En achetant la plus belle maison du quartier, les Vendôme pensaient avoir fait une bonne affaire et s'étaient réjouis d'y emménager avec leurs trois enfants. Une nuit, le pire est arrivé. Leur fille Lucrèce s'est jetée du toit, sous les yeux de Malo son petit frère. Traumatisé, le garçon a passé deux mois en hôpital psychiatrique. Depuis son retour, Malo a l'impression que la maison lui joue des tours et s'en prend à lui. Ses affaires changent de place, les murs de sa chambre font des gargouillis, les poignées de porte disparaissent. Même ses parents deviennent bizarres et vivent de plus en plus confinés. Malo est persuadé que la maison dans laquelle sa famille vient d'emménager est malfaisante. Elle les a pris au piège. Un piège mortel...
Née le 7 juin 1958 au Havre. Diplômée de l’Université de Cambridge. Trésorière de La Charte des Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse (de 1999 à 2007). Commissaire permanent chargée des affaires générales de la Sofia (Société Française des Intérêts des Auteurs de l’Ecrit) jusqu’en 2007. Sociétaire de la SGDL et de la SACD.
Publie son premier roman, Escalier C, en 1983. Après quatre romans pour adultes, se consacre à la littérature pour la jeunesse. Scénariste-dialoguiste et consultante pour le cinéma et la télévision. Auteur de plus de cent livres. Récompensée par une cinquantaine de prix dont le Prix du Premier Roman, le Prix des Incorruptibles, le Tam-tam Je Bouquine, le Prix du Polar, le Grand Prix de l’Imaginaire, le Prix des Embouquineurs, le Prix de la SNCF etc. A reçu, à deux reprises, une bourse du Centre National des Lettres pour l’ensemble de son œuvre pour la jeunesse. S’engage depuis 1996 à défendre une littérature de jeunesse de qualité au sein de l’association de La Charte des Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse. Ses passions : jouer du piano (assez mal), chanter (fort mal), faire de l’aquarelle (de mieux en mieux), faire de la tapisserie (pas si mal, ma foi…), jouer à la belote (plutôt bien) et boire du champagne (oh ça, très bien !).
Une petite histoire enfantine sur un enfant de 10 ans aux prises avec une maison maléfique qui a réussi à tuer sa soeur et à mettre en danger sa famille. Tout au long du récit, tous les membres de la famille sont comme des zombies, sans action, sans intérêt. Le changement constant de perspective de narration nuit grandement au récit. La tension retombe dès que le focus n'est plus sur le petit. La pseudo-romantico relation entre le chercheur et la journaliste en herbe est tellement sortie de nulle part et hors de propos qu'elle m'a fait gricher des dents dès leur rencontre. On n'est pas obligé d'avoir une romance dans un roman horrifique... Personnellement, j'ai trouvé tous les personnages, même les adultes, tellement enfantins que je me suis demandée à de nombreuses reprises si c'était vraiment du roman adolescent ou si ce n'était pas du roman 10-12 ans. Peu de temps après ma lecture, c'est presque tout oublier... La révélation de ce qui est derrière la "malédiction" de la maison m'a beaucoup fait penser au mythe de Gilles de Rais ce qui aurait pu être tellement plus intéressant, mais c'est à peine effleuré. Décevant!
Si vous avez aimés ma critique de Ewilan, sachez que « Possession » est du même acabit! C’est tellement rare de tomber sur deux chef d’œuvres à la suite.
On peut voir que Elvire Murail (autre pseudo pour Moka), l’auteure, adopte une allure solennelle et classe sur les photos ; – )… Pas « faussement jeune ». Elle a le mérite que n’ont pas ces vieilles dames continuant à se croire au printemps de leur vie. Cette écrivaine a cumulée de nombreux prix littéraires prestigieux. Et a à son actif des dizaines de romans, en grande majorité pour la jeunesse. Elle est éditée à Paris. Le fait que ce ne soit pas une traduction est un plus, en effet, le plus souvent, on perd quelques tournures de phrases essentielles, dans les traductions (indépendamment de la qualité du travail du traducteur/traductrice).
Protagoniste (parce que tout les autres personnages sont bof^__^) : Malo, 10 ans, (l’âge des enfants dans South Park). Est en CM2 , amnésique (fugue psychologique, pour les curieux) suite au traumatisme du « suicide » (C’est ce que nous allons découvrir?) de sa sœur, Lutèce. Après un court séjour en hôpital psychiatrique, il se demande si sa maison ne serait pas hantée…
Sylviane, la mère moyenne, se change en femme douce et patiente… Non sans avoir appréhendée au préalable le retour de son propre fils… Au départ, Malo présente la psychiatrie comme une tare épouvantable, avant de contrebalancer cette affirmation en reprenant un comportement normal, qui est beaucoup plus sain que les évènements qui vont suivre…
À l' »asile », il va surtout beaucoup dormir, se reposer et… prendre des cachets pour l’y aider. Pilules fidèles, qui lui seront très utiles plus tard. J’ai moi-même fréquenté ces milieux comme quasiment un Français sur deux. Mais ce n’est pas un roman sur l’hôpital. Se réfugier à l’HP (psychiatrie) aurait été plus rassurant que ce qui l’attends dans la vraie vie.
