Jump to ratings and reviews
Rate this book

Nous rêvions juste de liberté

Rate this book
« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'amitié en même temps que le récit d'une aventure. Avec ce livre d'un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

490 pages, Mass Market Paperback

First published April 1, 2015

44 people are currently reading
1180 people want to read

About the author

Henri Lœvenbruck

50 books136 followers
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le XIIᵉ arrondissement. Ses parents, tous deux professeurs d’anglais et ayant vécu au Pays de Galles, lui transmettent dès son plus jeune âge leur amour pour la culture anglo-saxonne.

Pendant toute son adolescence, il participe à de nombreux groupes de rock et joue sur de nombreuses scènes de la région parisienne.

Après des études littéraires (khâgne au lycée Chaptal, puis littérature américaine et anglaise à la Sorbonne), assez peu enthousiasmé par la chose militaire, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois aux Éditions Francophones d’Amnesty International.

Une fois son objection terminée, il part vivre avec une belle Anglaise près de Canterbury. Là-bas, il enseigne le français dans un collège.

De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures de l’imaginaire avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce journal pendant deux ans, il publie à 25 ans un premier polar futuriste aux éditions Baleine, sous le nom de Philippe Machine… Cette fois, son choix est fait : il décide de se consacrer pleinement à l'écriture.

Après avoir publié deux trilogies de Fantasy aux éditions Bragelonne — lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 12 pays) — Henri Lœvenbruck se lance dans le thriller.

Il publie en 2003 Le Testament des siècles aux éditions Flammarion. Ce polar ésotérique, publié en France avant la vague du Da Vinci Code, rencontre à son tour un vif succès, y compris à l'étranger (droits vendus dans 9 pays et adapté en bande-dessinée aux éditions Soleil). En 2007, après un vol plané fulgurant sur une Ducati 944, il publie un second thriller intitulé Le Syndrome Copernic. À nouveau, le succès est au rendez-vous et les droits sont achetés dans 9 pays.

En 2008, l’auteur, qualifié de « nouveau maître du thriller français » par le Nouvel Observateur, publie son troisième roman aux éditions Flammarion, Le Rasoir d’Ockham, réaffirmant son goût pour le thriller ésotérique.

Aujourd’hui, Henri Lœvenbruck partage son temps entre ses romans, les textes de chansons pour des groupes et des chanteurs français et l’écriture de scénarios pour la télévision. Quand son emploi du temps le lui permet, il assouvie ses deux passions : les sports mécaniques et la collection de montres cassées…

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
902 (66%)
4 stars
305 (22%)
3 stars
112 (8%)
2 stars
25 (1%)
1 star
18 (1%)
Displaying 1 - 30 of 198 reviews
Profile Image for The Cannibal.
657 reviews23 followers
September 6, 2015
♫ Je vous parle d’un temps, Que les plus de vingt ans, Ne peuvent plus connaître ♫ Les routes en ce temps-là ♪ On les avalait d’jà ♪ Couché sur nos bécanes… ♪

Et si l’humble ville de Providence, Qui nous a servi de nid, Ne payait pas de mine, C’est là qu’on s’est connu, Moi qui n’avait pas d’amis et vous qui m’avez accueilli. ♪

La Bohem, la Bohem… Non les mecs, j’ai pas fait de fautes, ne me faites pas un scandale en Bohème parce que Bohem, c’est le surnom d’Hugo, un jeune gars de 16 ans à qui la vie n’a pas fait de cadeau, que l’école à préféré enfoncer plutôt que de secourir. Comme tant d’autres.

Hugo, il s’est fait trois copains dans cette école privée. Et putain de Dieu, il fallait du talent à l’auteur pour arriver à me faire aimer ces quatre petites graines de blousons noirs ! Sales gamins de merde, mais avec des règles morales : on vole pas les pauvres gars, on fait pas chier les meufs.

Avec eux, j’ai fait les 400 coups, avant que nous ne quittions la ville de Providence, juché sur Lipstick, la bécane d’enfer de Bohem. Mon seul regret sera de ne pas avoir su convaincre mon pote, mon frère, mon ami, Freddy, de nous suivre dans notre périple.

