Novembre 2022. Un cyclone d’ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Les compagnies d’assurances font faillite, la finance américaine s’effondre, entraînant dans sa chute le système mondial. Plus d’argent disponible, plus de sources d’énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications…. En quelques mois, le monde tel que nous le connaissons est englouti. Huit ans plus tard, les rescapés tentent de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie. Deux femmes, à la veillée, racontent cette épopée de l’humanité. Saura-t-on inventer, au coeur du désastre, d’autres façons de vivre ensemble et d’habiter le monde ? Un roman visionnaire et inspirant, autour de questions >environnementales devenues incontournables.
À propos de l’autrice Née en 1979, ANTOINETTE RYCHNER a obtenu le prix Michel-Dentan et le prix suisse de littérature 2016 pour son premier roman, Le Prix .
« Excellent roman, remarquable à plus d’un titre. » François Busnel, La grande librairie , France 5
« Un roman coup de poing qui laisse un goût de caresse. » Pablo Servigne
« Une épopée lumineuse sur la fin d’un monde. […] Le récit d’une humanité riche, condamnée à la sobriété. Passionnant. » Ouest-France
« Si ce roman aux faux airs de manuel survivaliste est aussi réussi, c’est parce que la Suissesse Antoinette Rychner imprime au genre post-apocalyptique beaucoup de subtilité et une certaine hauteur de vue. » Le Monde des livres
ce roman dystopique dresse un tableau angoissant de l'effondrement car très réaliste dans les descriptions de nos modes de vie et dans le l'interconnectivité de nos réseaux (sphère financière et économie réelle). Les mots sonnent justes quand à la critique de la dépendance aux besoins superflus qu'on a érigé comme essentiels. Cependant ce texte exclus d'emblée une partie des lecteurs car il se veut très caricatural d'une frange spécifique de la population (les bobos aisés engagés politiquement par leur consommation et comportement individuels). De fait, il touche mais perd vite. Par exemple, l'intrigue se passe en suisse à une échelle très locale et ne facilite pas la compréhension.
Des figures de style sont intéressantes (parler uniquement en féminin pluriels)
PSA for authors: please avoid sex scenes in the first chapter, especially if they are not needed and very cringe.
I love post-apocalyptic books, but this one sounded like a fantasy from Parisian upper class. Not badly written, but I did not like how the author presented her ideas
TW: J'ai avec ce roman un rapport amour-ennui que je vais tenter d'expliquer.
Le début était insoutenable, vulgaire, sans intérêt avec ces personnages et leurs quotidiens jetés à la figure de la lectrice. Je ne comprenais pas où ils se trouvaient, ce qu'ils faisaient là ni pourquoi, de sorte que j'ai envisagé d'abandonner ce livre dès le premier chapitre.
Je suis restée perdue durant ma lecture, ne parvenant pas à m'attacher aux nombreuses femmes rencontrées ni à apprécier le style d'écriture de l'autrice. Les protagonistes, en dehors du duo Christelle-Barbara, semblaient ne servir qu'à relayer leur histoire. Même Barbara n'était finalement pas suffisamment explorée et restait trop en retrait par rapport aux événements.
Les catastrophes qui entraînent ici l'effondrement de notre système capitaliste se voulaient certainement réalistes mais m'ont paru mal amenées et finalement leurs conséquences étaient principalement observées dans la nouvelle vie des différentes femmes et non dans une optique globale. Même les conflits entre bandes étaient vite mis de côté au profit du témoignage personnel.
Seuls quelques chapitres, dont le dernier, m'ont touchée ainsi que l'idée des bardesses, avec une transmission chantée des souvenirs dans une épopée, même si cette idée occultait la véritable universalité du récit. Découvrir le canton de Neuchâtel sous un autre jour m'a enchantée mais cela était peut-être moins évident pour les non-locaux.
Ce roman m'a principalement déçue car j'en attendais beaucoup, trop sans doute d'Antoinette Rychner. Aussi, je vous conseille plutôt de vous tourner vers Ravage de René Barjavel dans la même veine des romans dystopiques, le côté féministe en moins, mais avec une portée et un message bien plus impactants.
Entre 3 et 3,5/5. J'ai trouvé qu'il y avait de bonnes idées mais je n'ai pas été convaincue par l'ensemble. Le style n'est pas toujours très fluide, voire même carrément pesant par moments et les personnages ne m'ont pas paru attachants (et le côté féministe m'a paru forcé, peu naturel). Alors peut-être que j'avais trop d'attentes (enfin, elles restaient quand même limitées !) mais j'ai été finalement un peu déçue !
Antoinette Rychner se fait bardesse pour nous conter l’effondrement du monde. Harmonies de la désillusion, du choc puis de la peur, son récit est une jolie claque de réalisme. Le roman résonne comme un air connu, non seulement car il est assez classique dans le style postapo mais surtout parce qu’il s’inspire de théories de collapsologie bien réelles que l’on a tou.te.s entendues. Il sonne vrai ce chant de l’effondrement, profondément réaliste que ce soit dans le chaos grandissant ou dans l’après, notamment d’un point de vue écologique. Alors oui, de fait, c’est déprimant à souhaits quand on réalise que tout ce qui est décrit semble plausible. Mais comme tout roman d’anticipation, ce chant est aussi là pour nous alerter sur notre présent,[...]
