Elisabeth Branwen souffre depuis longtemps d'un vide dans le coeur qu'elle ne parvient pas à nommer. Ses proches la trouvent fantasque et réservée, le médecin de famille s'inquiète de sa santé mentale. Seul son ami imaginaire, Frederik, un être aveugle, mi-homme mi-corbeau, adoucit ses peines. La jeune fille le rejoint chaque nuit : capable de faire des rêves lucides, elle se réfugie dans les songes pour fuir cette réalité qui ne lui correspond pas.
Son monde bascule le jour où elle croise le chemin de l'Entrepasseur, l'étrange entité qui régit le monde onirique. Son défi est implacable : elle a sept jours pour trouver trois clés qui la mèneront au plus profond de ce royaume. Si elle ne réussit pas avant le temps imparti, Frederik devra mourir.
Dans ce royaume à l'automne éternel, à qui pourra-t-elle se fier ? Confrontée au jeu cruel de l'Entrepasseur, Elisabeth devra faire un choix : renoncer au confort de ses rêves ou prendre le risque de rester à jamais prisonnière de ces Limbes.
En revisitant Les Sept Corbeaux des frères Grimm, Nina Gorlier signe son second roman. Une aventure belle et mélancolique, aux confins des émotions enfouies et des peurs refoulées, qui met en scène une héroïne aussi atypique qu'attachante.
Quand ce titre m’a été proposé, je me suis rappelé le conte original puis Je me suis dit pourquoi pas. Pourtant rien n’aurait pu me préparer à cette lecture.
Elisabeth est considérée comme une enfant à l’esprit limité. Pourtant elle possède un secret, un lieu où elle se retranche chaque nuit. Quand une petite fille va lui proposer un jeu, elle fera tout pour réussir.
C’est difficile de poser les mots et je ne me rappelle pas avoir eu une chronique aussi dure à écrire. Tout ce que je veux dire me semble spoiler et ce n’est clairement pas quelque chose que j’aime donc je vais tenter de rester dans le droit chemin et modifier un peu ma base de chronique.
Elisabeth est une jeune fille surprenante. C’est une ancienne époque où les choses ou personnes différentes sont mal jugées et c’est ce qui arrive à la jeune fille. Heureusement, elle a une force de caractère qui va l’aider dans sa quête.
Elle ne sera pas seule. Nous rencontrons sa famille, et d’autres personnes qui croiseront sa route. Une famille aimante qui a fait de mauvais choix quelques fois, mais qui ont toujours aimé leurs enfants. Des personnages surprenants et remplis d’émotions. Que l’on a appris à craindre pour ensuite les aimer.
Une quête oui, vers l’inconnu. Pendant une grande partie de ma lecture, je me posais beaucoup de questions. Pourquoi ses informations, comment peut-elle arriver à la solution ? Tout est flou et désespère dans ma tête. Mais quand on commence à comprendre le cheminement cela devient juste, réaliste et absolument sublime.
Les émotions sont denses, et cela fait mal. Les messages sont beaux dans la douleur. Une fin ouverte selon notre perception. Mais une lecture juste. Et quand l’on termine avec la lecture des remerciements, les larmes coulent.
Une très belle surprise, une jolie découverte que je vous invite à découvrir. Si la couverture est belle, le titre est parfait et le contenu est une beauté à lire.
Il est des livres si puissants, émotionnellement, que lorsqu’on les a refermés et qu’on tente de lire un autre roman, peu importe notre choix, ceux-ci nous paraissent fades. Si je suis une lectrice sensible, que des histoires qui m’emportent et me remuent, j’en connais beaucoup, rares sont pourtant les livres qui m’ont à ce point bouleversée que les larmes ont coulé. La Mélodie de Limbes de Nina Gorlier fait partie de ces livres.
Il s’agit du second roman de cette autrice, paru aux éditions Magic Mirror qui est spécialisé dans les réécritures de contes – une thématique qui me plaît beaucoup ! Son roman précédent, et son premier, ne m’avait pas convaincue car on sentait encore la jeunesse de sa plume. Mais déjà, j’avais décelé, à l’originalité et la fraîcheur de sa revisite d’un conte célèbre, un grand potentiel chez cette autrice. J’ai donc surveillé ses parutions, et précommandé son nouveau titre : La Mélodie des Limbes.
