Récit à la première personne de Jim Carlos, jardinier travaillant aux Prés Poleux, la propriété de la famille Loubet, qui disparaît le 12 septembre 2020, à l'âge de 52 ans. Arnaud Loubet, rédacteur en chef à la télévision, et sa femme Laure, professeure d'économie dans l'enseignement supérieur, semblent avoir partie liée à la disparition. Le cahier de la juge Carole Tomasi explore cette piste.
First of all, jump in this book without reading the official synopsis which, as too foten, reveals way too much.
The book hasn’t been translated into English. It’s narrated in the first person by Jim Carlos, a gardener working at Prés Poleux, owned by a rich family. Jim has a very lazy dog (Lebowski), who spends its time sleeping, but one day it manages to dig, and finds a human bone (hence the title: Lebowski’s bone). So, whose bone is it? What happened to that person? Why is the bone on this property? And then, Jim disappears…!
I really enjoyed a lot the structure of the book (that you will discover as you read the book along), the first person narration, full of so many humoristic reflections on French society and culture. Mailard is not kind towards the world of the very rich, which totally makes sense to me and works perfectly in the plot. You may have to check lots of names to understand the references, but that's worth it. Little by little, there's a lot of suspense developping, until the end, which of course I didn't guess.
Après avoir eu quelques frayeurs en début de lecture, je dois reconnaître que j’ai passé un très bon moment avec Lebowski et son maître. La structure narrative est originale, même si l’originalité arrive un poil tard. Les tergiversations et considérations du personnage principal permettent de dire beaucoup du contexte, d’un positionnement politique ou social qui rend noir le roman. On pourrait bien sûr lui reprocher d’être un peu verbeux, ce qui n’est pas totalement faux, mais cela ne dessert pas le récit. Et bien sûr, on tombe raide dingue de ce Lebowski placide, qu’on imagine presque dans le peignoir de Jeff Bridges. C’est donc globalement une bonne surprise.
A découvrir absolument ! Si vous avez l'opportunité d'échanger avec l'auteur, vous vivrez un moment agréable tant son discours empreint d’espièglement sait captiver son auditoire.
C'est un pur chef d'œuvre ! J'aime infiniment l'humour de l'auteur (sa description tout au long du roman de son chien est une merveille)...et j'ai apprécié aussi le côté "polar" de cette œuvre.
Ce polar est écrit sous une forme originale : on sait que Jim a disparu, et pourtant, on le suit à travers ses carnets et ses journées qu'il décrit dedans. L'intrigue se déroule pour essayer de comprendre pourquoi il a disparu, mais lui-même ne sachant pas qu'il va disparaître, on n'a pas vraiment d'informations dans ses récits. Bref, la structure est originale et la deuxième partie du roman prend une autre forme, une fois qu'il a disparu ! De plus, avec cette narration très intime du carnet, ses suppositions, son humour, son phrasé, nous sommes vraiment plongés à ses côtés.
L'autre originalité est ce chien qui joue un rôle important dans le récit, déclenchant certaines réactions et permettant à l'intrigue de prendre de nouvelles tournures. Un chien qui semble pataud, un peu bêbête, mais affectueux et fidèle à son maître, le genre de gros chien qui est une véritable crème d'amour, mais qui cristallise des peurs et des secrets. Je n'en dirai pas plus, mais même si le protagoniste principal est Jim Carlos, son chien Lebowski a beaucoup d'importance dans le déroulement des évènements !
Les relations qui se tissent entre ce couple bourgeois parfait, rêvant de permaculture dans sa villa avec piscine, et le jardinier sont embrouillées. Oscillant entre sympathie, domination sociale, séduction et menace, leurs dialogues et leurs réactions sont toujours suspectes, on décèle un je-ne-sais-quoi d'étrange qui n'a pas lieu d'être dans une relation professionnelle. Mais ce couple parfait cache de gros secrets, car rien n'est jamais parfait, n'est-ce pas ?
Mars 2022. J’ai aimé cette histoire, cette narration dans une langue jouissive, drôle, intello mais sans condescendance. Moqueuse d’elle-même. J’ai tiqué sur certains petits détails (dont la finale) mais j’ai passé un trop bon moment pour bouder mon plaisir. Il y a quelque chose de Benacquista dans l’écriture de Vincent Maillard.