Griddine est une Phaulne. À l’instar de ses parents avant elle, et des parents de ses parents, elle parcourt les plaines sauvages de Gobo à dos de war-lizzard, libre et farouche, sous les rais de l’étoile Titéo. Une perpétuité d’horizons lointains, une vie simple et pleine nourrie aux bonheurs de l’évidence. Jusqu’à l’arrivée de San Salkar, l’émissaire de la Garmak, une multimondiale aux pouvoirs sans limites. Salkar qui, sitôt descendu de son vaisseau spatial, annonce aux Phaulnes la fin de Titéo, la Garmak ayant décidé d’exploiter le soleil de Gobo jusqu’à épuisement. La seule option offerte aux Phaulnes est la diaspora. Ou la rébellion, la résistance et la guerre, des flèches face à une technologie capable de tuer une étoile. Or, Griddine a déjà fait son choix…
"Le Soleil des Phaulnes" est un roman qui m'a été envoyé par les éditions Le Belial' lors d'une Masse Critique Babélio, que je remercie !
Avant cela, je ne connaissais pas Thierry Di Rollo, un auteur français de sf qui a l'air d'avoir plutôt bien roulé sa bosse dans le domaine, et c'est donc en territoire inconnu que je me lançais.
Il s'avère que cette lecture se rapproche énormément de la dernière en date que j'ai faite avec "Colonies" de Laurent Genefort, puisqu'on y aborde encore une fois cette thématique : la colonización. On va suivre dans cette histoire Griddine qui est une Phaulne, habitante de la planète Gobo, et qui va devoir quitter son monde à cause d'une multimondiale souhaitant exploiter leur soleil. Rien que ça. Le récit est construit comme un space opéra addictif, rythmé et plutôt court en alternant les points de vue de personnages à chaque chapitre (mais on reste tout de même focus sur Griddine d'un bout à l'autre de l'histoire).
Je n'ai pas trop apprécié ma lecture. Et pourtant, ça se lit vite, c'est assez divertissant et les questionnements liés à la colonisation sont intéressants (même si largement déjà vus). Et c'est bien le problème : j'ai eu l'impression d'avoir déjà lu cette histoire. Il n'y a pas eu de vrais moments de surprises et je n'étais pas du tout investi émotionnellement avec les personnages. Seuls deux personnages ont capté mon attention, mais ils disparaissent bien trop vite à mon goût et ne sont plus évoqués par la suite.
J'ai eu un autre souci à propos de ce livre : le "malegaze" permanent mais ATTENTION ; du point de vue de l'histoire et pas de l'auteur (c'est important de le préciser). C'est super de traiter des thématiques comme cela, mais je ne sais pas pourquoi j'en ressors avec un sentiment de malaise (peut-être dû aux nombreuses scènes de sexe où l'homme est plus souvent satisfait, j'imagine).
Pour ce qui est de la fin, eh bien j'en attendais peu et c'est ce que j'ai eu. Cette lecture fût très moyenne et je l'ai déjà un peu oublié. Pourquoi pas retenter l'auteur une prochaine fois, qui sait.
PS : PAR CONTRE la couverture de ce roman est juste sublime !! Un immense bravo à l'illustrateur Manchu, c'est un vrai régal pour les yeux 😍