Elle a dit, c’est génial finalement, considère qu’on est les deux filles d’une seule et même famille : l’une fera des maths, l’autre des lettres. Nos parents auront le sentiment d’avoir accompli une progéniture parfaite, qui couvre tout le spectre. Tu te rends compte, où qu’ils tournent la tête, nos parents, il y a toujours une de leurs deux filles pour savoir. Ce doit être extrêmement satisfaisant pour des parents, tu ne crois pas, d’atteindre ces extrémités, des confins qui se confondent ? Et puis, nous sommes des filles, ça ne s’est jamais vu. Il y a des tas de frères célèbres, avec un grand scientifique et un grand homme de lettres, les James, les Huxley, les Flaubert, les Proust, mais tu remarqueras, chaque fois, ce que retient la postérité, c’est l’écrivain. C’est injuste mais c’est comme ça, de nous deux, c’est toi qui resteras, pas moi.
à cause du résumé et des premières pages, je m’attendais à un livre centré sur le suicide, sur les raisons de cet acte fait par une femme de 46 ans qui a une « vie parfaite ».
donc c’est peut-être ma faute si je n’ai pas aimé, j’ai peut-être trop attendu de ce livre mais j’ai passé les 250 pages à me demander à quel moment l’insistance sur les différences littéraire / scientifique allait avoir un rapport avec le sujet présenté, et même la fin (censée apporter une réponse) est décevante de ce point de vue là. ça et des clichés beaucoup trop gros concernant les littéraires et scientifiques, les différences des milieux, les relations entre ces milieux. ça et des personnages relativement peu attachants, et surtout, un regard sur le suicide qui, certes, est celui d’une proche donc subjectif évidemment, mais un regard qui insiste bien plus sur les conséquences de l’acte sur les proches que sur le pourquoi - alors que le roman est censé être centré sur la femme se suicidant. c’est évidemment un choix mais un choix qui m’a dérangée, et qui ne me paraissait pas si intéressant que ça dans le roman.
bref, il y avait de très belles idées, un potentiel dans l’histoire, mais j’ai failli lâcher ce livre à plusieurs reprises, et je ressors plus agacée qu’autre chose de cette lecture.
Le livre est intéressant en cela qu’il interroge constamment sur la dichotomie entre les mathématiques et la littérature mais également sur les travers de l’amitié que sont la jalousie et le ressentiment. L’auteur n’idéalise pas l’amitié, ne lui prête guère des traits romancés et interroge sur la beauté de la chose. Mais pour un livre qui traite du suicide, le sujet est quelque peu relégué au second plan. La question n’étant abordée que brièvement vers les derniers chapitres. La psychologie des personnages est sans cesse rapportée à cette dichotomie entre les sciences et la littérature au point où il est compliqué de réellement saisir ces personnages.
Une lecture agréable mais sans plus de rebondissements pour moi. On sent l'effet "L'amie prodigieuse" tout ça, mais le reste n'est pas si convaincant au-delà de l'écriture qui est vraiment très belle et bien maniée.
j’ai été happée par ce livre, le récit, la structure, le choix si minutieux de chaque mot. la relation entre les personnages fait écho aux personnages de « l’amica geniale » d’elena ferrante et j’ai adoré voir leur amitié décortiquée et analysée. on a est témoin de chaque pensée qui traverse le personnage principal, et c’est un privilège.
J’ai beaucoup aimé. Je crois? Enfin un peu difficile à comprendre par moments mais j’ai quand même lu le truc d’une traite et je crois que c’est un de ces livres que je me dois de relire.
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Clever, multilayered 'Science/Maths vs Arts/Literature' set piece, seen through a tragic female friendship. The opposition of the two cultures is interesting enough (I know plenty on both sides) and structurally, there's something smart and satisfying about a book that tries to unify the two, by means of two characters that don't feel like archetypes.
Along the way, plenty of food for thought on what makes friendship, the (unhealthy) weight of parental expectations, right vs left, 'literary' vs ''maths' culture and career vs parenting. It's packing a lot in.
Ce livre m'a été offert et je ne crois pas que je l'aurais acheté de mon propre chef. Pourtant, à la lecture de la quatrième de couverture, j'ai été intriguée et j'ai immédiatement commencé à le lire. Ce fut une agréable surprise.
Le thème principal, cette opposition encore bien installée entre sciences et arts, mathématiques et littérature, m'a beaucoup intéressée. J'ai aimé l'écriture de l'autrice ainsi que les nombreuses références qu'elle a disséminées au fil de son texte. Certains passages m'ont émue, notamment la mention de cette vieille peur qu'ont les enfants de perdre leurs parents.
J'ai également apprécié le rapport de Rachel au suicide - sa colère à l'égard d'Adèle, surtout au nom de Nicolas, est légitime mais ponctuée de beaucoup d'empathie. De plus, j'ai apprécié découvrir la relation d'amitié complexe qui lie Rachel et Adèle ; la limite entre l'amour et la haine, entre l'admiration et la jalousie est floue et plaisante à analyser.