Une superbe plume ! Veuillez le souligner ; -)… Si vous avez aimés ma critique de Ewilan, sachez que « Possession » est du même acabit! C’est tellement rare de tomber sur deux chef d’œuvres à la suite.
La grand-mère, quelle femme ! Elle est venue rendre visite à Malo tout les jours dans son petit calvaire! : – 0… J’ai aussi une grand-mère formidable ! : – )
Ce livre brise complétement les tabous de l’hôpital psy. Notamment celui des enfants. Quoique, après un rapide coup d’œil sur YouTube, le sujet s’est un peu démocratisé…
« »Mais toi, qu’est-ce que tu en penses?
« Je pense que vous êtes une tordue avec un nom ridicule. »
La psychologue resta bouche bée.
« Vous voulez que je développe ? » proposa Malo.
Mlle Crapatte ne souhaita pas le revoir; »
Page 30… Suspens ! Terrifiant pour un enfant de 10 ans ! ; -) Si j’avais lu ça vingt ans plus tôt, j’aurais eu des insomnies!…
Ça ressemble à Paranormal Activity avec les même « soucis de crédibilité ». Ce film était terrifiant pour moi, même adulte.
Malo essayera de s’enfuir par tout les moyens possibles, paniqué à mort. Prêt à rendre l’âme plutôt qu’à affronter sa peur ; – )… Cette maison donne des frissons, y compris aux adultes et aux prêtres.
Ça devient un huis-clos inquiétant…
Mon dieu mais vérifiez l’historique du lieu que vos achetez, avant !! x) Cela vous évitera bien des déboires.
Avec un clin d’œil sympa à Shining que je tairais.
Le père se retrouve sans ses chaussures tout en ne s’en rendant pas compte tel Stephan Hawking dans le film américain « Le rite »… Ce serait bien aussi de l’adapter au cinéma ; – ) . Moi producteur, j’achète les droits direct!
Le livre est ni trop long ni trop court ! Parfait. Plus long il se perdrait dans les détails le superflu et les péripéties, plus court, il serait clairement une arnaque x)…
Quant à la réponse à la question posée dans le résumé sur la supposée folie de Malo, le problème de la folie et la névrose; c’est comme les théories du complot, tout est une question de points de vues ; – )…
Après un drame familial tragique, Malo a séjourné en hôpital psychiatrique quelques mois. Mais depuis son retour chez lui rien ne semble se dérouler normalement. Sa famille se comporte bizarrement. Elle répète les mêmes mots. Les mêmes gestes. Très vite elle ne veut plus sortir. Vivant en autarcie. Et si la maison les retenait prisonniers ?
Avec son dernier roman, Moka vient s'inspirer des codes du roman d'horreur pour proposer sa version de la maison hantée, le tout destiné à un public adolescent.
C'est une belle réussite ! À la croisée de plusieurs genres, intrigue policière, univers fantastique, scènes comiques, et évidemment ambiance teintée d'horreur, Possession fera frissonner les jeunes néophytes, tout en faisant sourire leurs aînés adeptes du genre.
C'est délicieusement terrifiant. Les personnages sont charmants. Et on passe un très bon moment à voir les mécanismes démontés et remontés pour la jeunesse.
“Possession” est un livre qui appartient à ma mère. Travaillant dans une école primaire, elle s’est prit de passion pour les romans littérature jeunesse, voire YA. Je pensais, en commençant ce livre, qu’on serait loin de mes lectures horrifiques habituelles (le dernier en date étant “L’exorciste”). Eh bien, je me suis bien trompée…
Je me suis dans ma lecture à l’aveugle. Je n’ai pas lu le synopsis, je ne me suis pas renseignée au préalable sur “Possession.” Tout ce que je savais, c’était qu’il s’agissait d’un roman jeunesse. Je ne m’attendais pas au degré de noirceur que recelait ce livre.
Avant de parler du livre en lui-même, est-ce un roman jeunesse ? A mon humble avis, oui et non. Oui, car le personnage est jeune et que des adolescents ou des préadolescents peuvent s’identifier à lui. Oui parce que l’horreur n’est pas graphique. Non car les sujets abordés sont beaucoup trop sombres (suicide, “meurtre”, torture, mention de sexe,...).
