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Le Premier

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Vaïn n’est pas mort. Pourtant, son frère l’a tué. A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ? Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l’a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite… Une traque terrible et périlleuse commence… Elle durera des siècles. La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu’au début de Rome.

320 pages, ebook

First published January 1, 2015

40 people want to read

About the author

Nadia Coste

48 books9 followers
Nadia COSTE est née en 1979, sur les bords du Rhône. Elle grandit dans une famille aimante, toujours en mouvement, qui lui fait découvrir, entre autres, les berges des rivières et le plaisir d’étudier les têtards en pleine nature.

Après une scolarité moyenne, animée par une imagination débordante, elle obtient un bac ES qui la conduit à Aix-en-Provence où elle souhaite mener des études dans les métiers du livre.

Séparée de ceux qu’elle aime, elle découvre la solitude, l’isolement mais aussi la lecture et la littérature qui la fait vibrer : l’Imaginaire.

Un chemin se dessine, une décision s’impose. De retour à Lyon, elle entame une formation commerciale et son premier roman à la manière d’un exercice, de la fan-fiction sans le savoir.

Diplôme en poche, elle trouve un travail administratif dans le secteur bancaire.

Elle découvre alors la Fantasy et Robin Hobb : la conviction de suivre son chemin se renforce.

Elle s’attelle à son second roman, une nouvelle figure imposée mais plus complexe, deuxième étape de son apprentissage de l’écriture.

En 2004, elle écarte les romans exercices pour rechercher l’histoire qui méritera les années et l’énergie nécessaires à son aboutissement. Les fedeylins sont prêts à éclore.

Plus de six ans et neuf versions plus tard, le premier des quatre volumes de Fedeylins est publié chez Gründ.

Nadia vit toujours à Lyon, elle est mariée et mère de deux enfants.

Elle est membre de CoCyclics, un collectif de jeunes auteurs qui s’entraident pour améliorer leurs manuscrits grâce à la relecture critique.

(Cité de: http://www.fedeylins.fr/)

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11 (23%)
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4 (8%)
1 star
1 (2%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews8 followers
June 14, 2015
J’en ai déjà parlé par ici, mais de toutes les représentations vampiriques qui envahissent nos écrans et nos pages depuis des années, j’ai une large préférence pour le bestial, le violent, celui qui dévore de la chair fraiche (enfin, surtout le sang qu’il y a dedans) sans forcément accompagner ça d’un Chateau Latour 1886 sur fond de concerto pour clavecin. Vous l’aurez compris, la vision romantique du vampire, son rapprochement à la sensualité, voire à la sexualité, me laissent froid la plupart du temps (il dit qu’il voit pas l’rapport), même si c’est un héritage direct de la littérature du XIXe siècle.

Autant vous le dire tout de suite, pour cette raison seule, la lecture du livre « le Premier » de Nadia Coste aux éditions Scrinéo fait un bien fou ! Comme son titre l’indique, ce roman nous raconte l’histoire de Vaïn qui deviendra le premier vampire après avoir été assassiné par son frère. Ce début d’histoire se déroule à l’époque du néolithique et les deux frangins appartiennent à une tribu primitive type chasseurs-cueilleurs, sont armés d’outils en pierre taillée et vivent en petite communauté. On suivra la découverte des pouvoirs et contraintes de Vaïn ainsi que la traque de son frère Urr et de tous ses descendants.

On retrouve l’utilisation de quelques poncifs du genre, mais l’auteur esquive à peu près tous les pièges et clichés qui entourent cette mythologie largement surexploitée. Le cadre historique, tout d’abord, est à la fois très original et crédible, mais c’est surtout l’évolution du héros qui donne tout son intérêt au roman. Vaïn débute l’histoire en tant qu’ado paumé et évolue avec la découverte de sa nouvelle condition, il devient un prédateur implacable mais garde toujours des doutes et des peurs, des angoisses liées à la solitude (qui frisent la folie par moments). Pourtant, il ne tombe jamais vraiment dans l’auto-apitoiement et le « oh mon dieu c’est trop injuste, pourquoi moi ? ». Nadia Coste reste en équilibre constant entre l’humain et le prédateur, elle ne bascule ni dans le héros geignard ni dans le monstre inhumain et c’est ce qui garde son lecteur accroché jusqu’au bout.

