C’est l’histoire d’un petit gars qui est tombé dans la nuit et qui s’en est relevé.
Ce récit est une tragédie.
Mon existence tient dans une boîte. Une boîte de nuit de quelques mètres carrés. Nichée en plein Paris, dans le quartier chaud de Pigalle. Vous la connaissez peut-être. C’est le Bus Palladium. Rue Fontaine, y avait foule, comme le chantait Gainsbourg. Il y venait souvent, comme beaucoup d’autres stars.
Mon temps, c’était celui des gangsters de Pigalle, des bars à putes, de la drogue, du sida.
Je n’étais pas fait pour ça.
Petit gars de Courbevoie, j’aimais tant la musique que je lui ai donné ma vie. Pendant vingt ans, j’étais le DJ du Bus. Claire préférait le jour. Moi, j’y ai perdu l’amour nuit après nuit. J’y ai usé ma vie, ligne après ligne d’héroïne.
J’aurais dû en crever.
J’ai dupé mes parents. J’ai berné la police. J’ai fui au Canada : cela m’a sauvé.
Un récit vivant qui m’a replongé dans la jeunesse de mon oncle et de ses amis et une ode à la fête telle que je l’aime. L’analyse brute de son addiction à l’heroine est intéressante même si ce livre aurait pu tirer profit d’une plus grande ambition littéraire en proposant un point de vue plus poussé sur l’évolution du monde de la fête et de la musique d’une part, un travail plus précis sur le style d’autre part.
Une plongée vibrante et chaotique dans les ténèbres nocturnes. J’ai absolument tout aimé dans ce témoignage. C’est l’histoire de paillettes qui pulsent et propulsent, de dansent qui tournent mal et de rencontres qui bouleversent. La vie d’un homme et ses combats. Sublime ♥️