Nous sommes obsédé.es par la beauté. En Occident, elle rime avec juvénilité. Les femmes avançant en âge sont confrontées à « l’obligation de jeunesse », sous peine de disparition sociale. Mais les choses ne sont pas nécessairement tendres pour les femmes jeunes. Pression à la minceur et grossophobie, régimes amaigrissants et troubles alimentaires : les conséquences sur la santé physique et psychologique se font sentir. La quête de la beauté selon des standards préétablis est une entreprise en apparence superficielle, mais en réalité génératrice d'immenses souffrances. Et c’est aussi une approche raciste. Car, si on lit bien entre les lignes, la femme belle est blanche, jeune et mince. Telle est la toxique vision occidentale de la beauté.
Ouvrage choral tissé d’écritures vibrantes offrant des changements de tonalités surprenants, ce collectif est la matérialisation de plusieurs désirs : nommer la beauté, mieux la comprendre, confronter les idées reçues, collectivement faire la paix avec certains démons... Pour y arriver, il aura fallu réunir des plumes de différents horizons, certaines ayant toute une oeuvre à leur actif, d'autres étant de nouvelles pousses.
Note global de 3,47/5 en faisant la moyenne des 11 essaies du collectif. J’ai somme toute bien aimé, surtout que chaque essaie est très court, ce qui est positif pour moi compte tenu que ce n’est pas un style de lecture que je fais souvent!
Je vais sûrement me procurer d’autres collectifs de la série!
C’est peut-être le format très court des essais qui m’a moins plu, ou le sujet si dense, complexe et pleins de nuances, qui n’a peut-être pas pu être creusé à la hauteur de ce que je m’attendais. C’est peut-être parce que j’anticipais être inspirée un peu plus, aussi. Les textes m’ont paru inégaux, comme c’est souvent le cas dans un collectif - et je suis restée sur ma faim.
J'ai été un peu déroutée par l'absence de fil conducteur entre les différents essais: on passe d'essais militants, à des essais sur la beauté d'un point de vue philosophique, à des contes autochtones, puis à une nouvelle littéraire. J'ai préféré les premiers essais, plus militants, qui étaient ce que je pensais lire tout au long de l'ouvrage.
Comme bien des recueils souvent inégal. La version de Rose Latulippe de Heather O’Neill vole la vedette et le texte de Séraphin sur le colorisme était intéressant. Une belle réflexion, somme toute, mais pas mémorable.
Malgré son aspect un peu décousu (une fois tout lu!), je recommande la lecture de ce recueil. Il permet de réfléchir sur notre rapport à la beauté et propose à certains égards une vision différente de cette beauté! Bonne lecture!
Vraiment bien écrit. Introduction bien ficelée. Agréable lecture qui nourrit la réflexion. J'ai eu un coup de coeur pour le texte de Perrine Leblanc et la nouvelle d'Heather O'Neill. :)
Juin 2022. Si certains textes m’ont happée, d’autres ne m’ont pas atteinte du tout. Il me semblait qu’il manquait d’un fil conducteur malgré la thématique...
Un sujet pourtant central dans nos vies, mais dont on ne discute pas assez souvent. Cet ouvrage n’apporte pas vraiment de réponses (et n’essaie pas de le faire), mais ouvre la discussion et la réflexion.