Une bouteille de rouge, un cigare, un ordinateur, un écrivain au travail. Il souhaite raconter sa vie et, plus que tout, publier un livre. Il a vécu une peine d’amour, il est inspiré. Un pur cliché ! C’est sans compter l’extraordinaire talent d’Akim Gagnon pour l’autodérision et la mise en scène effrontée et hilarante de lui-même. Ce qui apparait d’abord comme un bouquet d’anecdotes d’ivrogne révèle un homme aussi émouvant que tonitruant, engagé jusqu’aux tripes dans la vie.
Akim Gagnon est l’auteur de trois romans aux éditions La Mèche : Le cigare au bord des lèvres (2022), Granby au passé simple (2023) et La dèche (2025). Il signe également trois recueils de poésie : Jouer au pool d’une main et écrire de l’autre (à compte d’auteur, 2021), Y va l’échapper l’bonhomme (à compte d’auteur, 2022) et Deux pour un (Hurlantes Éditrices, 2024). Les thèmes qui lui sont chers gravitent autour de sa propre existence, de l’amour, de la famille, de l’art, de l’alcool et de l’humour, souvent marqué par une touche scatologique. Son dernier ouvrage, La dèche, clôt en beauté une trilogie autofictionnelle. À partir de maintenant, Akim s’engage dans une voie littéraire radicalement nouvelle : il écrira uniquement de la bullshit pure à 100 %.
À la fin de mon année de lecture 2021, j’ai fait un palmarès de mes livres préférés. Par la suite, Akim m’a dit : “J’espère me hisser dans ton top 2022.” Ce commentaire m’a fait peur. Je me suis dit : “j’espère que ce sera pas d’la marde son livre.” Finalement après 3 pages, je savais déjà que c’était moi qui était dans marde parce que j’ai lu son livre en début d’année et qu’il sera très difficile à détrôner.
La plus grande qualité d’Akim c’est de décrire les choses sans filtre. De dire les vraies affaires. Telles qu’on les vit au quotidien. Ce qui donne vie à des moments aussi dégueulasses que sincères et émouvants dans ce livre où, à mon avis, tout le monde peut s’identifier à un endroit ou à un autre. À grands coups de vomissures et de pets sauces, il nous plonge rapidement dans son état d’ivresse constante et nous fait revivre des moments qu’on n’a pas vraiment eu l’occasion de vivre dans les dernières années. Une expérience gastronomique “hors de prix” dans un resto hors de prix, boire plus de bière cheap pour faire plus de social dans un bar miteux, popper une pilule sur une toune de Lana Del Rey dans un karaoké du village, filtrer du vin vitreux pour pas le gaspiller et chercher sa dignité ou son piton de cellulaire le lendemain.
“J’ai un noeud dans ma psyché qui me pousse à utiliser l’alcool comme lubrifiant social”
Akim joue avec les mots d’une manière unique. On voit tout comme si on y était. J’aime toujours m’imaginer passer une journée dans la tête de quelqu’un d’aussi créatif. Écrire 4 pages complètes sur la consommation excessive de Reese’s, faut être plus que créatif. Akim Gagnon nous invite en dessous de son chapeau le plus cher le temps de 335 pages de pur divertissement. Ce qui apparait au départ comme le journal intime d’un alcoolique nous permet de découvrir un jeune homme imparfaitement attachant. Un gars en constante introspection et plein de sincérité. Certains passages ont presque été thérapeutiques pour moi, tellement j’ai réalisé que j’avais beaucoup de points en commun avec lui. C’est pas compliqué j’ai dévoré ton livre mon ami. J’ai crié, j’ai rit, j’ai pleuré, j’ai tout vécu.
Mais quel livre étonnant. L’auteur nous plonge dans sa vie bourrée d’alcool, de drogue, de vomissure et de diarrhée. Ses mésaventures se succèdent, ses échecs s’accumulent et son morale peine à remonter la pente. On découvre un homme vulnérable, complexé et blessé. Un homme au coeur amoché qui nous rappelle pourtant qu’être imparfait, c’est être humain. Chose certaine, la plume d’Akim Gagnon est incomparable. Elle est crue, vulgaire. Je ne vous cacherai pas que, par moment, j’ai trouvé que c’était lourd et décousu comme lecture. J’avais de la difficulté à suivre le rythme tant ce mode de vie est à l’opposé du mien. Je dirais que c’est une belle découverte malgré les quelques "too much details" que je me suis murmuré ici et là. J’ai eu un faible pour le double sens du titre et la fin était parfaite !!
