« Trois mois. D’après maman, ça fait précisément trois mois aujourd’hui qu’on est enterrés dans ce fichu camp. Et ça fait presque quatre ans que j’ai quitté l’école Jacques-Prévert de Sarcelles. »
R. B.
Fabien est un petit garçon heureux qui aime, le football, la poésie et ses copains, jusqu’au jour où ses parents rejoignent la Syrie. Ce roman poignant et d’une grande humanité raconte le cauchemar éveillé d’un enfant lucide, courageux et aimant qui va affronter l’horreur.
L'idée de base était bonne mais l'exécution en est malheureusement insatisfaisante. La voix de l'enfant est à de nombreuse reprise peu crédible ce qui casse l'immersion du lecteur. En outre, le "roman" (la qualification de nouvelle serait plus appropriée dans ce cas) est bien trop court et manque sérieusement de développement. On a l'impression de se retrouver avec une liste d’événements sans transition.
Je ne sais pas trop si j’ai aimé ce livre car il m’a absolument traumatisé. La narration est très bien faite mais ça m’a mis extrêmement mal à l’aise. Mais en même temps je pense que c’est nécessaire de parler de la cruauté et de l’absurdité de cette secte qu’est Daesh et de l’endoctrinement qui en découle, car c’est malheureusement quelque chose qui existe réellement et qu’il faut combattre. Je pense cependant que, dans ce genre de livre, il faudrait préciser que ces dérives sectaires et barbares n’ont rien à voir avec l’islam afin que les gens comprennent que ce n’est pas de l’islam et des musulmans qu’il faut avoir peur mais seulement du terrorisme, peu importe de quelle idéologie il découle.
Une lecture touchante, bouleversante et cruelle, racontée à travers les yeux d'un enfant, dans les camps de réfugiés, en Syrie, et l’enfer de Daesh.
On y découvre l’innocence d'un enfant qui disparaît avec le terrible choix de ses parents et qui ne rêve que d'une seule chose : retrouver sa vie d'avant.
79 pages qui déchirent le cœur, voir l'horreur à travers les yeux d'un enfant c'est la pire chose qui existe au monde, merci pour ce chef-d'œuvre (je m'en remettrai jamais)
Mini roman d’une force percutante. Narration point de vue de l’enfant, qui est d’une candeur et d’une fraîcheur désarmantes. De cette perspective, les horreurs que dépeint le roman sont plus devinées que montrées, et pourtant leur impact semble grandement amplifié.
Merci Léanne pour la rec :3 Lu sur Prêtnumérique à la plage de Chekka.
4.5⭐ Court mais Poignant voilà ce qu'est ce livre ! On y rencontre Fabien, non Farid enfin si Fabien. Petit garçon qui va nous raconter son voyage, comme disent son papa et sa maman, en Syrie. La guerre, la religion, les interdits, l'éducation rien épargnera ce petit Fabien ! Je regrette que ce livre soit si court. J'aurais aimé rester avec Fabien. J'aurais aimé aller plus loin dans cette vie où tout est dédié à Allah, à l'islam. J'aurais aimé approfondir les relations avec la famille restée en France. Un livre à lire !
Ce livre est bouleversant et efficace dans son message. L'innocence de cet enfant qui comprend pourtant ce qui se joue autour de lui nous permet à travers son ressenti de nous approprier le texte et de vivre l'enfer des camps et de Daesh. En bref ça a niqué mon moral mdr.
Un des livres les plus durs qu’il m’a été donné de lire. Un coup de poing littéraire, sur une réalité peu vue en fiction : l’enfer vécue de l’intérieur de l’Etat islamique, Daesh, du califat en Syrie au camp de réfugiés. Ce qui rend encore plus douloureuse cette lecture est le narrateur, Fabien/Farid, enfant victime d’une situation qui le dépasse, qui perd peu à peu sa naïveté, qui perd peu à peu… tout. Ça se lit d’une traite mais ça marque à jamais.
This is the second book I've read from Moroccan author Rachid Benzine. The book is short, concise, easy and simple to read. The story is narrated by the leading character, a 10 years old French boy, whose parents leave abruptly France for a war torn country. He describes in pain words the new life, the new nightmares and suffering he encounters, not understanding the world of adults and war.
« Les poème ça existe pour faire plus beau que la réalité » joli, mais bien trop court Attention à l’amalgame aussi (même si ça a été déjà précisé en filigrane dans la nouvelle) Jolie lecture
Livre extrêmement touchant, l’écriture du point de vue de l’enfant est très bien exécuté (très peu de connecteur logique ce qui rend très naturel les pensées du garçon qui se bousculent.
Un livre très court, mais très intéressant sur les camps de prisonniers djihâd. J’ai beaucoup aimé la fin que j’ai trouvée très poétique. Une belle référence sur la vie des enfants dans les camps de prisonniers, qui peut nourrir le débat sur les retours de zones. Et d’un autre côté très réussi, car c’est un véritable roman d’immersion dans la perception de l’enfant personnage principal, qui distingue donc le livre d’un roman militant.
