Fiodor Dostoïevski se décrivait comme un enfant du siècle, un enfant de l'incroyance et du doute pourtant ses ouvrages, peuplées d'anges et de démons, d'innocents et de pécheurs sont tous le théâtre du combat entre Dieu et le diable. Souvent qualifiée comme métaphysiques, son oeuvre littéraire révèle un auteur obsédé par la question du libre-arbitre et de l'existence de Dieu. Dans cet ouvrage accessible à tout lecteur curieux de découvrir la personnalité profonde du grand romancier russe, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les grands évènements marquants de sa vie et plonge le lecteur dans l'oeuvre de l'auteur russe pour y décèler les traces de cette quête spirituelle. Une sortie à l'occasion des deux cents ans de la naissance de l'auteur russe, Dostoïevski.
Le ton de l'auteure est parfois un peu agaçant. Elle n'a pas été en mesure de tout exploiter (évidemment). Mais dans l'ensemble ce livre m'a vraiment permis de faire progresser ma compréhension des œuvres de Dostoïevski en plusieurs endroits. Avoir lu les incontournables de Dostoïevski m'apparaît pertinent. La section à propos du « Grand inquisiteur » à la fin du livre est excellente et m'a été très précieuse! La conclusion est excellente aussi. Finalement, bien que ce fut plus aride à lire que ce à quoi je m'attendais, j'ai aimé ce livre et j'y ai gagné énormément. L'idée symbolique de l'incarnation est en effet plus importante que je ne le croyais.
Finish date: 30 June 2022 Genre: non-fiction Rating: C
Conclusion:
This book was NOT what I expected...but I'm sure scholars will enjoy it. It is a well researched study about Dostoevsky relationship with God/church/religion. I can sum this book up in 6 words: "Suffering is a path to redemption." That is what Dostoevsky believed and wanted to express in his books.
Ce livre est un voyage initiatique accompagnant Dostoievski dans sa recherche de Dieu à travers les trajectoires entrecroisées de l’auteur et de ses personnages
très intéressant, vaut mieux avoir un bon niveau de lecture de Dostoïevski pour tout saisir et mettre en contexte (ce qui n'est pas le cas de l'inculte que je suis)