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Cap més veu

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«Una sola la dona que era fa més de quinze anys ja no existeix. Va deixar d’existir el dia que vaig decidir de suprimir aquell home. Va deixar el lloc a una altra dona de la qual encara no he acabat de descobrir totes les facetes.» Després de complir condemna per matar el seu marit surt en llibertat. Des d’aleshores la seva vida segueix una rutina confinada entre les parets de casa seva, intentant amagar-se de les mirades i els judicis dels veïns. Però un dia, una escriptora que fa una investigació sobre la criminalitat entre les dones truca a la porta. S’establirà un règim de visites entre les dues dones i una relació de dependència mentre intenten trobar un sentit al que ha succeït. Maïssa Bey ens apropa a la situació de les dones a Algèria i ens proposa una reflexió sobre els extrems als quals pot arribar una dona després de dècades de violència estructural. Una reflexió brillant sobre el dolor, els prejudicis i sobre com curar les ferides per poder seguir endavant «El lector que encara no ha topat Maïssa Bey té molta sort... Hi descobrirà una escriptura lluminosa en tots els seus reflexos, entre ombra i llum, entre carícia i cremada.» LE MONDE DIPLOMATIQUE

184 pages, Paperback

Published January 24, 2022

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About the author

Maïssa Bey

38 books66 followers
Maïssa Bey nom de plume de Samia Benameur, née en 1950 à Ksar el Boukhari (Algérie).
Elle suit des études universitaires de lettres à Alger puis elle enseigne le français à Sidi-Bel-Abbès dans l'ouest algérien.
Elle a écrit plusieurs romans, des nouvelles, des pièces de théâtre, des poèmes et des essais. Elle a reçu en 2005 le grand prix des libraires algériens pour l'ensemble de son œuvre.

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2 (2%)
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1 (1%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
Profile Image for Kate Moore70.
64 reviews11 followers
December 5, 2018
« Elle » a tué son mari à qui ses parents l’ont mariée de force.

Elle vivait un enfer quotidien avec cet homme : humiliations physiques (les coups donnés sans que cela ne marqua la peau), humiliations psychiques (quand il était là, son seul domaine était la cuisine), humiliations sexuelles (les relations sexuelles servaient exclusivement à la procréation).

« Dès la première nuit, dès la première bouffée de haine, j’ai souhaité sa mort. J’en ai rêvé. Oui, des centaines de fois, j’ai rêvé pour lui un attentat terroriste, un accident quelconque, des mauvaises rencontres, une maladie incurable assortie d’une longue et douloureuse agonie. J’ai souhaité de toutes mes forces qu’il rôtisse en enfer, lui, l’homme pieux toujours prêt à exhiber sa foi et qui avait pris à la lettre le verset dans lequel il est dit qu’un homme se doit de corriger son épouse s’il considère qu’elle se montre récalcitrante. » (page 55).

Mais « elle » n’en peut plus et passe à l’acte. Elle est arrêtée et écope de quinze ans de prison. Elle accomplira sa peine dans une cellule trop petite pour sept à huit femmes, condamnées elles aussi pour des peines plus ou moins lourdes.
Cet enfermement, « elle » va le vivre, paradoxalement, comme une liberté qu’elle n’a jamais connue. L’homme, non plus, n’est plus là, châtié comme il se doit.
L’écriture va la sauver une première fois, en prison. Elle devient « écrivain public » pour ses co-détenues. Elle gagne leur confiance. Il s’agit aussi de sa survie physique, de ne plus être astreinte aux corvées les plus dures, les plus dégradantes…..

Depuis quelques paragraphes, je n’utilise pas de prénom pour nommer « elle ». Ce n’est pas un hasard ou une lubie de Maïssa Bey, l’auteur. Celle-ci nous explique que « par l’acte que j’ai commis, j’ai effacé mon identité et le prénom que mes parents ont choisi pour moi le jour de ma naissance. » (page 18). Une humiliation de plus qu’ « elle » subit, après toutes les autres.

Quinze ans sont passés. Elle retrouve son appartement grâce à son père et à son petit frère.
Elle vivote. Ses seules sorties sont pour faire des courses à 500 mètres du logement.
Elle essaie de se reconstruire mais n’y arrive pas vraiment.