J’ai avalé tellement de kilomètres avec Bohem, La Fouine et Oscar, que j’en ai la gorge sèche, nouée, brûlante. Nous avons bouffé du bitume, dormi à la belle étoile, notre peau a bruni au soleil lorsque nous avons traversé le désert au guidon de nos brêles, tout les trois, puis avec trois autres motards ivres de liberté aussi.

On s’est bouffé quelques mandales dans la gueule, aussi… j’en ai encore les maxillaires tout ankylosés, ils sont tout dur quand j’essaie de faire bouger ma mâchoire.

C’est avec ses mots à lui que Bohem/Hugo nous raconte son périple, son voyage les cheveux au vent, la blanche dans les narines et avec les keufs au cul aussi, souvent…

Et les mots de Hugo, c’est pas du Victor ! Genre que ça ferait même grincer les dents des académiciens car c’est brut comme un arbre à came, noir comme du cambouis, mais ça ronronne comme des moteurs de motos sur la ligne de départ, quand on essore les poignées de gaz.

Roule et ne pense pas aux miles, aux kilomètres… La liberté a un prix et tu as mis le flouze sur la table pour pouvoir la garder, quand d’autres se sont enchaînés à des bars, à des bagnoles, à du fric, malheureux deniers…

Renie jamais ton âme, mon Bohem, ne renie jamais tes serments, ne lâche jamais ton guidon et roule jusqu’à plus soif. Parce quand t’arrêtes de rouler, t’es mort.

Merci à l’auteur d’avoir écrit ce magnifique voyage, ce putain de bordel de merde de coup de cœur, et fais chier qu’il y ait inséré des épluchures d’oignons entre les pages finales parce que je ne vois plus le clavier de mon PC…

Et j’ai pas les mots qu’il faut pour rendre hommage à ce roman qui m’a troué l’âme et perforé le cœur.

C’est pas du Baudelaire, mais putain de merde, qu’est-ce que ça fait du bien à tes tripes. Il t’invente même des mots, le Bohem, comme le faisait le Frédéric Noeud… Non, Dard !! Dard, pas Noeud… "Entrouducuter", fallait le pondre, ç’ui là !

Le voyage avec mes p’tits gars tient plus d’un road-trip que d’une promenade de santé, le dimanche, avec bobonne. Mais bordel de cul, qu’est-ce que ce fut bon de rouler les cheveux au vent, même si j’ai plus d’affinités avec les motos sportives qu’avec les chopper où on a les pieds dans le phare, façon Easy Reader.

Marrant comme les gars qui veulent plus de la société et de ses règles finissent par monter des clubs de motards avec des règles, eux aussi ! Loyauté, Honneur et respect ! Avec une hiérarchie et du protocole. L’homme restera toujours le même et sans règle, c’est le chaos et rien ne progresse lorsqu’on est dans le chaos.

Ce fut un voyage éprouvant, émouvant, beau comme un châssis de moto, fou, un voyage de malade, un voyage que je referais bien encore une fois. Des personnages attachants (pourtant, z’ont rien pour, ces petites teignes que j’ai aimé), profonds, des amis pour la vie, des frères de sang…

De l’amitié, de la vitesse, de la folie, un zeste d’iscariotisme (moi aussi j’invente de mots) et ça donne un cocktail détonnant, une furie.

Fais chier, merde, j’ai les yeux rouges à cause du soleil que je viens de regarder dans les yeux. Merde, une limaille dans mon œil ! Là, je chiale comme une gonzesse sur la fin du parcours.