Elisabeth, quatorze ans, est incomprise de son entourage. Perdue dans un monde onirique, où elle rencontre Frederik, mi-homme mi-corbeau, que tous lui disent être son ami imaginaire, elle se refuse à le considérer comme tel. Mais quand elle rencontre l’Entrepasseur, étrange et terrifiante fillette, qui lui annonce qu’elle n’a que sept jours pour trouver trois clés et ainsi libérer Frederik, tout bascule. Car si elle échoue, Frederik mourra. Et cela, Elisabeth ne peut le supporter. Elle se lance alors dans une quête désespérée, dans un royaume onirique où l’automne ne meurt jamais et où rien n’est ce qu’il paraît.
Le roman revisite le conte des Sept corbeaux des frères Grimm. Je l’avais lu il y a fort longtemps, et ne m’en rappelait guère, mais les éditions Magic Mirror insèrent toujours le conte originel à la fin. Je l’ai lu deux fois : une première avant d’entamer le récit de Nina Gorlier, afin de me remettre l’histoire en mémoire, et une seconde à la fin, ce qui m’a permis de voir comment l’autrice a su réutiliser chacun de ses éléments, de façon fine et poétique.
Elisabeth possède une personnalité atypique. Elle n’est pas nommée et, n’étant pas spécialiste en la matière, je me garderai bien de tenter de lui attribuer une étiquette. Mais j’ai trouvé agréable de suivre les aventures d’une héroïne neuroatypique. Elle est attachante, d’autant que les liens qu’elle possède avec sa famille comme Frederik sont forts et qu’elle est prête à tout pour ce dernier.
La plume de Nina Gorlier a gagné en maîtrise et coule désormais sans accroc. Elle forme une mélodie qui nous emporte, avec délicatesse et poésie, dans ce monde onirique où se perd Elisabeth. C’était presque comme si je pouvais percevoir le son de la flûte, instrument si cher au coeur d’Elisabeth ! De fait, le récit, empreint d’une ambiance automnale, se déploie comme un morceau de musique. Ses notes s’égrènent et nous emportent, aux côtés d’Elisabeth qui tente le tout pour le tout pour sauver Frederik des griffes de la mort. Une musique qui touche et envoûte, puisque c’était au point où, même quand je posais l’ouvrage pour vaquer à mes occupations, une partie de mon esprit restait perdu, là-bas, dans cet univers onirique où s’aventurait Elisabeth.
Le récit réutilise les éléments du conte de façon intelligente et poétique, jouant avec les symboles, et j’ai beaucoup aimé également les références artistiques qui parsèment le récit. L’atmosphère, très automnale, sied parfaitement pour une lecture de saison.
Comme vous le savez, je suis autrice. Et je sais que, quoi qu’on fasse, on met toujours un bout de soi dans nos textes. Dans La Mélodie des Limbes, Nina Gorlier a mis beaucoup plus que cela. Elle y a mis toute son âme, elle y dévoile, avec des mots d’une poésie déchirante, l’épreuve qu’elle a traversée et qui se devine, entre les lignes. Cela renforce l’émotion déjà présente. Ainsi, certains passages m’ont serré le coeur, avant la partie finale, où l’émotion monte et monte, comme les larmes. Le roman est si poignant, qu’il est difficile, après pareille lecture, de retrouver le cours de son quotidien comme avant !
Parfait équilibre entre conte poétique, onirique et récit émouvant ; entre délicatesse et force des émotions ; entre récit personnel et histoire à la portée universelle, La Mélodie des Limbes permet à Nina Gorlier de dévoiler tout son talent.
Une chose est sûre, je vais continuer à la suivre de près !
Je voulais tellement aimer ce roman... Je ne sais pas si les réécritures de contes sont faites pour moi.
En fait, malgré la jolie plume (parfois trop) poétique, je n'ai pas été transportée durant ma lecture. Je n'ai pas vraiment ressenti d'émotions. Je ne me suis pas non plus particulièrement attachée aux personnages. Problème de mood ? Je ne sais pas ! En tout cas, l'ambiance est idéale pour la saison.
Une réécriture d'un conte que je ne connaissais pas vraiment (enfin, je pensais ne pas le connaître, mais le conte originel est inclus à la fin du roman et en le lisant je dois avouer que ça me disait quelque chose, j'avais déjà du en entendre parler..) mais qui m'a beaucoup plu ! La plume de Nina Gorlier est encore une fois superbe, si poétique, si onirique. Ça tombe bien ce sont deux thèmes que l'on retrouve dans ce roman, et le lien entre le fond et la forme est donc très fort, l'un faisant écho à l'autre au fil des pages. Une très belle harmonie est ainsi créé.