C’est alors que surgit dans sa vie Farida. Elle se présente comme chercheur, écrivain… Elle la contacte pour entendre son histoire et en faire, peut-être, un roman. « Elle » accepte.
Avec ces rendez-vous, ces échanges avec Farida, « elle » se libère, enfin, par la parole mais surtout, encore, par l’écriture.
A partir de là, « elle » va tenir un journal et chaque jour sera consacré à écrire une lettre à l’écrivain, où « elle » se livre sans retenue.

« Nos conversations me laissaient un goût d’inachevé. Je voulais aller plus loin. J’ai compris, en revenant à mes carnets chaque soir, que l’écriture libère bien plus que la parole. » (page 233).

Maïssa Bey dans « Nulle autre voix » se fait la porte-parole de toutes ces femmes algériennes qui subissent, quotidiennement, les violences ordinaires d’une société ne pardonnant rien aux femmes.

« Pour moi, la première violence est de s’arroger le droit de disposer de l’autre. Du corps de l’autre. Au nom d’une supériorité légitimée par la naissance, le sexe, l’argent, la position sociale ou encore par des lois humaines ou divines. » (page 200).

Très tôt, les enfants connaissent le rang qu’ils auront à tenir adultes dans la société. Les filles deviendront des épouses soumises, enfermées dans le carcan de leur foyer. Elles devront obéir à leur mari en toutes circonstances. Elles n’auront aucune autre issue.
Elles pourront faire des études, travailler mais elles resteront toujours sous la tutelle des hommes. Tout est apparence. Il est très important que tout reste dans le giron familial et marital.

« Le visible et le caché. Deux socles sur lesquels repose la société. Ce qui ne se voit pas n’existe pas et ne peut donc pas être répréhensible. » (page 148).

Un autre sujet que traite Maïssa Bey dans son livre est la prison. Elle décrit longuement comment cela fonctionne (les passe-droits…). La violence y est aussi présente.
Après être sorti de prison physiquement, celle-ci reste à jamais dans la tête, dans les gestes, les attitudes. On ne sort pas totalement de cet autre enfermement. Celui-ci, aussi, vous colle à la peau pour la vie.

« Les murs de la prison me séparent toujours du monde. Ils sont dans ma tête. Rien ne pourra venir à bout de cette forteresse mentale. Pas seulement mentale d’ailleurs…. Je m’aperçois maintenant que, quoi que j’aie pu vous raconter sur ces lieux, je ne crois pas avoir réussi à en restituer l’atmosphère sordide jusqu’à l’odeur de remugle et de graillon qui continue d’imprégner les narines, longtemps après que l’on en est sorti. » (pages 101-102).

Enfin, l’écriture de Maïssa Bey est très importante pour donner chair à ses personnages féminins. Son écriture peut être tout en douceur, comme elle peut être crue. Elle peut être tout en nuance et quelques mots après violente, avec des phrases assénées comme des claques.

En quatrième de couverture, la journaliste Marina da Silva écrit dans « Le Monde diplomatique » : « Le lecteur qui ne connaît pas encore Maïssa Bey à beaucoup de chance… Il va découvrir une écriture solaire dans tous ses éclats, entre ombre et lumière, caresse et brûlure. »