Roule, mon Bohem, tu es libres de toutes entraves. Fais rugir ton moteur, mon Bohem, la route est longue et sans fin. Lève la roue avant, mon Bohem, ta moto glisse sur la route de la liberté retrouvée.
Profile Image for Marie-pierre Laëns.
19 reviews9 followers
February 7, 2017
Un grand roman, un coup de coeur rare. La voix du narrateur (Hugo aka Bohem) est si forte, qu'on se surprend à parler comme lui. Une fois fini, Nous rêvions juste de liberté continue de nous habiter. Ce roman m'a laissée les yeux dans l'eau et une flamme dans le coeur. C'est un livre que je relirai souvent (il fera dorénavant partie de ces quelques compagnons de vie que je relis de manière cyclique), que j'offrirai et que je conseillerai. Les personnages sont vivants, à un tel point qu'on a l'impression qu'ils existent vraiment. Et l'histoire ! Et la finale ! Cela va être difficile de lire un autre livre après celui-là. Chapeau bas.
Profile Image for Eva.
79 reviews8 followers
June 26, 2021
"C'est sûr, les gens pourraient pas comprendre. Ils pourraient pas, parce que [...] il n'y avait rien à comprendre. On faisait juste ce qu'on voulait. On rêvait juste de liberté."

Pas vraiment intéressée par le monde des motos et des bikers, je me suis tout de même laissée emporter par l'histoire et par ce beau récit d'apprentissage et d'amitié. J'ai traversé avec les Spitfires les déserts, les montagnes et les villes. J'ai roulé avec eux sans m'arrêter, je me suis prise à ressentir ce sentiment de liberté lorsqu'il n'y a plus aucune attache.
Ce n'est pas le monde qui défile autour de Bohem, c'est Bohem qui le fait défiler autour de lui, avec cette naïveté de croire que tant qu'il ne s'arrêtera pas il continuera de vivre.
La fin du roman m'a laissée sans voix. Un roman magnifique et bouleversant.
Profile Image for Cindy Landes.
382 reviews39 followers
August 10, 2024
Ouf, je viens de terminer le livre et je suis toute chamboulée 🥹

Un roman « coming of age » par excellence. Quel plaisir j’ai eu à accompagner ces jeunes délinquants un peu brisés par la vie, mais qui s’en sortent grâce à cette foudroyante amitié.

C’était juste tellement bon!!!!!!!
Profile Image for laura.
369 reviews30 followers
October 24, 2023
alors. dès le début j’ai SU que ce livre allait me marquer d’une manière ou d’une autre, même si j’espérais qu’il ne le fasse pas à ce point. que dire. je souffre. l’histoire de la bande à freddy est d’une beauté sans nom. j’ai adoré suivre les aventures d’hugo, freddy, alex, oscar et compagnie. les voir faire les quatre cents coups, grandir, évoluer, mais surtout s’aimer. s’aimer d’un amour fraternel sans limite (…), dénué de pudeur et si puissant

ce que j’ai adoré avec cette lecture, c’est le plaisir de découvrir un nouvel univers. j’ai rarement (jamais, même?) lu un livre traitant des bandes de motards. cette nouveauté m’a fait beaucoup de bien et je pense que c’est ce dont j’avais besoin pour me sortir d’un reading slump assez têtu

par contre, comment UNE page (bon, plus d’une pour être honnête) peut m’avoir donné envie de disparaître de la surface de la terre à ce point? je pense bien que l’épilogue est le plus déchirant que j’ai eu à lire depuis une éternité. je suis au bout (je répète : je souffre)

”et c’était bon de s’aimer et de continuer tout droit sans penser au lendemain, ni trop aux hiers”
Profile Image for Marie-Eve Anctil.
323 reviews45 followers
September 28, 2024
C’était très très bon j’ai beaucoup aimé.Un chef d’œuvre ce livre ♥️♥️♥️♥️ J’ai envie de découvrir ces autres livres.
Profile Image for Jimmy.
42 reviews11 followers
August 16, 2023
Sublime…

C’est l’histoire de quelques jeunes qui s’attachent d’un amour fraternel, étant délaissés ou vivant dans un climat familial éclaté. Ils expérimentent la vie, la Liberté, font les quatre cents coups. Ils n’ont qu’eux, ils sont seuls dans l’Univers.
Jusqu’aux excès, jusqu’aux drames.
Qui un jour fera éclater ces liens qui semblaient incassables.