Notre personnage principale, Élisabeth, est une enfant "différente", incomprise et pourtant si touchante. Je me suis beaucoup retrouvée en elle. J'ai grandement apprécié la manière dont sa différence est décrite, cette différence qui est en fait sa plus grande force. Les thèmes abordés sont très forts, la mort, les rêves, l'amour, le sens du sacrifice... Tout cela est mélangé dans ce roman totalement onirique et très immersif, où la douceur côtoie l'amertume à chaque page.
Si quelques fois je n'ai pas trop compris les choix d'Élisabeth, dans l'ensemble j'ai quand même beaucoup apprécié son personnage. De même je pense que l'on peut trouver le milieu de l'histoire un peu long, mais ça ne m'a pas vraiment dérangée.
Tout est si bien calculé, de la structure du roman divisé en sept parties aux thèmes/lieux/personnages que l'on y rencontre...et c'est lorsqu'on lit le conte original à la fin que l'on se rend compte à quel point cette réécriture est bien menée, chaque élément est repris et amplifié par l'autrice pour nous offrir ce roman vraiment pas comme les autres à l'ambiance sombre, automnale et décalée qui est absolument parfait à cette période de l'année !
J'ai débord été attirée par cette magnifique couverture, puis par le fait que ce soit une réécriture du conte de Grimm Les sept corbeaux, car c'est un conte que j'aime beaucoup. Mais ce livre n'est pas que cela. C'est une métaphore très personnelle sur le deuil et une belle réflexion sur l'amour entre un frère et une sœur au delà de l'adversité et des épreuves. La plume est belle, poétique, et l'univers est sombre et envoûtant. L'ambiance onirique se modifie au fur et à mesure puisque, de douce et rassurante au début, elle devient de plus en plus froide, sombre et inquiétante. On passe d'un doux rêve dans lequel l'héroïne se réfugie à un cauchemar dans lequel elle joue sa vie et bien plus encore. Les thèmes abordés sont donc très forts et la plume magnifique, et pour autant, cette lecture n'est pas un coup de cœur. J'ai eu l'impression de ne pas tout comprendre, par moments, et de passer à côté de certaines métaphores ou sens profonds. Par ailleurs, je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal, et le sort de son frère m'importait plus que le sien, ce qui est étrange, quand on sait qu'il n'apparaît que très peu au début et à la fin de l'histoire. En outre, je me suis un peu ennuyée et j'ai ressenti un certain malaise, lors de quelques passages.
En résumé, c'est un livre qui m'a plu et qui me restera en tête un moment, je pense, mais que je n'ai pas autant apprécié que je l'aurais souhaité.
Je lirai néanmoins les autres livres de l'autrice et de cette maison d'édition.
Une magnifique histoire, avec un dénouement intéressant qui laisse cogiter. Des concepts abstraits sont abordés avec beaucoup d'humanité, ce qui en fait un roman riche et d'une douce poésie.
Certains passages violents restent tout aussi envoûtant. C'est comme un rêve, où tout s'enchaîne à la suite, et qui dégénère en cauchemars. Élisabeth et Frederick sont des personnes adorables, pleine d'amour l'une pour l'autre. Je trouve ça beau de montrer l'amour fort et platonique, la détermination de sauver l'autre, coûte que coûte. Ça les rendait logiques, constant et plus matures dans leurs choix.
La musique est une note constante dans le récit, ce que j'ai beaucoup aimé. Les chapitres s'égrainent, et nous suivront les différentes étapes du deuil jusqu'au dénouement final. C'est la première fois que je trouve ce sujet traité avec tellement de sens, et de poésie.
Oui oui je sais je ne suis pas impartiale. J'ai essayé de trouver des points négatifs. Vraiment. Mais je n'en trouve pas. Les personnages secondaires sont plutôt bien traités. Tout m'a plu.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti de ma PAL un roman de chez Magic Mirror Éditions. Et quoi de mieux que d’attendre l’automne pour plonger dans l’automne éternel de la Mélodie des Limbes ?
Retrouver la plume de Nina, fluide, poétique, mélancolique, a été un véritable plaisir. Et, tu t’en doutes, j’ai adoré ce que j’ai lu. Elle nous livre, à travers ce roman, un pan personnel qui m’a touchée, émue. Ses mots sonnent justes, comme écrit sur du papier à musique. Ses mots sont une mélodie pour ceux qui savent écouter avec le cœur.
