"Quand l'homme est mangé cru, il est moelleux sous la dent, sa chair est délicate, et je ne sais jamais quel vin choisir."
Ainsi commence le stupéfiant monologue qu'Alix livre à son journal.
Jour après jour, elle retourne à son obsession, se retient de passer à l'acte, domestique l'envie d'androphage. Quand ce n'est pas l'écriture qui lui sert d'exutoire, c'est son supérieur hiérarchique au ministère de la Culture qui fait office de paratonnerre. Un féminisme cannibale, qui est aussi une nouvelle manière de lire le monde, d'aborder les rapports de force et de séduction.
Iegor Andreïevitch Siniavski, dit Iegor Gran, né le 23 décembre 1964 à Moscou, est un écrivain français. Fils de l'écrivain russe Andreï Siniavski, dissident soviétique, arrivé en France à l'âge de dix ans, Iegor Siniavski y grandit. Il fait des études d'ingénieur à l'École centrale de Paris. Il entreprend en parallèle à son travail d'ingénieur une carrière d'écrivain et choisit comme pseudonyme le nom de famille de sa femme, Gran.
Bon, j'abandonne ce roman. Je suis arrivée à la moitié et je ne suis toujours pas rentrée dedans. Mais que quelqu'un me le dise.. A-t-elle finalement succombé à la chair humaine ??