Du jour au lendemain, partout sur la planète, c'est la stupéfaction : les appareils photographiques n'enregistrent plus la présence des personnes. C'est à croire que l'univers, saturé de nos présences, a décidé de se révolter contre l'espèce humaine. En Provence, un enfant observe ce nouveau monde, si chamboulé qu'il bascule dans une réalité que personne n'aurait imaginée.
Pourquoi est-ce que le personnage principal, Peter, âgé d’un trentaine d’année est-il bloqué au stade de développement d’un petit garçon de 7 ans ? (Il parle comme un enfant, ne vote pas, attend sagement que sa Maman lui ramène des pains au raisin pour son petit déjeuner devant les dessins animés)
Et pourquoi diable ce petit garçon de 7 ans se met il a “faire des choses de Grand” comme il le dit lui même du haut de son vocable de CE1 avec un des rares personnages féminins, apparu trois pages plus tôt, qui est dans un état de végétation total et qu’on appelle Lili parce qu’elle n’est même pas capable de dire son prénom en entier ? Sans le moindre préambule ?
On est pile entre l’hyper sexualisation d’une femme-légume et l’hyper sexualisation d’un homme-enfant, le tout gratuitement pour précipiter la fin du roman. J’ai lu les 50 dernières pages avec dégoût et me suis dit qu’il fallait vraiment que j’arrête de lire des livres écrits par des hommes.
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Me suis follement amusée. J'adore ce genre de roman dystopique où se mêlent fantaisie et réflexion acide sur l'humanité. Le narrateur est un jeune garçon candide et c'est de son point vue enfantin que l'on assiste petit à petit au dérèglement du monde. À cause du narcissisme de l'humain et de sa propension à se prendre en photo, l'espace de stockage du Nuage déborde et se met à recracher des "grêlons", êtres humains ayant été filmés ou photographiés depuis l'invention de Daguerre en 1837. Ils atterrissent chronologiquement, selon une courbe du temps, mais complètement hébétés. Il s'agit de copies humaines mais vides dont on ne sait pas trop quoi faire. La situation est délicieusement burlesque et c'est le narrateur, engagé comme entraineur de grêlons, qui en les faisant jouer aux billes, réussit à provoquer chez certains une "illumination". Arthur Rimbaud préfère taire son illumination craignant une trop grosse pression de la part de tous les amoureux de la littérature. Évidemment, au plus on avance dans le temps, au plus la photographie se démocratise et au plus cette nouvelle population pas tout à fait humaine augmente, se décuple en fonction du nombre de clichés pris. Ça commence à franchement déranger et l'avènement d'un nouveau parti politique, les frelons, anti-grêlons, fait basculer l'intrigue laissant apparaitre la face peu reluisante de l'être humain. Évidemment, on pense au nazisme, mais il est facile de faire aussi un parallèle avec le traitement réservé à tous les "indésirables" de notre époque (réfugiés, sdf, gais, autochtones, aînés, etc.).
C’est le deuxième livre que je lis de cet auteur et franchement j’adore. L’imagination et la fantaisie sont au rendez-vous. La tonalité de cet opus est beaucoup plus grave que celle du précédent même si le début est drôle et touchant. La fin fait froid dans le dos… Je vous laisse le lire pour comprendre !
Disclaimer: opinion peu nuancée et très partiale, qui ne demande qu'à évoluer si cela est justifié! Après °•☆"Le dit du mistral"☆•° du même auteur, ce 2e roman m'a beaucoup déçue :/ 1)L'auteur choisit pour protagoniste et narrateur un jeune garçon dont la bêtise est invraisemblable et qui ne gagne pas en maturité malgré le temps qui passe par-dessus le marché (je sais qu'il s'appelle Peter tel Pan, mais cela reste frustrant). Il tente de nous faire ressentir de l'empathie en lui associant un père décédé, en vain. MAIS surtout,il viole un personnage qui vient à peine d'être présenté à la toute fin du récit - allez savoir pourquoi! 2) La 1ère partie du roman "les photons" n'est qu'une introduction trop longue inutilement : - Jean-Jean et Gwendolyn refont surface par la suite mais ne servent qu'à relancer l'action (décidément la psychologie des personnages, ce sera pour une autre fois) -Le cadre est planté mais les envolées lyriques sur la beauté provençale, ne comptez pas dessus car cela reste très limité. 3) Le thème fantastique des "grêlons" renouvelle à peine l'intérêt du lecteur une fois introduit dans la 2e partie, puis devient carrément redondant. 4) L'aspect politique abordé dans la 3e partie , "les frelons" est tellement caricatural... L'analogie avec le nazisme et avec la montée des extrêmes en Europe se fait avec ses gros sabots. L'aspect scientifique aussi d'ailleurs, dans la postface on sent bien que l'auteur ne fait que rendre anthropomorphe un phénomène qu'il ne saisit pas vraiment. Et puis de même lorsqu'il parle de technologie, ça sent la technophobie peu renseignée à plein nez, trop liée à la dystopie à mon goût . 5) Le fait d'intercaler des courriers administratifs est original mais n'éclaire en rien la lecture, mis à part un arrière-goût de complot puisque les opérations gouvernementales sont discutées avant certains événements. 6) On s'attend à ce que Rimbaud joue un rôle clef, et il finit par être l'"auteur" de l'ouvrage que l'on a entre les mains, je trouve ça facile.