Enfin, j'ai beaucoup aimé les critiques énoncées par l'autrice. Son propos est résolument féministe - elle ne cesse d'y revenir à travers les personnages d'Adèle et de Rachel. Mais elle s'élève également contre l'emprise des rêves parentaux sur les enfants, y compris une fois que ceux-ci deviennent adultes. La critique plus large, enfin, de l'emprise de la compétition, notamment dans des mondes peuplés de personnes qui cherchent, à la base, à atteindre la connaissance, m'a également intéressée.
Mais, en parallèle, j'ai moins lire sur le thème de l'amitié. C'est là, sans doute, une préférence personnelle. En conséquence, je ne suis pas parvenue à adorer ma lecture. Je n'avais pas spécialement envie de lire au sujet de cette relation - peut-être les personnages ne m'ont-ils pas, quelque part, tant plu que ça -. Pour le dire autrement, je n'étais pas réellement absorbée par l'histoire et je n'avais pas tant envie que ça de continuer ma lecture.
Finalement, à mon sens au moins, un propos important mais pas puissant, un livre agréable mais pas bouleversant, une lecture intéressante mais pas inspirante.
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Il y a tellement de raisons pour lesquelles je n’ai pas du tout apprécié ma lecture.
D’abord, le style d’écriture. Il est extrêmement lourd, et je n’ai pas du tout accroché à la plume de Nathalie Azoulai. J’ai eu l’impression qu’elle écrivait des beaux mots juste pour écrire des beaux mots sans que cela n’apporte rien d’intéressant à l’histoire.
La façon dont est dressé l’histoire : moi j’aurais bien aimé une histoire moins centrée sur Rachel. C’est toujours le point de vue de Rachel sur son amie Adèle. Et quelle amitié d’ailleurs ! L’une dénigre l’autre, il y a de la jalousie et une admiration malsaine. Finalement le livre ne dresse qu’une hiérarchie entre l’art/la littérature et les sciences. Qu’est-ce que c’est limité, quel dommage !
L’histoire est décevant car je m’attendais à comprendre pourquoi Adèle s’était suicidée, au final, j’ai eu le droit au discours narcissique d’une nana qui n’est pas foutue de penser à son amie. Le cliché maths > littérature est tellement vu et revu ! Tout est très binaire, au final c’est constamment l’opposition des deux domaines alors que ce sont des domaines qui sont souvent complémentaires (comment parler de sciences sans poser les bases de la philo des sciences ?).
L’histoire est clichée, centrée sur un personnage au final très égoïste et auquel je n’ai pas du tout réussi à m’attacher. Je ne recommande pas du tout ce livre
Assez mitigée sur cette lecture... Dans l'ensemble je trouve le style beaucoup trop "lyrique", inutilement compliqué et rendant la lecture fastidieuse. Cependant, je me suis surprise à bien accrocher par moments. L'histoire de ces deux meilleures amies qui se perdent de vue pour finir par (mieux) se retrouver m'a, sur certains aspects, beaucoup parlée. Cette vie de fille littéraire mais tout de même attirée par les sciences aussi. J'ai été super agacée par le côté pick-me d'Adèle, tout ce qu'on veut éviter en tant que féministe... Contente d'être arrivée au bout de cette lecture qui m'a pris bien trop de temps, c'était pas gagné d'avance !
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Non pensavo si potessero scrivere 300 pagine in cui viene ripetuto ossessivamente un unico concetto, ma questo "romanzo" ne è la prova lampante. Per carità, l'argomento è anche interessante (la contrapposizione tra cultura scientifica e cultura umanistica), ma... anche meno! Prolisso e ripetitivo, "La ragazza perfetta" abbonda di riflessioni che fagocitano del tutto la trama. Per la quale non è difficilissimo perdere completamente interesse.
Très bien, prenant. La différence entre scientifiques et littéraires et les différences de perception de la vie que ça engendre. Petit bémol pour les sciences, un personnage un peu trop cliché (carrément elle veut tout mesurer avec sa main et est obsédée par le fait de démontrer tout et n’importe quoi, je pense qu’il ne faut pas abuser)
Ça faisait tellement longtemps que j'avais pas lu un livre en français !!!! J'ai beaucoup aimé l'écriture de celui-ci, je l'ai lu rapidement, l'opposition littéraire/ sciences est tout de même très marqué
J’ai beaucoup aimé cette histoire d’amitié, cette dualité entre « les lettres » et « les sciences ». Chacune avec son mode de vie, sa vision du monde… une réflection étonnante sur ces antagonismes !
Dommage le concept était attirant / intéressant mais c'était si pénible à lire... Écriture lourde et lente, personnages peu/pas attachants. J'ai lutté pour arriver au bout...
Pédant, cliché et répétitif, finalement un propos très creux derrière une écriture alambiquée et ponctuée de références jusqu’à la nausée. Franchement déçue.