Comme Miranda, ce roman est écrit à l’encre sépia. Et comme Miranda, ce roman nous parle d’acceptation, de deuil et de lâcher prise. Et comme l’automne, à mon sens, est la saison idéale pour apprendre à lâcher prise, ralentir et accepter ce qui vient, la Mélodie des Limbes est le roman idéal pour ceux qui en ont besoin. Le roman est divisé en cinq parties, comme les cinq étapes du deuil, qui reflètent parfaitement le cheminement de l’héroïne.
Ce roman est une façon douce et bienveillante de t’apprendre à laisser aller, à TE laisser aller, à accepter ses émotions et à les vivre pleinement.
J’ai adoré l’univers créé ! Les Limbes sont riches, sombres, à la fois glauques et merveilleuses. J’ai particulièrement aimé toute l’intrigue autour de Phoebus, que j’ai trouvé dérangeante (mais dans le bon sens du terme) avec son coté creepy saupoudré d’or. Cela correspondait parfaitement à cette ambiance automnale un peu spooky, qui se dégage du titre (et qui est en adéquation avec sa date de parution !)
La plume de l’autrice rend le récit captivant et laisse planer le doute quant à la réalité du récit : Et si tout n’était que dans la tête d’Elisabeth ? Si j’ai un peu anticipé certains évènements, j’ai quand même eu de petites surprises et j’ai tremblé pour la petite Elisa.
Le personnage d’Elisabeth est bien travaillé : on ne peut que s’attacher à cette jeune fille qui tente de survivre dans un univers où on la pousse dans une case peu reluisante à cause de sa vision du monde. Elle reste très courageuse malgré toutes les épreuves qu’elle affronte et il était agréable de la voir grandir au fil des pages et de ses aventures.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste !
Le docteur Rutger est terrifiant (je n’ai clairement pas envie de l’avoir comme psy), Phoebus est également pas mal dans le genre flippant et l’Entrepasseur est juste… machiavélique. J’aurais d’ailleurs bien aimé en apprendre encore plus sur elle, et être plus souvent dans sa tête car ses apparition avaient tendance à donner un coup de speed à l’intrigue et à pousser mon inquiétude pour l’héroïne.
En bref, une très belle plume et une sombre réécriture à découvrir dès aujourd’hui… Parfaite pour la période halloweenesque ! ^^
J'ai aimé qu'on soit plongé directement au coeur de l'histoire : pas de longueurs inutiles, le rythme est très agréable à lire et on va droit au but. L'ambiance était aussi prenante, parfaite à lire pour l'automne. J'ai été envoutée par les descriptions et la plume de l'autrice. Les perses sont tous très intéressants et attachants à leur manière, notamment Elisabeth qui est une héroïne forte, atypique et touchante à suivre. Ils sont tous très bien introduits, développés et ont une existence propre. J’aime le fait qu’il ne soit pas juste des noms placés ici et là mais qu’on apprenne véritablement des choses sur eux.
Ce qui rend ce roman profond c’est aussi et surtout ses messages. Les sujets sensibles comme la mort et le deuil par exemple sont traités avec justesse mais également avec une certaine poésie je trouve. C’était très plaisant à lire et peut-être moins compliqué à aborder. Je ne pourrais vous expliquer exactement ce qui m’a plu car je risquerai de vous spoiler sévèrement (et ça serait bien dommage !) mais j’ai été charmée. Je ne peux que vous recommander cet ouvrage qui m'a fait vraiment frôler le coup de cœur, il en vaut le détour.
J’ai passé un bon moment de lecture au côté d’Elisabeth ! J’ai été un peu surprise au début par l’âge de l'héroïne (14 ans), je pensais qu’on allait suivre quelqu’un d’un peu plus âgé, et donc au départ certaines remarques m’ont perturbée dans sa façon de penser qui est encore celle d’une jeune ado, mais je me suis rapidement habituée et cela ne m’a pas empêcher d’apprécier ma lecture.
Dès le départ nous sommes plongés dans le monde des rêves, et de ce fait, on tâtonne quelque peu avec Elisabeth, à la recherche de sens dans ce monde onirique très riche. J’ai aimé découvrir avec elle les différents personnages qui le peuplent, et ainsi en apprendre toujours plus à chaque chapitre. Sa quête est pleine de révélations qui nous donne d’une envie : tourner les pages pour en savoir plus !
Cette atmosphère de conte est très présente et la plume de l’auteur très douce, on est donc transporté très facilement dans son univers. Je lirais avec plaisir un autre de ses romans pour en découvrir toujours plus !