Conclusion: * des idées plus ou moins bonnes mais articulées si maladroitement et surtout pas assez approfondies; on reste sur sa faim on fermant le bouquin dont le dénouement me semble bâclé... *un style volontairement naïf de bout en bout mais à prétention poétique ce qui me paraît peu conciliable (pourquoi ne pas avoir choisi plusieurs narrateurs aux tons différents pour varier les plaisirs en gardant ce parti-pris?)
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Un petit livre sympa qui se lit vite. J'ai trouvé le style charmant et joliment désuet.
Le narrateur était attachant au début du livre, en tant qu'enfant, mais a quand même fini par m'exaspérer avec sa stupidité. J'ai bien compris que ça n'était pas de sa faute, mais c'est agaçant de voir des événements se dérouler entièrement de son point de vue. (J'aurais bien aimé avoir des points de vue alternatifs, de Gwendo ou Jean-Jean, par exemple.)
L'histoire est intéressante, mais manque un peu de subtilité (les parallèles - déjà très évidents - avec l'actualité ou l'histoire sont encore appuyés bien fort, comme si l'auteur craignait qu'on soit aussi neuneu que son personnage principal).
Malgré ces petits défauts, j'ai trouvé cette fable moderne intéressante, originale et bien menée.
Point « on vit vraiment dans une societer ….. » atteints en dix secondes environ. Allergiques aux métaphores foireuses sur le thème de big brother, méfiez vous. Le personnage principal s’exprime comme un enfant de 10 ans tout au long du bouquin, même lorsqu’il en a 30 : il compare la relation sexuelle qu’il a avec une femme à « un peu comme lorsque la maîtresse demande que l’on se mette en rang deux par deux, mais pas tout à fait pareil non plus ». Okayyyyyy
Loufoque, souvent drôle, original et bien écrit, que demander de plus ? Une fin un peu moins frustrante peut-être…
Le point de départ était surprenant mais le chemin pris l’a été encore plus pour moi. On part d’un trio enfantin avec chacun ses problèmes pour finir sur quelque chose de complètement différent et tout aussi pertinent.
Ce fut particulier.. Autant j’ai trouvé le concept hyper original et bien ficelé. Autant je n’ai pas accroché avec le style de l’auteur, très factuel et sans émotion. Évidemment c’est en accord avec le personnage principal, mais c’est ce qui m’a manqué. J’ai quand même mit du temps à rentrer dans l’histoire même si j’ai finit par m’attacher à ce personnage atypique.
Une très bonne découverte ! Merci à la Kube de m'avoir fait découvrir ce roman que je n'aurais certainement pas eu l'idée de lire toute seule. Une lecture fraîche, légèrement décalée et étonnante. J'ai beaucoup aimé !
Une histoire très originale et bien menée, qui va au-delà de la simple fantaisie. Le passé et le futur s'entremêlent, dans une fable qui résonne dangereusement avec l'actualité.
Ce livre est formidable ! Inventif, drôle, tendre et politique. Du jour au lendemain, les appareils photo et les caméras ne captent plus les humains sur la pellicule. Puis, un jour, les premières personnes photographiées par Daguerre sont éjectées sur Terre. Raconté du point de vue d’un jeune homme candide, cette histoire invraisemblable est un bonheur d’intelligence et de fantaisie !