« C’est incroyable ce que je peux faire pour ne pas être célibataire. Je ne sais pas où je puise toute cette énergie, mais je suis capable d’aller très loin pour être certain de me coucher avec quelqu’un dans un lit, souvent avec une personne qui ne fitte pas du tout avec moi. J’ai juste envie de vivre des émotions fortes. On dirait que j’aime jouer le personnage du martyr amoureux rejeté. »
« Ne pas retenir ses ami•e•s est parfois le plus beau cadeau à offrir. À s’offrir. »
C’est vraiment un bon livre. C’est le fun de voir l’évolution du personnage, de l’humain derrière aussi.
Je crois qu’au delà des jokes de marde pour les hommes c’est vraiment plus difficile de creuser dans l’écriture comment la vie est injuste et qu’elle a son lot de défis. Surtout quand il faut avouer avoir des problèmes de consommations. Ça va sûrement aider certaines personnes à voir et comprendre que leur consommation est excessive pis c’est une bonne chose.
J’ai lu ce roman en moins de 24h. Peut-être parce que je connais beaucoup des références qui s’y trouvent, que ça parle d’un gars aux prises avec ses démons, ou que ça détaille le cheminement de l’écriture d’un premier roman. C’était le bon livre au bon moment. L’auteur a un sens du rythme hallucinant. Même des mésaventures de brosses qui finissent inévitablement par des diarrhées me laissaient le souffle court, et m’ont parfois ému. C’que la vie peut nous surprendre, parfois.
Comment dire… c’est l’autobiographie d’un homme alcoolique. L’écriture est plutôt agréable, mais je crois qu’en 40 ans de vie, je n’avais jamais autant entendu (lu) d’anecdotes de chiasse, de vomi et de merde. Ça finit par être vraiment trop… J’ai failli abandonner le livre plusieurs fois, mais heureusement, c’était entrecoupé d’anecdotes plus intéressantes et touchantes…
Gros coup de coeur! J’ai ri fort, j’ai pleuré pas mal. J’avais l’impression que l’histoire m’était racontée par un grand chum de longue date. L’écriture est crue, sans censure. J’ai tout aimé.
Ce livre parle définitivement trop de diarrhée et de vomi. Même si les reflexions et le cheminement du personnage sont effectivement interessants, les détails infinis de nature scatologiques sont tellement présents qu’ils finissent par être un personnage en soi. L’omniprésence de ces details ont freiné ma curiosité et je n’ai lu qu’un peu plus de la moitié du livre. Ce livre n’est probablement pas pour tout le monde, à vous de juger.
Le cigar au bord des lèvres, c’est une série d’anecdotes, d’histoires de grosses brosses, de chiasses explosives, de relations amoureuses malsaines, mais aussi de réflexions sur le mode de vie destructeur de Akim. L’évolution du personnage est intéressante à constater. C’est cru, touchant, parfois difficile, mais également très beau.
J’ai vraiment aimé le style d’écriture, c’est très brut, sans filtre et volontairement dérangeant. Mais faut être averti, le livre est rempli de descriptions très graphiques de fonctions corporelles pas très glorieuses, conséquence directe de l’alcoolisme et de la déchéance. On parle vraiment souvent de matières fécales, sans détour. C’est sale et malaisant parfois. Pourtant, contre toute attente, ça marche! Hâte de lire son autre livre : La dèche!
Redondance d'anecdotes de pipi, de caca et de vomit secondaires à l'abus d'alcool. Étrangement ça se lit super bien. Akim est attachant et a véritablement un talent d'écriture.
Sérieux le semi-bio d’artiste de mtl j’en ai plein mon cul 😭 genre voir que tu fais 200 pages sur toi qui rote pis qui pete. La seule façon j’me rattache à l’histoire c’est grâce aux name drop de rues sacrament.
Livre qui doit être super apprécié par les artistes incompris de mtl qui sont alcooliques sans le savoir.
Parce que je suis hypocrite, je vais sûrement lire un autre de ses livres. #achatdemardelocal
J’ai trouvé ça brillant, triste et sincère. C’est le genre de livre qui vient te chercher dans les tripes et qui t’embarque pour 330 pages. Tu es carrément incapable de décoller tes yeux des mots que tu lis. C’est trash (j’adore ça) et ça fait le charme du livre. J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture. Très hâte de lire le prochain!