L’intrigue générale reste simple, les amateurs de complots tortueux n’y trouveront pas leur compte mais le livre est assez court et ses qualités empêchent le lecteur de s’ennuyer. On découvre les caractéristiques de la mythologie vampirique d’un œil neuf, les quelques explications présentées par Nadia Coste (notamment les circonstances de la naissance du premier vampire) sont bien amenées et astucieuses, elles gardent toujours un côté naturel et logique, le vampire est une aberration évolutionniste mais le surnaturel n’intervient jamais ouvertement.

Vaïn fait des expériences pour connaitre ses possibilités et ses limites, que nous connaissons en majorité avant lui, ça rend la lecture ludique par moments, on se demande comment il va découvrir tel ou tel truc. Sans être vraiment trop gore, Le Premier reste tout de même violent et cru, y’a de la bestialité là-dedans, ça saigne et ça se bouffe. Les quelques scènes d’action sont d’ailleurs bien dosées et dynamiques, le rythme général de l’histoire est très bien équilibré, j’ai vraiment passé un bon moment grâce à ce livre, c’est un très bon divertissement, malin, rafraichissant et rudement bien écrit.

J’ai reçu ce livre grâce à la dernière opération Masse Critique du site Babelio, merci à eux et aux éditions Scrinéo. D’ailleurs, comme pour Aeternia chez le même éditeur, la couverture est vraiment superbe, et donc aucune surprise en découvrant Aurélien Police comme illustrateur derrière, encore. Ce mec devient un incontournable de l’illustration et tant mieux, on en voudrait plus des comme lui.

Lire la critique sur mon site
Profile Image for Juliette.
479 reviews24 followers
August 14, 2018
Malgré une petite longueur à la fin de la premiere partie; c est un roman tres interessant sur la nature (non) humaine, les rivalites fraternelles et comment faire face à des pulsions qui dépassent.
C est un roman tres sombre qui revisite le mythe des vampires et des loups garous d'une maniere interessante.
par contre, Vain est tres stupide mais ca ne gene pas la lecture, on rigole souvent à ses depends.
Mention speciale à la fin où l'on voit se dessiner une histoire que l'on connait tous bien, mais je n'en dis pas plus.
Profile Image for Marie Flower Panda.
359 reviews
May 6, 2017
Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai un attrait tout particulier pour les éditions Scrineo dont les titres ne cessent de me surprendre autant par leur originalité que par leur qualité. Le Premier de Nadia Coste est un roman qui a su me surprendre. Déroutant et dérangeant, il nous emmène sur les traces du premier vampire.
Si je vous dis Edward ? Stéphane ? Jack ? Eh bien oubliez. Oubliez Twilight, Vampire’s Diaries ou encore Les Vampires de Manhattan. Nadia Coste décide de redonner ses lettres de noirceur au vampire et ce, avec beaucoup d’originalité. Et quoi de mieux pour nous faire redécouvrir le mythe du vampire que de nous mener à ses origines ?