Mais qu’en ai-je pensé alors, du haut de mes 25 ans ?
J’ai passé un bon moment en lisant “Possession.” Une lecture rapide qui m’a pris trois heures de mon temps, une ambiance sympathique, des idées originales et une prose plus qu’agréable. Je regrette simplement la longueur du récit, qui est bien trop courte. La fin est un peu précipitée et on n'a pas vraiment de réponses à toutes nos questions. Le rôle de nounours m’a même laissée perplexe.
Ce roman (si ce n’est une nouvelle ?) m’a surprise par sa lourdeur et son ambiance que j’ai ma foi fort appréciée.
3,5 ⭐️ La quatrième de couverture présentait une histoire prometteuse et remplie de suspense. En commençant la lecture, nous apprenons brièvement à connaitre Malo, le personnage principal. Nous nous attachons à ce jeune garçon, qui voit sa vie chamboulée après un événement tragique. Toutefois, dès que les bases sont établies, le récit se concentre sur d’autres personnages, et ce, de manière superficielle. Cet aspect du roman empêche toute profondeur et tout attachement aux personnages dans la lecture. Cela crée une rupture dans le suspense, ce qui est regrettable, puisque le sujet choisi et les idées développées sortent de l’ordinaire.
2.5/5 L'histoire était sympa et toute la partie recherches sur la maison était hyper interessante. Je met que la moyenne parce que je suis déçue de la fin. On a pas réellement d'explications réellessur le pourquoi de ces évènements (ou alors j'ai pas compris). J'aurais voulu que l'histoire penche plus du côté de la thèse de la folie (maladies mentales) plutôt que du côté surnaturel. Par contre l'ambiance est assez pesante à certains moments malgré le fait que le roman soit court.
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3,5. Oulala il m’a fait un peu peur ce livre! (Bon, je suis facilement impressionnable aussi, et là on parle d’une maison qui pousse des enfants à se tuer, donc…) L’écriture est efficace, et les personnages intéressants. L’intrigue nous tient en haleine. Ce que j’ai particulièrement apprécié: le style qui évolue au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire et de l’emprise de la maison: phrases de plus en plus courtes, épurées, accélération des enchaînements de chapitres. Diablement efficace!
J'ai bien aimé cette histoire, la trame est addictive, l'ambiance est oppressante à souhait, et le personnage de Malo m'a vraiment fait vivre son histoire pleinement. Certains élements sont un peu expédiés trop rapidement, j'aurai aimé en savoir plus sur la maison, le passé sordide, etc, mais il reste très agréable à lire.
Bien que son personnage principal ait dix ans et que ses réactions aient parfois une petite connotation enfantine, ce roman vise clairement un public qui n’a pas froid aux yeux, Moka utilisant tous ses talents pour faire monter l’angoisse alors que la maison se retourne contre ses habitants et que le danger augmente.
J'ai trouvé se livre rafraîchissent, alors qu'il est sensé faire peur. J'ai trouvé qu'il était simple à lire et le fait de changer de point de vue avec un narrateur omniscient a apporté, je pense, cette fraîcheur. Je le conseille à qui veut une petite lecture comme ça.
J'ai dû lire ce livre il y a 2/3 ans, et je me souviens qu'il m'a perturbée, mais vraiment. Je ne pouvais plus m'arrêter de le lire je me souviens même que j'avais fait un exposé dessus. Je l'avais ADORÉ
Du potentiel mais j’ai trouvé que ce n’était pas assez creusé ! Récit rapide mais différents narrateurs s’enchaînent et les transitions ne sont pas toujours au top. Un épilogue aurait été bienvenu
Avoir un protagoniste aussi jeune dans une histoire horrifique ? J’ai trouvé ça rafraîchissant. Bien que ce livre n’est pas parfait, il est très facile à lire, et c’est un type d’horreur que je n’avais pas vu jusque là, que j’ai beaucoup apprécié. L’ambiance créée par le roman était parfaite. Cependant, la romance n’était pas nécessaire, un peu forcée, et quelques passages étaient plutôt lents et vides.
En bonne flipette, je suis bien contente de lire des histoires d'horreur pour enfants parce qu'au moins, je sais gérer... Là, en tant qu'adulte, j'ai rapidement vu le but de l'histoire. Ça surfe un peu sur la vague du kiffe de la sorcellerie, tout ça. Mais c'était quand même bien flippant. Je me dis que l'autrice a été un peu vite mais ça reste un roman court donc peut-être pas le choix? Pour moi, ça n'a quand même pas la force de L'enfant des ombres.