J'avais déjà découvert 𝐿𝑒 𝑅𝑒𝑓𝑙𝑒𝑡 𝐵𝑟𝑖𝑠𝑒́ de Nina, que j'avais adoré. Mais 𝐿𝑎 𝑀𝑒́𝑙𝑜𝑑𝑖𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝐿𝑖𝑚𝑏𝑒𝑠 m'a bouleversée. 💕 Je m'attendais à une bonne lecture, et ce fut le coup de coeur. Dès les premières pages, Nina m'a emporté dans un univers où les frontières entre réalité et rêve s’effacent, où chaque mot résonne comme une note délicate dans une symphonie envoûtante. 🎶
Une magnifique histoire de famille, qui nous parle de deuil, de Beauté, de passions, dans une ambiance fantastique. De la pure poésie enchanteresse, où l'on atteint les étoiles. 🌟
Je ne peux que vous recommander cette lecture où j'ai du mal à poser des mots. C'est un roman qui a profondément parlé à ma sensibilité, et qui continuera d'enchanter de nombreux lecteurs, je l'espère. Elisabeth et Frederik ont pris leur place dans mon coeur. 💗
C’est extrêmement bavard, très répétitif, absolument mélodramatique, et la psychologie des personnages varie du tout au tout d’un passage à l’autre. La plume est parfois belle mais souffre de longueurs et ne suffit pas à rattraper les faiblesses du récit. L’ambiance gothique était pourtant prometteuse. Dommage.
Je suis très heureuse de vous présenter mon ressenti sur cette lecture que j’ai reçu des éditions @magicmirror_editions ! C’est le nouveau de @nina.books13 ! Merci énormément à vous. Il sort demain pour ceux qui souhaiteraient se le procurer !!
Pour être honnête, le résumé ne m’a pas paru clair, je me suis donc lancé dans cette lecture sans savoir à quoi m’attendre. Et je n’en ai pas été déçue !
L’ambiance est tellement douce, lorsque je lisais, j’avais l’impression d’être dans un nuage. La visite des Limbes me paraissait tellement magique. Une fois plongée dans cette atmosphère, m’en sortir a été un véritable défi. Tout est si sombre mais si chaleureux à la fois.
L’histoire m’a paru un peu lente sur le départ, l’aventure d’Elisabeth prend un peu de temps pour se démarrer et la quête paraît impossible, mais, on est dans le pays du rêve, alors on garde énormément d’espoir.
Malgré cela, on est transporté dans les Limbes et on a du mal à en sortir, la porte pour se sortir de notre lecture n’est pas toute proche. Jusqu’au bout le suspens est présent et nous tient en haleine.
Cette histoire est si bien menée, elle est fluide et douce. Chaque élément est lié, tout est imbriqué parfaitement, les choses découlent les unes des autres.
J’ai vraiment adoré me plonger dans cette histoire, j’espère que vous sauterez le pas pour découvrir cette magnifique lecture!
« Son ombrelle à la main, la petite fille aux cheveux blancs se pencha au-dessus du trou. »
A la première phrase de l'histoire, j'ai cru apercevoir une Alice inclinée au dessus du terrier du lapin blanc. Si j'ai découvert au fil de ma lecture que ce personnage n'avait d'Alice que l'ombrelle et les boucles anglaises, à l'intérieur de ce trou il y avait bel et bien un monde onirique caché.
La plume de Nina Gorlier a réussi à marier le fond et la forme avec une telle maîtrise que j'ai refermé la Mélodie des Limbes en ayant la sensation brumeuse d'émerger après avoir fait un rêve. Vous en parler c'est un peu comme essayer de retranscrire un songe, quelque chose d’insaisissable, d'abstrait mais d'infiniment sensoriel qui résonne encore dans mon esprit.
Je ne trouve pas les mots pour décrire avec justesse toute la poésie et l'ingéniosité que renferme cette réécriture du conte des sept corbeaux, seulement des sensations, des bribes de songes qui ne me quittent plus.
Dans ce rêve éveillé, régnait la mélancolie de l'automne. Les croassements des corbeaux hantaient le ciel. Il y avait une jeune fille de quatorze ans incomprise qui se sentait incomplète. J'entends encore le sifflement mélodieux de sa flûte répandant des notes de courage partout autour d'elle. Je me souviens de sa quête et des trois clés qu'elle devait réunir pour sauver un garçon mi-homme, mi-corbeaux. Et je me rappelle surtout de l'amour si fort, si bouleversant qui unissait un frère et une sœur.