Ce n'est pas une grande oeuvre littéraire (le style est un peu scolaire), mais Après le monde est un roman important qui permet d'évoquer en mode fictif de ce qui nous guette si rien n'est fait pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos sociétés.
Ce n'est pas le premier livre à tenter d'esquisser un futur où nos sociétés s'effondreraient, mais Antoinette Rychner réussit l'exercice de dessiner un monde à la fois dur dans sa description d'un monde confronté aux pénuries en tout genre (médicaments, nourriture, pétrole) et "optimiste" quant à la capacité des hommes et des femmes à s'entraider et à travailler en collectif (sans tomber pour autant dans un positivisme exacerbé).
Vrai plus, la position écoféministe du roman: l'histoire est exclusivement vue du point de vue des femmes.
Ce n’est pas forcément commun de lire le livre d’une Suissesse donc j’étais curieuse.
Je l’ai trouvé intéressant et travaillé sous de maints aspects. On sent que l’autrice s’est beaucoup renseignée et qu’un grand travail de documentation autour de la collapsologie a été fait.
Il y’a toute une réflexion autour du récit que j’ai trouvé fine et bien pensée. Ainsi, lors de l’effondrement du monde, on revient à la forme initiale du récit, celle de l’épopée du récit oral. En revenant aux premiers pas du récit, on repense également la langue et le système langagier puisque l’autrice va faire le choix délibéré de genrer son récit au féminin pluriel. Le système capitaliste et patricarcal en déroute, le langage, qui lui est affilié et qui le sert mue.
La langue a quelque chose de scandé et l’idée du roman chorale, bien que non novatrice, est intéressante.
Toutefois, j’ai trouvé que cela traînait un peu en longueur parfois et que c’était un peu scolaire parfois.
Oui, c’est bien foutu, ça fait peur, c’est vraisemblable et c’en est même effrayant !
Mais fait-on des bons romans avec du premier degré ?
Je suis resté coincé sur cette énumération plausible d’un effondrement qui s’est – pour moi – perdue dans une volonté d’exhaustivité du scénario sans y trouver un envol romanesque qui aurait pu donner vie à ce livre (au demeurant glaçant de réalisme quant à la fragilité de la société économique)
Dystopie très (trop) proche de nous. J'ai mis du temps à le lire car trop de réalité possible et tragique, j'ai du intégrer avec plusieurs livres plus joyeux et légers par leurs thématiques. Mais ne regrette pas du tout de l'avoir lu: surtout pour la réflexion à propos de l'oralité comme seule issue à un éventuel arrêt de la technologie et les points de vues narratifs exclusivement féminins.
Tandis que les histoires post-apocalyptiques peuvent avoir un certain intérêt, je tends à m'y désintéresser, surement parce que tout semble vite assez farfelu. Cette histoire est meilleure que la moyenne, à mon avis, et contient des éléments intéressants. Mais finalement, je la trouve un peu morcelée, comme si elle manquait le ou un certain but. Mais ça se lit bien et j'ai eu un certain plaisir à lire le petit passage au Luxembourg en route vers Bastogne.
Un livre évocateur du présent absurde et du futur ardu. On peine à nier qu’il relève l’évidence: tout va mal et ce mal n’est qu’un début.
Donc mon premier conseil: À éviter entre Noël et Nouvel an.
À lire cependant pour mieux connaître, quitte à les mettre à distance, les discours catastrophistes. Et aussi parce qu’en filigrane, ce livre transmet certaines optiques féministes dignes d’intérêt, y compris si on choisissait, malgré tout, de cultiver l’espoir.
Et si notre monde s'effondrait là, dans 2 ou 3 ans ? C'est le point de départ de ce livre, écolo, féministe mais aussi brutal. Une fois lu, difficile de l'oublier et de s'en défaire, c'est un livre qui marque (et donne aussi un peu envie de tout quitter pour aller vivre en autarcie dans un coin perdu)
Ce roman raconte le monde d'après l'effondrement d'une manière assez plausible voire même trop ce qui le rend difficile à lire tellement tout ce qui est raconté pourrait très bien réellement se passer. Le sujet m'intéresse beaucoup même si cela peut me créer de l'anxiété. J'ai toutefois trouvé le style un peu lourd et manquant de fluidité.
J'ai pas réussi à l'apprécier, un peu à cause de l'impression d'une liste d'évènements, aussi parce que les chants ressemblaient au reste de l'écriture, ça me portait pas, j'arrivais pas à m'imaginer les chanter. J'ai quand même aimé les parties techniques sur l'organisation parce que ça correspondait mieux à la façon d'écrire.
Assez intéressant concernant les risques politiques et pour la santé des crises climatiques. Mais purée qu'est-ce que je me suis ennuyé, j'arrivais pas à suivre ça me captivait pas. J'avais l'impression de suivre un cours à sciencespo. Et le vocabulaire littéraire niche très present était un peu soûlant au bout d'un moment (peut-etre pour ça que j'ai pas reussi à suivre lol).
Je me sens vraiment mal après avoir fini ce livre qui a commencé par un doigt pointé et fini au delà des désespoirs. Une bonne claque. Faites cependant attention si vous êtres très éco anxieuse…