Il s'agit d'un roman très court que se lit très vite On suit Fabien qui né en France de parents. Les parents décident un beau jour de partir en Syrie pour rejoindre Daesh. Le petit est fan de poésie et il ne comprend bien la décision. On suit l'histoire à travers le regard et les pensées de ce garçon d'une dizaine d'années. C'est bien écrit on est pris dans l'histoire mais c'est vrai que je m'attendais pas à ça avec le le titre et c'est des sujets que je ne maîtrise pas. Mais plus j'avançais et plus je me disais qu'on avait pas beaucoup de réflexion sur la religion, sur les motivations des parents.
Un récit touchant et percutant. J’ai aimé que ce soit raconté par un enfant qui regarde autour de lui sans bien comprendre, qui ne rêve que de retourner dans son école, qui cherche une logique ou des échappatoires. Ça reste un récit très court, on aimerait plus de développement, de détails, car certaines choses ne sont qu’abordées. Et d’un autre côté, tout est dit, tout est très clair. C’est aussi un récit qui fait réfléchir, qui prend position, car il apparaît évident que, quels que soient les choix, les erreurs ou les crimes des parents, les droits des enfants devraient être respectés en priorité, surtout quand les grands-parents sont prêts à les accueillir et que les mères veulent rentrer.
This book broke my heart in thousand of pieces. Beautiful and really sad story told from a child’s point of vue. The words are simple, so it was easy for me to understand it altough french is not my mother tongue.
Fabien, 8 ans, en CE2 à l’école Jacques Prévert de Sarcelles ne connaîtra jamais son « heure de gloire » : il ne récitera pas ses poésies devant ses camarades, son père l’en prévient : « Aujourd’hui, tu ne vas pas en classe. On part en voyage. » Terme du voyage : Raqqah, en Syrie, dans les rangs de l’Etat islamique . Devenu Farid, sa vie va basculer brutalement.
Dans un très court roman (80 pages), Rachid Benzine raconte, à hauteur d’enfant, quatre ans d’enfer : l’endoctrinement, le fanatisme, la violence et la guerre au sein de DAESH puis , après la chute de l’Etat terroriste, la même violence, le dénuement, l’inhumanité des camps de réfugiés. Se raccrochant à ce qu’il aime par dessus tout, la poésie, à sa passion du foot, aux quelques camarades qu’il s’est fait dans le camp, Fabien/Rachid tente de survivre à l’enfer quotidien et aux horreurs dont il a été le témoin.
Sujet terrible, même si, exprimée par un enfant, la violence des actes est un peu atténuée. Rachid Benzine nous donne à réfléchir sur le sort de ces enfants qui n’ont rien demandé et que leurs parents ont arraché à leur vie de gamins « ordinaires », à leurs grands-parents, à leurs copains, victimes de leurs parents et aujourd’hui des États qui refusent de les rapatrier.
Le livre m’a interpellée et j’ai cherché plus d’informations sur ce sujet. D’après l’organisation humanitaire Save the children, près de 25 000 enfants étaient retenus dans les camps d’Al-Hol et de Roj, contrôlés par les Kurdes, au NE de la Syrie dont 200 à 300 enfants français. Le rapatriement ne s’est fait qu’au cas par cas, pour les orphelins et les plus fragiles : 35 enfants au total sont rentrés en France depuis 2019. Aucun depuis 13 mois. Selon l’organisation, si rien n’est fait, il faudra plus de trente ans pour rapatrier ces enfants étrangers. Elle alerte sur le désastre humanitaire quand d’autres voix pointent aussi le risque de faire de ces camps une « pépinière de djihadistes ».
Un livre à la fois révoltant, triste et remplie de courage. (Très rapide à lire, j’aurai aussi aimé que l’auteur développe les ressentis et la vision des grand parents habitant en France) On suit à travers le regard d’un enfant (surnommé Fabien puis Farid), son environnement changé passant de l’innocence à une forte lucidité, de Sarcelle à la Syrie, de l’école, à Daesh, des poèmes dit à monsieur Tannier et des poèmes dit à la gloire du calife Ibrahim.
Mon passage préféré: “Les poème ça a pas besoin de la vérité. Les poèmes ça existe pour faire plus beau que la réalité. Maman pleure souvent quand je lui lis mes poèmes à sa gloire. Alors je lui écris aussi des poèmes qui font rire. Et des poèmes qui font rêver. Et des poèmes qui font tout oublier. Qui parlent d’un monde qui n’existe pas mais où on aimerait bien habiter. Où on serait heureux. Je crois que c’est des poèmes sur le paradis que j’écris en fait ces fois-là. Mais pas le Paradis de Daesh, avec des ennemis et des gens qu’il faut tuer. Avec un calife qu’il fait vénérer. Un vrai paradis où tout le monde s’aime, et les animaux et tous ce qui existe. Un paradis où personne ne veut du mal aux autres. Un paradis où qu’on soit musulman ou pas c’est pareil. Un paradis comme à Sarcelles.” P.57