Il y a toi Bohem, et toi Freddy. Deux âmes sœurs. Deux chemins.
Et ce dénouement inattendu, si bouleversant, que les larmes ne peuvent que couler abondamment.

L’un de mes livres préférés à ce jour.

Sublime…
Profile Image for Leo Labs.
395 reviews43 followers
January 23, 2019
Superbe. Une lecture hors du commun qui n'est pas sans rappeler une série que j’affectionnais énormément, j'ai nommé "Sons of Anarchy". J'y ai retrouvé tous les codes, mais avec quelque chose en plus. Des protagonistes attachants au plus haut point, des rires et des larmes. Une ode à la liberté et à l'amitié. Et cette fin... On en parle? Non. je vous laisse la découvrir. Une perle ce livre...
Profile Image for Lili Aurelie.
425 reviews9 followers
January 22, 2024
J’avais lu beaucoup de critiques élogieuses sur ce roman, c’est sans doute pourquoi j’ai été tant déçue. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je m’en lassais, tant je trouvais ça poussif. Mais il faut reconnaître que la chute est bien trouvée.
Profile Image for Marie-Agnès Tremblay.
376 reviews4 followers
June 18, 2020
"La liberté, il y en partout. Il faut juste avoir le courage de la prendre"

Ce roman est un cri déchirant de liberté. C'est une aventure qui étonne par la violence des émotions qui y sont ressenties. Bohème a une voix forte qui nous entraîne, qui nous attache, qui nous remue de l'intérieure. On se fond dans ce roman qui nous fait rouler à une vitesse vertigineuse, sans casques, sans freins, juste une exaltation d'adrénaline. C'est une ode à la jeunesse, à son caractère pure, à ses idéaux, à sa naïveté, à sa rage de vivre, le tout exprimé par des personnages écorchés de la vie. Une sacré bonne ride de moto pour quiconque qui a envie de voyager et d'être bouleversé.
Profile Image for AvoKalif.
135 reviews6 followers
February 22, 2025
Très réservée après les premières pages, je dois reconnaître que je suis revenue sur ma position et que j’ai apprécié ce roman. Je pense que l’auteur a voulu mettre l’expression au niveau du narrateur ado, et c’est vraiment ça qui m’a gêné (pas de négation, des tournures de naïveté parfois bien trouvées, parfois moins heureuses). Par chance, l’intrigue emporte assez rapidement et tout bien réfléchi, la licence stylistique fonctionne. L’intrigue, en forme de roman initiatique, est très réussie et aucun des rebondissements n’est attendu, ce qui est une excellente chose. Si on veut s’évader quelques heures, je conseille vivement.
Profile Image for Lauren Rochat.
4 reviews1 follower
August 10, 2016
J'ai aimé le titre et dévoré ce livre.
Une belle histoire d'amitié façon Easy Ryder, avec ses motards et ses longues lignes blanches.
Une belle histoire d'amitié, la vraie, l'amitié fraternelle, cette première vraie amitié, cette personne qui nous a forgé avant que tous les autres nous forgent.
Une liberté entourée de codes, une amitié, qui n'a pas de prix mais qui se paie très lourd, l'honneur dans les veines.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Agathe Fontaine.
3 reviews
December 20, 2025
Wow. Une claque ce livre. Je SAVAIS que ce bouquin allait être une bonne histoire. Je m'en doutais. N'aimant pas tant que ça les motos, j'ai tout de même laissé ce livre le bénéfice du doute (étant donné que chat GPT me l'avait fortement conseillé, prônant une belle histoire d'amitié… j'ai eu plus que raison de l'écouter !!)
Ce livre, c'est plus qu'une simple histoire d'amitié : c'est cette "pudeur" dans l'amitié entre mecs, masquée par la testostérone et la déconne, mais c’est aussi les discussions profondes, le soutien et puis… grandir et évoluer ensemble. Ce qui m'a beaucoup plue aussi c'est "Bohem" le personnage principal : son franc-parler, sa vision de la vie, de la liberté, de l'amitié aussi. Ses actions sont guidé par ses convictions tout au long du livre: parfois c’est très con, parfois c’est très beau…
Je me suis laissé surprendre par la fin qui m’a CLAIREMENT estomaquée. ( hehe je l’ai eu ce plot twist ) Mais bizarrement je pense c’est justement elle qui met un point final à toute cette histoire.
Ce livre pourrait être bien l'un de mes préférés : ça va être dur pour mes prochains livres de faire mieux que ça.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
July 15, 2019
« Nous rêvions juste de liberté » est l’histoire d’Hugo Felida qui devient Bohem. Né à Providence dans un milieu modeste, Hugo se retrouve envoyé dans un lycée catholique pour lui apprendre la vie (Dieu, famille, école), comprenez l’ordre et la discipline. «Quand j’y repense, ce lycée bon chrétien, c’était une sacrée fabrique à pervers en puissance (…), une vraie usine à frustrations. » C’est là qu’il va rencontrer Freddy, puis deux autres garçons qui deviendront ses amis. Freddy c’est plus qu’un pote, c’est un modèle, un exemple, un avant-goût de liberté. Ensemble, ils vont passer d’une adolescence subie, à une vie de liberté choisie, de l’adolescence ingénue, à l’âge adulte écrasant.

