Dans une France « déchirée » entre deux visions du monde, des communautés entrent en résistance pour vivre en symbiose avec le vivant. Leur avenir dépend d'un livre. Au nord d'une ligne allant de Bordeaux à Annecy, la multinationale Greenlife gère et contrôle tout : drones, puçage, privatisation du vivant. Au Sud, des communautés clandestines réinventent une société post-moderne et pastorale, affranchie, frugale et créative, avec des villes souterraines, une vie en relation étroite avec le règne animal et végétal.Sienne et son frère sont en cavale vers « le monde libre », fuyant le Nord et ses forêts mourantes pour rejoindre le Larzac où vivait leur mère, éminente biologiste. Au fil d'une intrigue captivante, on s'interroge sur ce que contient leur livre de botanique. Pourquoi un puissant recycleur de plastique tente-t-il de les arrêter? Ce roman nous permet de traverser nos peurs du futur, du climat déréglé, d'une société bouleversée.On y perçoit nos voies de résilience, les trésors de la nature et les puissantes ressources des communautés humaines.
Niché dans les nouveautés de ma médiathèque, ce roman m'a tapé dans l’œil par sa belle couverture, son résumé qui annonçait tout de suite la couleur et... sa localisation ! En effet, une large partie de l'intrigue se déroule dans l'Aveyron. Je ne pouvais donc que valider !
Pourtant, je ne suis pas rentrée tout de suite dedans, je l'ai reposé, repris, etc. Je pense que cela est dû à la thématique à la fois très proche et très éloignée de nous : dans une dystopie "écologique", la France est coupée en deux et une multinationale contrôle la moitié nord du pays tandis que le Sud demeure libre (ça vous rappelle quelque chose ?). Le contrôle par des puces, les catastrophes écologiques de plus de plus violentes... pas évident de lire tout ça en ce moment.
Finalement, je me suis attachée aux personnages adolescents, frère et sœur en cavale vers le Larzac et j'ai dévoré jusqu'à la fin ! Le mystère du livre de botanique nous tient en haleine, ainsi que les différentes péripéties de Vincent et Sienne. J'ai apprécié les passages où nous "voyons" l'histoire, non pas par leurs yeux mais par ceux des animaux ou même des végétaux. Ce changement de perspective amène un changement de rythme.
Certaines choses sont cousues de fil blanc, notamment dans les romances ou même dans la révélation concernant la grand-mère, trop "simple" à mon avis. Mais la fin est pleine d'espoir et fait rêver à de belles communautés libres comme celles du sud Aveyron.
Le concept, l'idée, les messages transmis sont le principal atout de ce livre et le rendent fort pour ça. Mais je ne suis pas convaincue par l'exécution, peut-être que l'histoire aurait méritée d'être plus longue, et d'enrober davantage les messages. Pour moi, ils n'étaient pas assez implicites, et ça me semblait un peu simple..
Globalement, ce genre de récit ouvre tout de même la voie à des imaginaires de futurs désirables. Je recommande "The Fifth Sacred Thing" à celles et ceux qui ne l'auraient pas lu.
L’ambition est bonne, l’écriture agréable, mais l’es prémisses de l’univers ainsi que de nombreuses actions des personnages semblent terriblement manquer de recherche, trop simplistes.
Un exercice en narration plutôt qu’un vrai roman d’anticipation. Malgré les points positifs de cet ouvrage, je n’ai pas pu me forcer à le terminer.