Avant même que les grandes civilisations voient le jour, l’univers recelait déjà d’étranges mystères. Vaïn, tout juste adolescent, voit sa vie bouleversée le jour où son frère l’a tué. Oui, je sais, cela paraît un peu paradoxal mais en même temps, les vampires ne commencent à vivre que lorsque les hommes meurent. C’est exactement ce qui arrive à Vaïn. Nous en arrivons donc à la question suivante : pourquoi ? Pourquoi Vaïn a-t-il été tué par son frère ? Était-ce un accident ou un acte malveillant destiné à éliminer l’élément faible de la meute ? Vous avez saisi ? Entre les deux frères, l’entente était impossible, le Destin, la Nature en ont voulu autrement.
Il est des légendes à ne pas ignorer. Toutes contiennent une part de vérité et si la frontière entre le mythe et le réel s’avère parfois floue, certaines choses sont incontestables. Afin d’épouser la belle Milana, Urr doit prouver aux yeux de sa tribu qu’il est un homme. Doté d’un physique avantageux, bien développé et athlétique, l’épreuve de chasse ne représente qu’une formalité pour le jeune homme. Fort de ses talents de chasseurs, il ne fait aucun doute qu’Urr saura ramener une prise digne de lui, au moins un auroch. Pour son frère Vaïn, frêle, maigrichon et palot, être confronté à la réussite de son frère est en revanche une épreuve qu’il ne saurait supporter. D’autant plus lorsque l’enjeu n’est nulle autre que la femme qu’il désire. Les deux frères, opposés en tout, se retrouvent alors dans une rivalité amoureuse. Du moins… Encore faudrait-il que Vaïn existe seulement aux yeux de son frère. Cette rivalité n’existe que dans l’esprit de Vaïn tant celui-ci est insignifiant pour Urr. Là, vous vous dites : « oh le méchant, vilain Urr qui n’aime pas son petit frère et qui va le dégommer ! ». Et je vous arrête tout de suite. Car s’il y a un aspect de ce roman que j’ai énormément apprécié, c’est bien la noirceur de ses personnages, qui ne suscitent aucune admiration, aucun amour, tant ils sont engoncés dans leur haine et leurs erreurs. Urr part à la chasse mais Vaïn avait bien l’espoir de ne jamais le voir revenir. Et là, ça fume dans votre cerveau et vous vous dites : « donc c’est de la légitime défense ! ». Bah non… Vaïn va commettre l’erreur de suivre les traces de son frère parti à la chasse et de tomber sur lui alors que de nouveaux instincts s’éveillent chez son aîné. Pour Urr, il n’y a pas de place pour les faibles. Vaïn est faible. Il doit être éliminé. Alors lorsque Vaïn finit par rejoindre son frère pour régler ses comptes, ce n’est pas le hasard qui lui tranche la gorge, ce n’est pas le hasard s’il finit par tomber dans les rapides… Urr n’y est pas pour rien. « À l’insu de son plein gré » ? En tout cas, Vaïn n’y survivra pas. Pourtant, il va finir malgré tout par se relever. Pourquoi la Nature lui a-t-elle permis de « vivre » ainsi ? Seul, l’âme aussi glacée que son corps, le jeune homme est déterminé à prendre sa revanche. Avide de sang et de vengeance, il va donc se lancer à la poursuite de la terrible créature qu’est devenue son frère. Justicier ? Du moins, c’est ainsi qu’il se considère, car si la Nature lui a permis de revenir, c’est uniquement pour rétablir l’équilibre.

Nous voici donc lancés à travers les âges, du néolithique jusqu’à la naissance de l’Empire romain aux côtés de Vaïn. Réussira-t-il à mener à bien la mission que la Nature lui a confiée ? On ne peut pas dire que Vaïn soit le genre de personnage qui s’apprécie. Bien au contraire ! Chacun des personnages se caractérise par l’antipathie qu’il suscite envers le lecteur et aucun ne se démarque réellement par ses qualités, excepté un seul d’entre eux (mais chuuuut… je n’en dirai pas plus sur celui-là). Vaïn le premier vampire, le premier de tous, qui doit par conséquent trouver seul son chemin et comprendre ce qu’il est devenu. L’ambiance est à l’image de la couverture : sombre, empreinte de mystères et violente. En effet, la violence est ici présente à tous les niveaux : violence psychologique mais aussi et surtout physique, donnant lieu à des passages particulièrement gores (âmes sensibles s’abstenir !). Personnellement, j’aime beaucoup ce genre de roman à l’ambiance lourde et pleine de noirceur. Nadia Coste revisite la lutte éternelle entre lycanthropes et vampires en remontant aux origines du mythe, symbolisée par la guerre fratricide entre Vaïn et Urr.

Le Premier de Nadia Coste est un gros coup de cœur, tant ce roman a su susciter en moi des émotions contradictoires. Gore, déroutant et dérangeant, il m’a mis à plusieurs reprises mal à l’aise tout en m’intriguant assez pour ne pas parvenir à le reposer avant de l’avoir terminé ! Avis aux amateurs !

http://drunkennessbooks.blogspot.fr/2...
Profile Image for Kittymelo.
34 reviews
February 17, 2017
Que ce soit la couverture ou l'histoire, ce roman est assez particulier. Il plane autour de ce dernier une atmosphère brumeuse, sombre au parfum de jalousie et de vengeance.

Globalement, j'ai bien aimé cette lecture même si plusieurs aspects proposés ne m'ont pas spécialement plu.