Nous rêvions juste de liberté…d’amitié, de fraternité, d’honneur et de respect.

Cinq mots qui prennent tout leur sens dans ce roman où Henri Loevenbruck a mis ses tripes sur le papier, à travers son héros Hugo, qui devient peu à peu Bohem, celui qu’on n’attache pas, celui qui du fond de sa roulotte de bohémien déploie ses ailes vers un idéal sans lequel, il ne peut concevoir de vivre.

Qu’est-ce que la liberté ?
La liberté c’est faire des choix :
D’abord celui de laisser derrière soi une famille toxique, qui te violente, qui décide de te lâcher à la première connerie à conséquence grave, qui par un geste symbolique te fait comprendre que tu n’existes plus.
Puis, celui de t’en choisir une autre, faite de potes que tu as adoptés, qui t’ont adopté et dont tu partages les valeurs humaines : honneur, parole, soif de grands espaces, passion commune. Freddy donne l’impulsion à un Bohem déjà en devenir dont les désirs de liberté sous-jacents grouillent sous sa peau.
La liberté c’est d’enfourcher sa bécane, celle construite de tes mains et d’aller où le vent te porte, vers des horizons inconnus,où « (…) toute (ta) gueule était fouettée par la liberté » sans te préoccuper du lendemain, sans qu’aucune contingence matérielle ou même affective ne te retienne. « La seule fraternité qui tienne, c’est celle de la route. »
De créer un club, avec un nom, les « Spitfires », de graver ce nom sur ton blouson comme un étendard, un signe de ralliement et de l’avoir tellement gravé dans ta chair que tu ne sais plus vivre sans, et ancrer dans ton cœur les 3 premières lettres des 3 mots qui définissent ta philosophie de vie : LH&R, loyauté, honneur, et respect. « La liberté c’est un boulot à plein temps. »

Cette liberté a un prix : le prix de la divergence d’opinions, le prix du courage, le prix de la séparation. Freddy reste à Providence, Bohem part. Quand l’amitié est brisée par la distance, la plaie est béante. « Freddy qu’est ce qu’il me manquait ! Souvent, j’aurais voulu qu’il soit là pour que je puisse lui dire. Lui dire que la vie sans lui, c’était pas tout à fait la vie, et qu’en le perdant j’avais aussi perdu un bout de moi, que je me sentais coupé en deux et que je m’aimais moins. »

