Ecrit en 1967, ce poème à la voix hallucinante mêlant images brutes, onomatopées, néologismes et métaphores fulgurantes est un des poèmes classiques contemporains tchèques, étudié dans les écoles par toutes les générations d'élèves et source d'inspiration majeure.
En effet, Diviš s’y adresse en même temps à la mort et à cette terredeterre dans une langue maternelle poussée dans ses derniers retranchements. Le tchèque se disloque en néologismes, se déchire, mue en balbutiements enfantins et glossolalies, devient intraduisible. Mais sa poésie y est aussi la plus universelle. Elle chante l’archétype de la matrice première qui nous expulse dans le royaume de la mort en nous donnant naissance et parole, et qui nous accueille quand nous revenons à bout de souffle. [...] »