L'histoire est mystérieuse car on débarque dans une époque préhistorique en compagnie de personnages dont on ne connait rien des mœurs et coutumes. On ne sait pas pourquoi on est là mais très vite, on comprend que l'histoire va s'articuler autour de deux frères amoureux de la même fille. Dès lors va commencer une traque sans fin sous couvert de malédiction et d'immortalité.

Ce livre étant assez court, 315 pages écrit dans une police d'écriture plutôt grande, on se rend compte que tout va très vite. Que ce soit le récit ou les réactions de Vaïn, peu de temps est consacré à la réflexion pour le lecteur. Quelques lignes suffisent pour lancer la traque de Vaïn et la trame ne va pas en profondeur. L'auteure ne perd pas de temps en explications ou en passage plus long, ce que je regrette un peu.

Je n'ai malheureusement pas du tout accroché au personnage de Vaïn. La quête dont il se croit investi d'entreprendre est très insolite voire absurde et j'avoue ne pas avoir trop compris pourquoi il entamait une telle chose d'un coup. En tant que lecteur, je trouve que nous sommes peu enclins à comprendre ses actes puisque sa logique lui est propre sans pour autant être approfondie ou justifiée.

Son côté impulsif et sa jalousie fraternelle va le conduire à passer sa vie sur les routes du monde. Explorer des contrées et des civilisations inexplorées.

Par contre, j'ai beaucoup aimé la seconde partie du roman. Celle où l'on commence enfin à entrevoir le but véritable du périple de Vaïn, celle qui voit évoluer les choses de manière intéressante.
Tout au long du récit, Nadia Coste a dissimulé plusieurs mythes historiques ou imaginaires que l'on ne discerne qu'au moment où les dernières pages se tournent. C'est vraiment bien car on ne s'y attend pas et donne une petite touche singulière supplémentaire.

En résumé, une histoire simple quoique originale de part la mythologie abordée et une quête pour le moins originale du protagoniste.


http://melimelobooks.blogspot.com/201...
Profile Image for BooksnPics.
246 reviews19 followers
August 15, 2015
Tué par son frère, dont il était jaloux, Vaïn ne pensait pas avoir “la chance” de pouvoir se venger de ce dernier. Lorsqu’il se réveille, “ressuscité”, attiré par le sang et ne supportant plus la lumière du jour, il ignore tout de cette nouvelle condition que la Nature semble lui avoir offert. Il doit gérer cette vie qui lui est étrangère, en apprendre les règles. Isolé de tous, et à travers les âges, Vaïn va poursuivre, sans relâche, son frère et ses descendants.

Entre rivalité, meurtre, traque et trahison, “Le Premier” nous embarque dans un voyage de longue haleine, allant du néolithique aux origines de Rome…

Le mythe du vampire est peut être l’un des sujets les plus développés et les plus détournés de la littérature contemporaine. Alors que Bram Stocker fut l’un des premiers à utiliser ce thème dans la littérature désormais dite “classique”, nombreux sont les auteurs à avoir revisité le sujet au niveau de la littérature fantastique s’adressant surtout aux jeunes adultes, transformant “le prince des ténèbres” en personnage attirant, sexy, loin de l’image classique et ancestrale qui lui était donnée.

Ce qui m’a plu dans le roman de Nadia Coste est justement ce fait que, même si il se place dans la catégorie Fantastique – Jeune adulte, “Le Premier” sort des sentiers battus, nous plongeant dans un contexte noir à souhait, au plus profond des origines du mythe. Son originalité en fait sa force.

Ajoutez à cela le style rédactionnel très addictif de Nadia Coste, des chapitres courts rythmant notre lecture, et nous présentant les diverses étapes de la quête de notre personnage principal – personnage au demeurant très “humanisé” , en proie à la solitude, et se remettant continuellement en question.

Si vous êtes un adepte de lectures fantastiques noires (très noires), et si vous voulez, comme moi, vous éloigner de cette image “sexy” donnée aux vampires dans la littérature moderne contemporaine, “Le Premier “ est fait pour vous :)

Last but not least, je ne pouvais pas terminer cette chronique sans mentionner le magnifique travail d’illustration d’Aurélien Police, qui signe la couverture de ce roman. Une interprétation fidèle de l’ambiance de ce roman!
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