Dans notre monde actuel où ces mots sont creux, vidés de leur sens premier, où les valeurs sont salies, où c’est marche ou crève, Henri Loevenbruck leur redonne leurs lettres de noblesse par la voix de Bohem en quête identitaire, spirituelle et existentielle l’entraînant dans un road trip d’où il reviendra plus déterminé encore dans le bien-fondé de ses choix. C’est sur cette route, avec les Biggles, Jack London, Kerouac, Salinger, Steinbeck dans la tête, ces auteurs « qui savaient mettre tout plein de mots qui coupaient dans mon ventre, et alors ça faisait du bien de saigner un peu », durant un temps passé seul, que le jeune homme rencontré au début du roman devient un homme. Ce périple, presque un pèlerinage ne fait que renforcer ses valeurs, le poids de sa parole, la nécessité de garder son honneur. Il est resté fidèle à lui-même, mais ceux qu’il a laissés derrière lui, eux, sont devenus des étrangers. Il comprend à quel point « Le pouvoir est une entrave ». Quand l’amitié se brise par la trahison, ce n’est plus une plaie béante qui subsiste, c’est une mutilation définitive et irréparable. Malgré le coup de canif dans le contrat, et la douleur monumentale de la désillusion, la tristesse, l’écœurement, seul l’honneur peut encore sauver ton âme.

« Freddy était celui qui m’avait appris la liberté, appris la confiance du dedans, et moi je m’étais forgé sous ses yeux, guidé par l’image qu’il me donnait de ce que je pouvais devenir (…) Je comprenais qu’il n’y avait rien de plus précieux que l’amitié pure, celle qui n’a ni décor ni manière, celle qui roule ni devant ni derrière, mais à côté. »

La liberté est aussi un crève-cœur, une bataille, un combat.
La liberté c’est la vie qui te rattrape avec ses déboires dégueulasses.
La liberté c’est apprendre à être un homme quand on est encore qu’un gosse, et de l’apprendre violemment. La liberté a un prix : le prix de la parole donnée. Cette parole-là est non-négociable.

« Tu seras un homme mon fils »,
La liberté tu vas la prendre et l’apprendre chèrement.


Autant vous dire que je partage pleinement cette vision de l’amitié. Ne jamais oublier d’où l’on vient, à qui l’on doit les choses, pouvoir se regarder dans une glace, rester fidèle à ses convictions. L’amitié c’est une question de confiance et de loyauté. Quand elle est trahie, il n’y a pas de retour en arrière possible. L’amitié ça s’entretient, ça se partage, ça fait rire et pleurer, ça provoque parfois des poings dans la gueule, des vérités difficiles à entendre, mais malgré la vie qui parfois nous sépare, elle est toujours là immuable, inébranlable, indestructible. Tout le reste, n’a d’amitié que le nom.

Alors un auteur qui porte si haut les valeurs de l’amitié, moi ça me rassure sur l’espèce humaine et ça me donne sacrément envie de le rencontrer.

Profile Image for Thomas Rennard.
13 reviews
November 12, 2025
Prétentieux et pas très bien écrit, mais j’ai quand même lâché une ou deux larmes.
270 reviews2 followers
September 27, 2022
Vous savez quelle a été ma réaction au bout de dix chapitres? Ca a été un coup de foudre. Pour l’histoire, pour les mots qui la composent mais surtout pour les émotions que ce roman a suscitées. Alors, je me suis forcée à ralentir ma lecture. Parce qu’il existe des rares livres qu’on voudrait découvrir pour la première fois une fois qu’on les a refermés. En écrivant ça, je pense inévitablement au magistral Entre deux mondes d’Olivier Norek que ma belle-mère m’a emprunté et que je désespère de récupérer un jour….

Je me suis donc forcée à ralentir ma lecture histoire de déguster ce pan de vie offert par Bohem. Bohem, quand il était enfant, vivait dans un coin paumé nommé Providence. Nous ne saurons pas grand-chose sur ses parents à part que son père avait la main violente, qu’il a perdu sa petite sœur, fauchée par une moto et que suite à cela, sa mère s’est laissée submerger par le chagrin.

Alors, son seul moyen de s’exprimer lui a valu de changer de collège. C’était sa seule chance selon sa mère de revenir sur le droit chemin.

C’est un pur hasard qui l’a fait rencontrer Freddy Cereseto, Oscar et Alex dont il a rapidement intégré la bande.

