Un jeune homme, un peu loser sur les bords, se procure un sabre japonais sur le dark web. Hélas, l'objet de collection s'avère être un faux qui se brise en deux temps trois mouvements. Pris de rage, car, à l'époque moderne, il n'est pas de plus juste courroux que celui de la personne qui, sur le web, a acheté à son insu un truc en toc, notre héros part au Japon pour se venger des yakuzas qui ont abusé de sa crédulité. Ce qui n'était au début qu'une simple expédition sanglante et vengeresse se transforme très vite en une quête des origines où, au contact de sumotoris sensibles et de yokais goguenards, le jeune homme va découvrir qu'il est peut-être l'élu dont parlent d'anciennes prophéties.
Dans ce roman, nous suivons un jeune homme qui achète un katana prétendument authentique sur internet et qui se rend très vite compte qu’il a été dupé. Hors de lui, il va décider de se rendre au Japon pour se venger des yakuzas qui ont eu l’audace de l’arnaquer. Mais attention, son chemin sera semé d’embûches (et de yokaï en tous genres). ⠀ Je ne connaissais pas du tout l’auteur mais d’après ce que j’ai pu lire sur ses autres romans, celui-ci est plutôt représentatif de son œuvre. Bonne nouvelle pour vous si vous avez appréciés ses anciens romans ! Quoi qu’il en soit, je n’avais, pour ma part, lu que le synopsis avant de me décider à découvrir ce roman donc je suis parti un peu à l’aveugle. Pour le coup, le résumé m’avait bien attiré puisqu’il laissait présager une histoire un peu déjantée, ce que j’aime assez. ⠀ Bon, dans les faits, dire de ce roman qu’il est déjanté est un doux euphémisme. On est largement au-delà de la notion de déjanté. J’ai vu le mot « burlesque » utilisé pour qualifier le roman et j’imagine que c’est un bon choix de mot. On est clairement dans de l’absurde poussé à l’extrême et dans la surenchère d’une manière générale. ⠀ Très clairement, ce roman n’est pas pour tout le monde (et de toute évidence il n’était pas pour moi). Je n’ai rien contre la violence dans les romans mais ici c’était un peu trop systématique et gratuit pour moi. Je n’ai rien non plus contre les blagues de mauvais goût et l’humour noir (bien au contraire d’ailleurs) mais je suppose que mon seuil, pourtant assez élevé, a été dépassé ici. ⠀ ⠀ Certains jeux de mots m’ont bien plu (et ils démontrent clairement la culture et la vivacité d’esprit de l’auteur), mais j’ai eu du mal à les apprécier pleinement au milieu de cet humour souvent scabreux. Certains passages m’ont d’ailleurs semblé trash juste pour le plaisir d’être trash (je garde à l’esprit une description particulièrement fleurie d’un herpès génital que j’aurais préféré ne jamais lire, d’autant qu’elle n’apportait rien à l’histoire). ⠀ Ceci étant dit, il y a un vrai parti pris, et si je me base sur les avis que j’ai vu pour le moment, ca plaît énormément à certaines personnes (et c’est tant mieux). Mon but n’est donc pas de vous dire de ne pas lire ce roman mais plutôt de vous en dire un peu plus sur son registre pour éviter les mauvaises surprises si vous n’êtes pas réceptifs, comme ça a été mon cas, à ce type de littérature. Et si vous pensez l’être, foncez ! ⠀ Bon et au-delà du registre, je dirais quand même que le roman est très rythmé et qu’il est bourré de références pop culture très sympa. Par contre, ne vous attendez pas à suivre un personnage principal attachant, ce n’est clairement pas ce que vous trouverez ici. Le protagoniste est odieux du début à la fin, et c’est complètement assumé.
Soit l'auteur est raciste, misogyne et grossophobe, soit c'est tellement mal écrit que ça nous laisse croire qu'on devrait adhérer aux pensées malsaines du personnage principal. J'ai quand même ma réponse sur la misogynie : les femmes de ce livre sont soit "des putes" soit des objets de désir qu'on cesse de désirer quand on les met en position de victime. Bref à éviter.
C’est parti pour la critique tant attendue !! : )). Un livre du Francophone Romain Ternaux aux éditions Forges de Vulcain « Underdog Samurai » Broché, 288 pages, Janvier 2022.
Mon bienfaiteur, Julien L. qui m’a offert ce livre en a choisi un récent ; ) bien. Ça me donne la sensation d’être in the move.
C’est l’histoire d’un héros anonyme passionné d’arts martiaux, battu par son grand-père, et arnaqué sur internet, qui veut se venger. Il entend un genre de prophétie comme quoi il serait promis au destin exceptionnel de meilleur guerrier au monde, et compte bien la réaliser!
Ce livre fera plaisir aux férus d’arts martiaux (Dragon Ball, Naruto…).
À qui ça n’est jamais arrivé d’acheter « une super affaire » sur le Dark Net, et de se retrouver avec de la camelote… Mais là, le personnage ne l’entends pas de cette oreille et compte bien aller se venger au Japon. Il va demander l’aide de son idole, Hervé Ply, et sera déçu…. Le protagoniste rencontrera heureusement Robert, qui l’entrainera.
Il faut dire que quand on achète quelque chose sur le deep web, 99% du temps, c’est des conneries…
« Une bonne soirée c’est une soirée dont t’as aucun souvenir » Je crois qu’on doit attribuer cette punch line à Orelsan. Les bières se suivent et ne se ressemblent pas x)… Beaucoup d’alcool dans cette œuvre! : )
Il y a là un humour puissant, un peu absurde et digne de film séries Z Américains d’action à petit budget ^__^°…
Papy serait il à Underdog Samurai ce que Rogue est à Harry Potter ?! ; )
J’aime bien la profusion de personnages divers et variés hauts en couleurs ! : )).
L’antagoniste absolu fabriquant de faux sabres s’appelle donc Vittore… Cela mènera il les héros jusqu’aux USA?! : O
Sauvons la fille à la DMC 4 !! x)…
*DMC4= Devil May Cry 4 (jeu vidéo).
Du looser au puissant guerrier…
Heureusement que je parle Anglais! ; ). Il y a beaucoup d’anglicismes
Ce roman avait deux éléments pour me plaire : un scénario bien barré et la culture japonaise. Eh bien non. Raté, ça n'a pas pris. Par moment je rentrais bien dedans pourtant, et je me disais "ça y est, c'est parti", mais non : ces moments ont été trop rares et sont retombés trop vite. Je suis plutôt bon public, mais l'humour était trop répétitif (le comique de répétition, c'est bien, mais ça se dose), trop lourd, trop en dessous de la ceinture, trop. La plupart du temps j'ai eu l'impression qu'un gamin me racontait un film (genre Kung Pow) ou le rêve déjanté qu'il avait fait la nuit dernière, mais ce qui passe bien en film ou en rêve (ou à l'oral quand c'est votre petit-neveu qui raconte) passe beaucoup moins sur près de 300 pages de roman.
J'en attendais peut-être trop, j'étais tellement persuadée que j'allais adorer ce roman que j'avais repéré les autres productions de l'auteur avant même de l'avoir commencé... bref. Déçue.
Même chose avec un habillage différent. Ca ressemble énormément à "I am vampire" du même auteur avec ses personnages alcoolos qui se complaisent dans leur déchéance. Sauf qu'ici on passe du vampire au film de sabre teinté de magie taïwanais sans budget. On a les prémisses rigolotes qui sont assez mal développées et une suite d'événements qui se veulent trépidante et dingues mais qui se révèlent sans grande saveur au final. Point positif: c'est un peu mieux écrit.