Pour la première fois, Yann Arthus-Bertrand, le photographe écologiste et humaniste, créateur de la fondation Good Planet, se livre dans un récit écrit à la première personne. Il questionne l'héritage (Legacy) que sa génération laisse aux plus jeunes – Greta Thunberg et autres –, fait le point sur l'état de la planète et sur un parcours riche d'expérience, de chausse-trappes et d'éternels recommencements.
Yann Arthus-Bertrand was born in a renowned jewellers' family founded by Claude Arthus-Bertrand and Michel-Ange Marion. His sister Catherine is one of his closest collaborators. He's been interested in nature and wildlife from an early age. From the age of 17 he became involved in the movie industry. He gave up the movie industry in 1967 to run the Château de Saint Augustin wildlife park in Château sur Allier (centre of France). He then left the country with his wife Anne when he was 30 (1976) to live in Kenya in the Massai Mara national park. He lived amongst the Massai tribe for 3 years to study the behaviour of a lions’ family and took daily pictures of them during those years. He thus discovered a new passion for photography and the beauty of landscapes when observed from above in hot air balloons. He understood the power of a picture and how to communicate using this means. He came back to France in 1981, published a photography book Lions in 1983, and became an international journalist, reporter and photographer specialising in documentaries on sports, wildlife and aerial photography for French magazines such as Paris Match and Geo. He photographed ten Paris-Dakar rallies. Every year he published a book on Rolland Garros, the tennis French open. He also took pictures every year at the Paris International Agricultural Show, and of Dian Fossey and gorillas in Rwanda. In 1994 Arthus-Bertrand started a thorough study on the state of the Earth sponsored by UNESCO. Therefore he made a picture inventory of the world’s most beautiful landscapes taken from helicopters and balloons. The book from this project, Earth from Above (‘la Terre vue du ciel’) sold over 3 million copies and was translated into 24 languages.
"L'Afrique m'a donné mes plus belles années, mes meilleurs souvenirs et mes plus grandes émotions". C'est sur ces mots que s'ouvrent Legacy, qui tient à la fois de la biographie et de la tribune médiatique ...
On y découvre le parcours de Yann Arthus-Bertrand, l'homme qui se tient derrière l'objectif de la Terre vue du ciel, Human et tant d'autres. On y explore les méandres de sa vie, le parcours extraordinaire d'un homme ordinaire, aux quatre coins du monde. On y lit ses réponses, ses opinions, ses valeurs. Ses questions aussi.
D'une voix puissante, aux accents de Kessel, il nous décrit ses débuts de carrière au Kenya, ses réalisations progressives, les fortifications de ses idées, peu à peu. Moi qui ne connais que peu de ses oeuvres, j'ai apprécié de le rencontrer ainsi, par pages interposées.
Legacy tient du récit de vie autant que des revendications politiques pour l'écologie. Un état des lieux dont les chiffres aussi déprimants qu'alarmistes s'étalent sur une dizaine de pages grises #wakeupcall
Il pose une question simple : que faire pour ralentir ou enrayer les dérèglements écologiques de la planète, et pourquoi y a-t-il si peu de personnes prêtes à se mobiliser ?
Yann Arthus-Bertrand tente de faire de l'écologie un exercice individuel (une goutte d'eau plus un million de gouttes d'eau, ça peut éteindre un incendie). Alors, certes, je suis d'accord sur la théorie. Il y a beaucoup de petits gestes du quotidien à la portée de tous. J'ai en revanche été un peu déçue devant le peu de développement du sujet quant aux problèmes liés à l'industrie (autres que agro) : l'industrie de la mode est l'une des plus polluantes, les matériaux des éoliennes ne sont quasiment pas recyclables, les centrales aux charbon sont les plus polluantes.
Un livre à prendre le temps de lire (et d'y réfléchir 😉) !!
Je pense qu’il n’est pas nécessaire de présenter Yann Arthus-Bertrand dont nous avons tous vu les superbes photos ! En dehors de ces photos et de son engagement écologiste je ne me suis jamais intéressé plus que ça au personnage public et privé et ce livre en a été la bonne occasion.
C’est une autobiographie qui, sans aborder les détails, nous donne les principaux points de sa vie et de son parcours, assez chaotique, pour arriver à être le représentant de la lutte climatologique et de la défense de la nature !
Il explique sa jeunesse de révolte et de grand n’importe quoi, puis ses envies qu’il a pu concrétiser et sa réalisation propre au travers des photos et des films. J’aime beaucoup le fait qu’il ne joue pas au “mauvais garçon retombé dans le droit chemin” mais qu’il montre juste son côté humain !
Tout ce qu’il a pu faire correspond à une époque où la conscience n’était pas encore très développée, tout comme les problèmes inhérents au réchauffement ! Maintenant, sans sa notoriété, il ne pourrait pas autant barouder qu’il a pu le faire.
Mais cette notoriété a un prix, celui des reproches qu’il a eu sur ses tournages en hélicoptère, entre autres, et j’imagine qu’il a été touché par tout ceci car j’ai trouvé par moments qu’il se justifiait un peu trop alors qu’il a contribué, qu’il contribue encore à la prise de conscience de l’urgence à réagir, plus particulièrement auprès du jeune public.
Une personnalité que j’aime beaucoup non seulement pour son engagement mais aussi pour son talent et le cœur qu’il a mis dans ses clichés et ses films et à leur diffusion le plus souvent gracieusement !