Ce matin de septembre 2001, alors que son couple est en plein naufrage, Hélène quitte sa maison, son mari, ses jumeaux de cinq ans, et ne laisse qu'une lettre annonçant son retour une dizaine de jours plus tard. Elle prend le train pour la campagne, où se déroule un stage de méditation. Elle part se confronter à un mode de pensée dont elle ne sait rien, où le silence est imposé telle une lente plongée en soi-même. Sébastien, son mari, bascule dans la colère, la jalousie, le doute et l'épuisement. Journaliste à l'AFP, il lui faut pourtant continuer, tenir le rythme. En ces jours de fureur terroriste, il doit s'accommoder plus que jamais du manque d'investissement, d'analyse, de temps et de discernement de la presse. À travers l'entrelacement des engagements intimes ou politiques de ses personnages, Frédérique Deghelt interroge ce que l'individu peut espérer trouver en lui pour tenter de voir, de penser et de dire le monde sans détours. À partir de là, tout peut advenir.
Livre poignant sur l’histoire d’un couple qui ne s’entend plus comme avant. La femme prend ses distances en participant à une retraite méditative silencieuse sans prévenir sa famille ni ses amis, tandis que le mari reste chez lui avec leurs enfants. Il est journaliste et doit couvrir les attentats du 11 septembre alors que Hélène est absente du foyer. Sébastien vit très mal le départ de sa femme et lui reproche de l’avoir laissé seul. Quant à elle, elle se retrouve avec elle-même et expérimente de nouvelles sensations dues à la méditation Vipassana. En revenant de son séjour, c’est un monde plongé dans le chaos qu’elle retrouve.
C'est toujours un immense plaisir de lire cette autrice. L'histoire parallèle d'Hélène et de Sébastien est très éclairante sur beaucoup d'aspects et la dimension géopolitique du travail de Sébastien est passionnante. Cela crée un balancier avec l'expérience d'Hélène qui la met encore plus en valeur.
L'écriture est belle, les réflexions s'entremêlent, les personnages se rejoignent malgré la distance. Dommage que la fin soit si abrupte, et ne traite pas l'essentiel, la rencontre après l'expérience transformatrice. On ferme son livre avec l'impression que l'essence même d'un enseignement, sa mise en pratique, a été oubliée. Dommage.
Ayant aussi fait Vipassana j'ai beaucoup aimé la partie centre de méditation. Le reste m'a semblé maladroit et un peu lourd et la fin très décevante, dommage car j'aime bien cette auteure.