Ce jour-là, le soleil ne se leva pas. Il n'y eut plus de soir, il n'y eut plus de matin. Ce fut le premier jour. Déjà le ciel verse sur la terre qui disparaît sous les eaux. Les hommes qui ne sont pas emportés par les crues sont jetés sur les routes. Feu de bois quitte l'école avec sa camarade Dalila. De son côté, le père rejoint l'attelage d'un voisin. Et les voilà chacun s'échinant à rallier un refuge, alors que le monde, méticuleusement, se détricote. Une épopée brutale et poétique où la terre et les hommes ne sont jamais aussi beaux qu'au cœur de la défaite.
Le début m'a fait penser à La Route. J'aime beaucoup suivre les protagonistes dans leur périple, ne sachant pas où ils vont, comment, pourquoi, juste good vibe après la fin du monde (presque). Point de vue du père, point de vue du fils, alternés de citations d'un livre que lit l'un, légué par l'autre. J'ai quand même eu du mal dans ma lecture, notamment des propos pour moi raciste, parce que pourquoi utiliser le mot en n, ou b pour parler de certaines ethnies quand on peut en utiliser pleins d'autres ?! Une fin de monde, notamment fictive, n'est pas une excuse pour se permettre de tels propos.