, it shocked me to read the statistics of bullying in schools published at the end. All the characters are credible and the reader feels so taken in by the situation and the respective decisions taken by each one of them. Very moving at times. A book that will stay with me a long time and that I will recommend further.
J'ai parfois eu du mal avec la violence pure que ce roman dépeint dans certaines scènes. En revanche, j'ai aimé quasiment tout le reste. La complexité de chaque personnage dont les portraits sont construits de la première à la dernière page. La tension narrative que l'autrice ne laisse jamais retomber. Les nuances infinies de sentiments qui composent notre humanité et qui sont si bien représentées. C'est un roman dur je trouve, mais réaliste, qui a réussi l'exploit de m'arracher une larme à l'ultime page. Les liens familiaux difficiles mais forts entre le fils et ses parents m'ont évoqué un condensé d'En finir avec Eddy Bellegueule, Qui a tué mon père et Combats et métamorphoses d'une femme d'Édouard Louis.
Un roman que j’ai dévoré. Une de ces histoires d’amour qui marque, brûlure et déchire. J’aime que cette amour adolescente ne soit jamais définie comme telle. Qu’elle possède bien la force, l’intensité et la beauté des adultes.
Ce livre, c’est aussi le constat navrant des violences qui existaient et persistent au sein des établissements scolaires, des villages et des voisinages.
Enfin, la question de l’amour que l’on se pose forcément à un moment donné : faut-il préférer la terrible passion ou l’ennuyeuse et douce tendresse ?
J’ai aimé ces phrases : « Ne sois pas triste surtout, votre histoire est de celles qui rendent la vie désirable et il n’y a rien à regretter. » « Ce devait être ça les chagrins d’amour, une envie permanente de mourir qui ne vous tue pas ».
Je suis mitigée, il se lit très vite et j'ai crû à l'histoire d'amour entre Paul et Joseph. Le livre sensibilise au harcèlement scolaire et on peut difficilement être insensible à ça.
Mais deux choses dérangent. La manière de conclure les violences intra familiales par un discours de il t'aimait vraiment la preuve il a tué quelqu'un pour toi mais il ne savait juste pas l'exprimer c'est franchement simpliste et limite sur la représentation des violences. Et bien sûr ce cancer à la fin du livre, l'un d'eux devait forcément mourir ils ne pouvaient pas finir ensemble et heureux ? no happy end for the gays C'était too much en plus d'être franchement fatiguant en termes de représentation d'histoire d'amour LGBT+
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J’ai lu ce livre sans trop savoir à quoi m’attendre (je n’avais même pas lu le résumé) et j’ai été surprise de la profondeur de ce livre. Il résume parfaitement la société dans les 80 et la difficulté d’être différent… c’est ce que va vivre Paul pendant toute son enfance. Il découvre qu’il aime un garçon et de cette « faute » il commence doucement son ascension aux enfers. C’est un roman très fort, poignant, qui prend aux tripes et donne envie de crier à sa place, de l’aider. Le pire dans l’histoire c’est que leur histoire n’a jamais pu commencer… et elle va se finir de la même façon. L’amour, décidément, ne s’explique pas !
4.5 Roman avec quelques moments difficiles à lire concernant le harcèlement scolaire. On peut voir tout l'amour que se porte les deux garçons tout au long du roman, jusqu'à la fin . J'aurai aimé un épilogue pour raconter la suite de la vie de Paul avec Ana et leur fils Noé tout en oubliant jamais cet amour impossible et inconnu finalement, parce qu'ils n'auront jamais eu de vraie relation, pour savourer au yeux du monde entier leur grand amour. Avant que Paul ne le vois plus que dans ses souvenirs..❤️🕊️
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Das Buch erzählt das Leben von Paul, der in den 80ern in einem bürgerlichen Milieu in Frankreich aufwächst. Er entdeckt unerwartet, schwul oder jdf bisexuell zu sein, und erfährt vor allem Ablehnung, schweres Mobbing bis hin zu sexuellen Übergriffen und offensichtlich keine Unterstützung durch seine Eltern, die ihre eigenen Probleme in der moralischen Enge der Gesellschaft haben. Die Geschichte ist intensiv und bewegend. An vielen Stellen ist sie aber auch zu lang und zu langsam. Die Auflösung am Ende ist mir zu konstruiert.