J’ai complètement accroché à ce livre. C’est cru, vrai, drôle, vulnérable, en ayant toute de même la sensibilité de l’auteur qui nous embarque dans son histoire, merciii !
Mon dieu! Coup de cœur! Je l’ai lu presque d’un coup sans vouloir le déposer! C’est trash et malaisant par moment, mais en même temps ça sonne tellement vrai! On ne peut que s’attacher à Akim!
Akim Gagnon nous transporte dans un roman-biographique abordant autodestruction, dépression, rupture, alcoolisme et quête identitaire.
À la fois auteur et personnage principal, il a pour projet d’écrire un livre. Il nous partage, au fil de ce projet, des anecdotes incroyables et touchantes, et parfois étranges ou répulsives. Tout en gardant un genre provocateur, Akim est un livre ouvert nous laissant apprécier sa vulnérabilité, sans retenue. Pratiquement chaque phrase est intéressante, chaque mots semble choisi avec minutie. Durant la thérapie qu’Akim débute, son roman et lui se construisent. L’autodestruction fait davantage place à l’autodérision.
La chute de chaque chapitre est soigneusement coulée ! Du bronze en barre. 😝
(EN) This book is anything but SHIT🤎!
(even if half of the chapters mention it)
Akim Gagnon transports us to a biographical novel dealing with self-destruction, depression, breakup, alcoholism and the quest for identity.
Author and main character, he plans to write a book. He shares with us, throughout this project, incredible and touching anecdotes, and sometimes strange or repulsive. While keeping a provocative genre, Akim is an open book that lets you appreciate its vulnerability, without restraint. Almost every sentence is interesting, every word seems carefully chosen. During the therapy that Akim begins, he and his romance build. Self-destruction makes more room for self-mockery.
3,5 ⭐️, je pense. C’était le fun. Ça a rempli sa job de livre: je l’ai lu vite, en le lâchant pas, parce que j’avais envie de le continuer. Ok, vers la fin j’ai trouvé que ça tournait en rond pis que j’avais probablement pas besoin de lire encore une histoire de se-chiage-dessus, ça amenait pu rien. Mais restait pu tant de pages pis j’ai power through. Je pense pareil que j’aime ben ça les livres avec des protagonistes pas aimable. Je sais pas si chu passée à côté d’une belle occasion d’être empathique, j’ai lu quelques critiques pis les gens parlent du grand sensible qui transparaît à travers les pages; ce qui est pas totalement faux, mais ça le rend pas attachant non plus. Ça m’a un peu fait penser à Ce qu’on respire sur Tatouine mais en moins awkward pis plus su’a coke. La fin s’en va nulle part mais il le sait pis décide de clore avec une belle petite anecdote.
J'abandonne. Ou du moins, je mets ma lecture en pause. J'ai lu plus de 2/3 du livre et je n'en peux plus de cette histoire qui ne va nulle part. Pourtant, j'avais adoré Grandby au passé simple. L'écriture de Gagnon était crue, mais attachante. Ici, c'est seulement cru. Il le dit lui-même :« Je passe d'une anecdote scatologique à une crise d'amour. C'est ça en boucle depuis 100 pages.» J'avais donc de l'espoir pour les 100 prochaines, mais non... Il passe de ses anecdotes scatologiques à sa surconsommation d'alcool. Et c'est tout. Avec un cigare "au bord des lèvres" !
DU GÉNIE. Je ne me rappelle pas de la dernière fois que j’ai bu avec autant de plaisir les paroles d’un livre. Ce roman auto-biographique d’Akim est à la fois con et profond. J’ai ri et pleuré après seulement 30 pages. J’adore comment il fait trop allusion à la vie de merde (littéralement) qu’il a et que nous avons tous. Ça promet pour sa prochaine parution que j’attends avec impatience.
J’ai beaucoup aimé ce livre .Tantôt émouvant tantôt drôle …bref ce livre m’a beaucoup divertis j’ai bien hâte de lire Granby au passé simple .C’est rare que je lis du Québecois mais celui ci j’ai beaucoup aimé 🥰
Mon premier livre en français ! Yay! J’avais vraiment du fun en lisant, c’était assez simple pour moi, si quelqu’un a plus de livres comme celui-là à me recommander send them my way 🙏🏼🙏🏼🙏🏼
Ce livre se démarque par son langage cru et drôle, mais également par les thèmes profonds qui y sont abordés. Une belle sensibilité est présente tout au long. Un livre à lire pour sortir de sa zone de confort. J'ai adoré✨