La journaliste a bien résumé ce que j’ai ressenti dans ce livre et pour ce livre. Maïssa Bey est un écrivain qui ne laisse pas indifférent.
Profile Image for Les Lectures-De-Saadia.
3 reviews
January 22, 2022
Elle est forte puissante capable elle a osé trouver sa liberté physique morale et mentale c'était une femme qui a commis un meurtre "une criminelle " qui raconte son malheur avec innocence. Certes elle seule qui connaissait les vrais causes .
Profile Image for Hannah Rios.
8 reviews
August 8, 2024
Un livre très émouvant sur une femme criminelle qui a commis le crime de tuer son mari. Le récit est intéressant par plusieurs points, d’abord par la narration à la première personne qui se mêle aux lettres écrites par l’accusée à une autre femme, une écrivaine qui veut écrire à propos de sa vie et de son crime. On est pas sûr si elle a de sentiments envers cette femme et cela pousse la narration puisque à chaque rencontre entre les deux, l’écrivaine découvre cette femme et nous le faisons en même temps. Elle essaye d’apprendre les motivations pour le crime, peut-être qu’elle subissait des violences de la part de son mari ? Peut-être qu’elle se faisait humilier ? Mais pourquoi elle n’est pas tout simplement partie ? Il y a une partie de plaisir en avoir tué cet homme ? Des questions qui émergent tout au long du récit et qui rendent complexe ce crime et cette femme.
Profile Image for Ania Sh.
1 review1 follower
April 3, 2023
C'est l'histoire d'une femme qui aprés avoir commis l'irréparable, va se retrouvé un jour avec méfiance et contre coeur à laisser entrer dans sa vie une écrivaine qui va s'introduire de plus en plus dans sa vie personnel jusqu'à s'attacher à elle et attendre chaque jour sa visite et à la fin deviendra complétement psychotique si je puis dire à l'idée de ce roman sur sa vie qui sera publier et on sent présque que à la fin du roman qu'elle menace presque l'écrivaine et deviens de plus en plus obssédé par elle c'est assez effrayant.
Profile Image for Laiaaaaaa.
33 reviews1 follower
March 3, 2022
M'ha agradat moltíssim, potser les últimes pàgines no tant... Però m'ha encantat. Un 4,5⭐
Profile Image for Nesrine.
4 reviews
May 21, 2020
Une lecture fluide. Une histoire de femme , malgré les événements qui se déroulent dans une Algérie qui hélàs n'existe plus , elle reste d'actualité.
Profile Image for Marta Clua.
221 reviews23 followers
February 5, 2022
La darrera novel·la que he llegit és una novetat d'una de les editorials que més m'agraden, es tracta de "Cap més veu" de la Maïssa Bey, editat per Les Hores.
Ens explica la història d'una dona que surt de la presó, després d'haver complert una condemna de 15 anys per haver matat al seu marit. Ella surt al món però es tanca de nou a casa seva, amagant-se de les mirades dels veïns (que la jutgen en silenci i ella ho sap).
Fins que un dia, una periodista que vol escriure un llibre sobre la criminalitat entre les dones, apareix a casa seva, i entre totes dues s'inicia una relació que permetrà que la protagonista es vagi obrint una mica més i explicant la seva veu , la seva història, la història de moltes dones.
Hi ha una frase que apareix en les guardes del llibre que m'ha agradat molt i que diu així: "Les parets de la presó encara ens separen del món. Les tinc al cap", aquesta frase resumeix molt el que li passa a la protagonista del llibre que malgrat haver sortit físicament de la presó, encara es manté tancada en si mateixa i sembla que no en vol sortir.
Una història que es la de moltes dones maltractades per les famílies, humiliades per uns marits dèspotes, cruels, que es creuen amb el dret de fer el que vulguin amb les seves dones... tots ells si que es mereixen ser tancats a la presó!
M'ha commogut la cruesa amb la que la protagonista es descriu "com una criminal" per haver mort al seu marit sense remordiments. Aquesta abnegació en pagar la pena imposada, aquesta renúncia a defensar-se,  aquest aïllament imposat després de la presó... m'ha trasbalsat. 
L'arribada de la Farida, la periodista  és com la llum que li feia falta per trobar la sortida, la redempció a través de l'escriptura, escriure per renéixer, per tornar a viure, per alliberar-se del pes de la culpa que l'atrapa.
Un llibre que ens parla del dolor, del que es ser dona en alguns països,  i de la importància de curar les ferides per poder seguir endavant.
Una lectura molt recomanable.
Profile Image for imad.
10 reviews7 followers
June 3, 2019
“Beaucoup m’ont laissée entrer de plain-pied dans leurs vies. Le plus souvent des vies chaotiques, bosselées, parsemées d’ornières qu’elles n’ont pas su éviter. S’accrochant à un seul mot comme à la corde d’un pendu, ce mot magique qui exonère et disculpe tout à la fois: Mektoub. C’est écrit.” — Maïssa Bey, Nulle Autre Voix.