A travers les yeux de Bohem, c’est le récit d’une jeunesse perdue qu’on découvre. Une jeunesse qui vit dans une misère et qui n’a que peu de perspectives. Pourtant, grâce à la complicité qui naît entre les quatre amis, c’est une jeunesse heureuse qui vit devant nos yeux et qui nous émeut.

Elle m’a ému parce que je ne pouvais pas m’empêcher de penser à cette belle bande de misfits dans Stand by me. Bohem fait une part belle à l’amitié. C’est une ode, un hommage aux liens du cœur dans un premier temps. Ca m’a mis des étoiles dans les yeux car on a tous envie de connaître ça un jour; cette fraternité que rien ne peut détruire.

Dans un second temps, le road trip entamé par Bohem devient un hymne à la Liberté avec un L majuscule.

C’est le récit d’un refus du conformisme, de la rage féroce de vivre et de mordre la vie à pleines dents. Là, au gré des personnages que rencontrent les héros, on découvre plusieurs façons d’envisager la vie mais surtout, on découvre ce qui en fait la beauté.

Bohem nous offre une importante leçon de vie. Il nous rappelle ou nous apprend littéralement ce que c’est que de cueillir la vie au jour le jour.

La simplicité avec laquelle il envisage la vie est désarmante car elle sort clairement des sentiers battus. On peut l’envier car même si on peut ne pas partager sa vision des choses, il reste fidèle à lui-même jusqu’au bout. Il est entier, sans concession.

Je ne savais pas où cette lecture m’emmènerait mais je ne m’attendais pas à pleurer toutes les larmes de mon corps sur les derniers chapitres. Ce que j’ai pu ressentir, la révolte, la colère, la tristesse, s’efface devant la paix qui émane de Bohem. J’ai été ahurie par sa sérénité.

Mais ce qui m’a fait réagir, c’est le vide que j’ai ressenti en refermant le récit.

Bohem est comme une comète. Le pan de vie qu’il nous offre, on le vit comme si c’était nôtre. Il nous offre une myriade de beaux moments, de rires, de déconnade, mais aussi de sagesse.

Bohem, c’est un grand chamboulement qui renverse tout sur son passage et qui laisse derrière lui un sentiment de tornade émotionnelle.

C’est l’incarnation de la Liberté et quand vous le quittez, vous vous dites que vous n’étiez pas prêts. Vous avez l’impression de revenir d’un beau voyage. Le retour à la réalité est rude.

L’histoire de Bohem, c’est une pépite brute de décoffrage. Elle nous embarque dans une aventure qui nous marque à jamais.

