Après une pause avec Boruto, je repends la dernière partie de la saga. J’avoue que l’entrain n’était plus vraiment là et malheureusement ce tome quinze n’est pas vraiment là pour relancer la machine. Je ne me suis pas ennuyée et je n’ai pas non plus passé un mauvais moment, mais c’est très bancal et répétitif.
Commençons par l’arrivée de trois nouveaux méchants. Comme la plus grande partie de la clique de Jingen a été décimée, il fallait bien la renouveler. Code, Ada et Daemon font donc leur entrée. Je n’ai rien contre le principe, le hic c’est que d’emblée, on nous présente des méchants qui sont quasiment imbattables. Force et vitesse démesurée, pouvoirs qui les rends invincibles et plein d’autres bonus. La surenchère… je ne suis pas fan. Il y a moyen de présenter des ennemis dangereux sans pour autant exagérer. Et là, c’est un peu l’impression que cela donne. Et l’exagération, ça n’a rien de crédible. Surtout que l’on se dit qu’ils finiront par être vaincus d’une façon ou d’une autre.
On tourne aussi beaucoup en rond en ce qui concerne le Kâma et la menace qui pèse sur Konoha. J’ai l’impression qu’en quinze tomes, nous n’avons pas progressé du tout. On voit d’ailleurs encore Kawaki et Boruto se disputer comme aux premiers jours. Pas de stratégie face à la menace, nos héros subissent. Le scénario continue à être très survolé, et ce n’est pas en nous inondant de données et explications scientifiques que cela va faire passer la pilule. Et puis la disparition de Kurama n’a pas de conséquence. Aucune émotion, aucun retour sur ce personnage clé qui a quand même suivi Naruto durant toute sa vie et qui était devenu un ami. C’est décevant.
Après comme je le disais, la lecture n’est pas non plus désagréable. On sent cette énergie de la part de la nouvelle génération qui veut prendre son envol. Il y a aussi des éléments intéressants quant à la transformation de Boruto. Les conséquences globales mais aussi le fait que son père devra prendre la décision ultime s’il veut sauver les autres. Boruto prendra sûrement la même décision que sa grand-mère paternelle à ce niveau-là, mais nous n’y sommes pas encore. L’ensemble est dynamique aussi, mais il est dommage que ce soit les scènes de combats sans trop de texte qui donne un souffle au récit.
Pas la reprise que j’escomptais. Je vais finir la saga, car il est difficile de ne pas avoir envie de savoir ce qu’il va se passer ensuite, mais j’ai de moins en moins d’espoir quant à voir le manga décoller.