Nulle Autre Voix est le tout dernier roman de Maïssa Bey, paru en août 2018 aux Éditions de l'aube et aux Éditions Barzakh.
Le roman est un thriller psychologique, narré par ”une femme hors normes”, qui vient de sortir de prison après avoir purgé sa peine de 15 ans. Mais pourquoi? Elle avait tué un homme, son propre mari. Et pourquoi l’a-t-Elle tué? C’est ce qu’Elle nous montre dans les lignes et chapitres de ce livre, qui est une sorte de lettres qu’Elle remet à une écrivaine qui ose frapper à sa porte sous prétexte d’écrire un roman biographique sur cette “femme hors norme” et des passages qu’Elle écrit dans un journal.

Avec la beauté de sa langue, son choix de mots et expressions, et surtout son audace et son courage, Maïssa Bey donne une voix à toutes les femmes algériennes qui, aussi, ont la même vie que la protagoniste, dans une société cruelle, oppressante et violente, et dans laquelle elles n’ont pas de voix, et si elles osent en avoir, elles seront rejetées, montrées du doigt et absurdement décrites.

Dans ce roman, Maïssa Bey touche aussi à d’autres sujets, comme la vie dans une prison de femmes en Algérie, où le danger et la violence rôdent toujours. Et surtout la relation mère-fille, où la mère à pour rôle d’être gardienne de l’honneur de sa fille, et perpétuer les lois patriarcales qui existent depuis des siècles, et ce-là d’une façon abusive et froide.
Profile Image for Besma Dziri.
17 reviews
November 26, 2020
When a human being lives in void.. filled with emptiness.. reduced to nothingness.. dehumanized.. imposed a world of solitude and silence.. and kept to suffer the feeling of unworthiness.. We can relate to human sufferings..
A human soul who has been deprived of the acknowledgement of a mere existence.. a life of significance..
A Nada, a woman of solitary childhood.. moaning in silence under the aching absence of a father and the annoying presence of an authoritarian and belittling mother.. with brothers who relished in the reassurance of their very gender..
Nada, a human being who doesn’t know the meaning or the taste of love.. a woman who is marked with insecurity and invisibility and haunted by the feeling of being undignified..
“you are nothing, barren.. cursed..” being called as such by her husband.. degraded and violently treated.. confined to a kitchen the whole day serving and toiling.. and at night in a bedroom just to serve and satisfy her husband’s whims..
Nada, a woman who had been fed on hate and humiliation.. emotionally and physically abused, decided one day to put an end to a state of harm and damage..
Words like, “crime” and “criminal”, Nada understood and became aware of when she started writing her diaries and letters.. The craft of writing, the pleasure of breathing and the feeling of being freed from a choking silence.. an aching hate and a reducing pain..
Writing, as a human experience that elevates and transforms.. Writing has elevated Nada from the world of void and nothingness to the state of existence, living and experiencing other sentiments..
Maissa Bey, in her literary fiction, her novel “Nulle Autre Voix” allows the reader to follow a character's inner story.. thoughts.. reflections.. turmoil.. and her discovery of her self as body and soul..
The whole novel revolves around Nada, to whom life has shown a harsh side.. who has gone through fear, shame, hate, anger.. a human experience that deeply resonates with Maissa Bey's Homeland – Algeria – socially and culturally..
Maissa Bey gave Nada a voice to be both heard and read in a work of artistic value that gives a profound reflection not only on gender issues and sufferings but also on those of humanity.
Profile Image for Mary Marie .
5 reviews1 follower
October 7, 2020
Une femme qui passe de prison en prison. D'abord la cellule familiale, puis la vie en commun avec son geôlier de mari qu'elle finit par tuer, lui valant d'être envoyée derrière les barreaux. A sa sortie, ne sachant vivre autrement, elle s'impose seule, dans son appartement, une discipline de prisonnière, une vie rythmée par la solitude, les regards par la fenêtre, et quelques sorties hebdomadaires à l'épicerie du coin.

Son quotidien se voit bouleversé et entièrement remis en question par sa rencontre avec une écrivaine qui veut raconter son histoire. La femme, la "criminelle", va alors elle-même commencer à écrire et ainsi goûter au pouvoir libérateur de l'écriture. Celle qui a ôté la vie sans remords va alors enfin se donner naissance.

Une narration à la première personne dans les pensées d'une femme qui se découvre, elle et son intimité, jusqu'à sa sexualité et ses envies taboues.