C’est un coup de cœur magistral. Un amour plein de lyrisme pour la vie. Un livre à partager autour de soi.
Profile Image for Ophélie Véron.
Author 10 books109 followers
January 21, 2019
Ce livre, ça a été un peu une déception. J’aurais peut-être mieux dû lire le 4è de couverture, ce qui m’aurait permis de voir que je ne me dirigeais pas vers une ode soixante-huitarde à la liberté, mais plutôt un remake d’Easy Rider. En bref, je n’ai pas réussi à véritablement accrocher avec l’histoire et les personnages. C’est certainement moins dû au style, familier mais auquel on se fait vite, qu’à cette aventure décidément très marquée par la testostérone et les gros calibres. Les personnages féminins y sont quasiment absents, sauf sous le biais de fantasme (la fille ravie de coucher avec les quinze mecs de la bande), et il faut vraiment un peu de temps pour se glisser dans la peau d’un motard amateur de cocaïne, de beuveries et de bastons. Du temps, j’en ai mis un peu aussi pour comprendre que l’action ne se passait pas, contrairement à ce que j’avais imaginé, dans un petit bled franchouillard au fin fond des Cévennes, mais qu’il était question d’une traversée épique des Etats-Unis, avec désert et Californie en point de mire, ce qui a un peu perturbé ma lecture. Bon, j’ai quand même eu les yeux mouillés à la fin : c’est que le charme des Harley Davidson a fini par m’atteindre.
Retrouvez cette critique : https://antigone21.com/2018/02/01/ce-...
Profile Image for coeurdelivre.
435 reviews17 followers
February 29, 2024
Quelle claque! Ce livre est incroyable. On rentre directement dedans. La narration est parfaite. Tout est dynamique, surprenant, il n'y a pas vraiment de temps morts. Il y a de l'humour, de la tristesse, de la fraternité, de l'amour. Le sentiment d'injustice face à la vie, aux parcours de chacun, aux déceptions, domine ce livre. Mais également le sentiment d'appartenance, à un groupe, à des amis qui deviennent la famille, tous unis autour d'une passion commune. C'est une aventure très touchante qui comme elle est racontée à la première personne et d'autant plus immersive. Je l'ai écouté en livre audio sur audible et le lecteur est incroyable, c'était trop bien. Je recommande ce livre vraiment peu importe ce que vous aimez lire d'habitude. Ce livre peut plaire à tout le monde tant il est surprenant.
Il est touchant et waouh.
Il faut une claque en fait on en ressort pas indifférent. En tout cas pas moi et je le recommande vivement, je l'ai fini tout à l'heure et j'ai du mal à trouver mes mots tellement la fin m'a bousculé.
7,028 reviews83 followers
July 27, 2015
Quelle fin!! Une fin vraiment incroyable, qui vaudrait à elle seule de lire le roman, qui est lui-même très bon, alors sans tarder je vous le recommande chaudement. Un y retrouve un groupe d'adolescents, qui deviendront rapidement de jeunes adultes, à travers leur rêve de liberté, leur rébellion et leur vie de motard. Un roman touchant, avec des personnages attachants et vrais, qui parle de liberté, d'amitié, de trahison, mais surtout de la vie. Un chef-d'oeuvre vraiment!
Profile Image for June Fox.
88 reviews2 followers
July 18, 2022
Il est très difficile d’écrire un roman subtil en prenant la voix d’un personnage jeune et naïf. L’exercice est ici raté. On dirait un roman jeunesse : le message est bien mais aussi subtil qu’un coup de pavé dans la tronche. Les personnages sont clichés, l’histoire répétitive, le style argot lourd et daté. H. L a voulu faire du Salinger ou du Kerouac mais il n'en ressort qu'une impression de déjà-vu.
Profile Image for Thomas.
350 reviews2 followers
March 10, 2023
Être triste n’était pas au programme de la journée, mais ce livre en a décidé autrement.

J’ai commencé ce roman sans rien connaître de l’histoire, mais je me suis vite laissé emporter par les aventures de Bohem et de son groupe. Mention spéciale pour la narration, qui était originale et très touchante.
Profile Image for Marion.
236 reviews6 followers
March 10, 2020
J'ai dévoré ce livre en moins de deux jours, lors d'un roadtrip en Allemagne. Mon conjoint m'a dit que c'était le seul et unique livre qui l'avait ému aux larmes et cela m'intriguait. Alors je l'ai lu et j'ai compris.
Nous revions juste de liberté, c'est une histoire d'amitié, de trahisons, d'indépendance et d'amour. C'est un livre que j'aurais dû mal à oublier tellement certains passages étaient forts.
L'auteur mêle avec brio une écriture de l'instant et une sensibilité dignes des plus belles histoires d'amitié que j'ai pu lire.
Pour les amoureux des références vous serez gâtés. Pour les amoureux de la moto pareil. Et pour les amoureux d'histoires qui font fondre vos petits coeurs de glace, bon courage...
Je me souviendrai longtemps de toi Bohem.
Profile Image for elia ⭒.
53 reviews
April 15, 2025
sah j’ai cru mourir en lisant l’épilogue, purée c’était incroyable et tellement touchant :( mes fils
Profile Image for Julie.
85 reviews1 follower
July 25, 2025
Oh cette pépite.
Ça faisait quelques années qu’un livre m’avait pas retourné le cœur et l’âme comme ça. (Et aussi fait pleurer autant).
3 reviews
January 8, 2026
Envie de devenir un bikeur heureusement que le bouquin me rappelle fréquemment que je sais pas me battre
Displaying 1 - 30 of 198 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.