Qui ne connaît pas Raphael Haroche, chanteur français aux nombreux succès dont son fameux "Caravane" datant de 2005 ?
Auteur compositeur, j'ai aimé ses mots, ses mélodies dès le premier album et l'ai vu quatre fois en concert.
Puis, il est arrivé, une première fois, avec "Retourner à la Mer", Goncourt de la Nouvelle 2017 que j'ai trouvé grandiose.
Cette année, il revient faire une incursion dans le monde littéraire avec "Une Eclipse", toujours aussi splendide.
Ses mots, emprunts de mélancolie, de tristesse masquée, de poésie douce, nous relatent l'histoire d'un couple défait, d'un enfant à qui on arrache son enfance et sa jeunesse, le tout avec une ombre portée sur l'état de nos vies, un constat que nous menons au fil de ses mots.
12 nouvelles, dont une dernière qui m'a d'abord choquée, comme si Raphael cherchait à démolir lui-même son recueil, puis j'ai compris l'incompréhensible. Et je me suis vue, là, parmi ces gens. Curieux, avides, critiques dans leurs souffrances.
Raphael Haroche, c'est la sensibilité, la pureté qui fait mal, la plume et le plomb.
Merci à toi de m'avoir happée une fois de plus dans ton univers, je répondrai toujours présente, quelque soit le moyen que tu emploies pour décrire les sentiments, les maux que l'on porte comme une enfant caché, la Vie.