Dès les premières pages, l'écriture prend aux tripes et on ne veut plus que ça s'arrête. J'enlève une étoile parce que j'en aurais voulu plus, le livre se referme sur un goût de trop peu.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for sarah.
27 reviews
February 16, 2021
Ma première lecture d'un roman de Maïssa Bey. L'intrigue avait d'abord attiré mon attention. Une femme qui tue son mari... Pourquoi? Les raisons sont multiples mais aussi, pas vraiment. Évidentes, mais absentes. «Le visible et le caché.» On se retrouve bien au-delà de la prémisse de la condition féminine, je pense. Ou peut-être pas; peut-être, justement, c'est ce que le roman réussit le mieux. C’est l’histoire d’une femme, criminelle ou autre, qui se réapproprie son histoire.

L'écriture est si franche que l'on peut que supposer qu'elle recèle quelque chose de plus derrière son ton direct et modeste. Ça se ressent tout au long du roman. Le récit saute du passé au présent et forme plutôt un lot d'idées, d'anecdotes; et comme les pensées qui y sont racontées, on y trouve rarement des réponses écrites noir sur blanc. Elles sont là, quand même, cachées derrière les mots choisis avec soin et phrases courtes qui composent la lecture. C'est justement cette éloquence, riche de sa simplicité, qui fait de Nulle autre voix un roman qui frappe, juste et franc. J'ai beaucoup aimé!
Profile Image for Kawther  HAIMER.
4 reviews
March 24, 2020
Histoire d'une femme hors normes, une Criminelle !
Après avoir vécu une enfance solitaire, une mère injuste envers ses enfants, un père absent de sa responsabilité, et enfin un mari violent, elle finit donc par le tuer, avec un sang froid et sans aucuns remords,
Elle passe 15 ans au prison, après, elle se trouve seule jusqu'au jour où une écrivaine frappe à sa porte pour lui proposer de lui raconter sa vie pour que cette dernière écrive un roman biographique. En fait, c'est un mélange entre la biographienet l'épistolaire. Quatorze lettres écrite par la criminelle pour l'écrivaine, ces lettres et les rencontres avec l'écrivaine lui ont permis de retrouver sa personnalité. Elle dit : "l'écriture m'a sauvée"
Et oui. L'écriture est une thérapie.
Une écriture poétique qui attire l'attention des lecteurs. Il y a des passages qui nécessitent vraiment des analyses littéraires plus profonds.
La première fois que je lis un roman de Maissa Bey. Et je suis satisfaite !
Profile Image for Imene Fenniche.
326 reviews56 followers
August 6, 2021
Un huit clos intense et captivant entre une écrivaine à l’affut d’une immersion inédite dans la tête d’une criminelle et une meurtrière vivant recluse après avoir purgé ses années d’emprisonnement.
Comment devient-on une tueuse ? Comment l’acte d’ôter la vie peut-il devenir le seul sursis. La présence de l’écrivaine n’est que le déclencheur de ce travail d’introspection que s’impose notre « héroïne » afin de retracer le parcours implacable qui a scellé son destin. L’écrivaine, Farida, est aussi une antagoniste toute désignée, elle est tout ce que notre protagoniste n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais, car l’environnement est décisif.
Les violences ordinaires, silencieuses, sont partie prenante de la vie du personnage principal. On ne connait pas son prénom, comme si Maïssa Bey avait voulu accentuer son effacement. Elle a existé uniquement pas ce geste, brutal, définitif ; tuer.
Un récit puissant et concis. A lire.
Profile Image for Elvira Gaar.
34 reviews2 followers
May 2, 2025
Excel.lent traducció al català. Cap mes veu ens fa arribar la veu de la protagonista, una veu que ella valora a l'inici com sense importància però que al llarg de la novel.la va retrobant per posar paraules al que ha viscut, per descobrir-se i passar del silenci a narrar, a fer sentir la seva veu. Veiem també la importància de l'escriptura (a través de cartes i de quaderns) per indagar i arribar al més autèntic, allò que sovint s'amaga, no es vol dir o inclús es desconeix. Un llibre molt recomanable.
Profile Image for Elias Adam.
29 reviews
June 20, 2019
Un roman psychologique intriguant, plein de suspens, qui a une fin mystérieuse et effrayante à la fois.
Displaying 1 - 16 of 16 reviews

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