Elle a fait la France de son vivant et plus encore pendant les siècles qui suivirent son martyre. Son irruption dans la guerre de Cent Ans change le cours de l’Histoire. Guidée par des voix qui lui intiment de bouter les Anglais hors du royaume, Jeanne devient la Pucelle, chef de guerre et héros politique. Elle communique sa hardiesse à ses compagnons d’armes et à Charles VII, qu’elle fait sacrer à Reims. Mais sa renommée, jusqu’au-delà des frontières, ne se résume pas à sa vaillance. Elle est également édifiée par tous ceux qu’effraie la figure d’une femme prophétesse et guerrière : Jeanne d’Arc terrorise les Anglais et sans doute ses juges. Ils font d’elle une « putain ribaude » et une sorcière, la capturent, l’emprisonnent, la soumettent à un procès inique qui la condamne au feu. C’est la construction d’un personnage maléfique que ce livre donne à lire, en interrogeant les sources à frais nouveaux. Le procès de condamnation, véritable tribunal d’inquisition, fabrique des chefs d’accusation pour déshonorer la Pucelle : son alliance avec le diable, ses échanges avec les démons, le signe mystérieux qu’elle aurait présenté à Charles VII pour le persuader d’asseoir son pouvoir légitime… Pourtant, son courage et son supplice n’ont pas suffi à lui attirer la reconnaissance du roi. Pour lui, Jeanne d’Arc a en partie échoué dans ses prophéties comme dans la guerre. Reste le peuple, dont on explore ici les croyances et les peurs ; car c’est le peuple qui restitue finalement à Jeanne d’Arc son honneur, avant que la légende ne s’en empare.
Un essai étrange, qui peine à définir ses destinataires, parfois très pointu, avec la rigueur de l'historienne chevronnée qu'est Gauvard, mais avec une certaine légèreté qui ne peut en faire un ouvrage scientifique. Spécialiste de l'histoire de la justice, Claude Gauvard s'intéresse à l'opinion des contemporains de Jeanne, son image et sa réputation (sa renommée). Il est difficile de dire des choses nouvelles sur cette personne mille fois étudiée, mais Gauvard parvient à d'abord présenter une source nouvelle, puis offrir une analyse neuve du seule dessin contemporain de Jeanne d'Arc, qui est une analyse très édifiante. L'ouvrage se lit facilement, presque comme un roman, mais parfois le fil rouge se perd et les idées générales de l'autrice ne sont pas des plus évidentes à cerner. Cela reste un ouvrage intéressant, s'adressant surtout à ceux possédant déjà des connaissances sur la période et la situation.
Comprato su ingiunzione della gente cool che seguo su Twitter, il libro si è rivelato per ciò che mi era stato venduto, una messa a punto aggiornata della figura di Giovanna d'Arco, sapientemente inserita nel suo contento storico. Si fa strame di tutte le letture inverosimili di cui l'eroina e santa tardiva è stata vittima e che hanno cercato di tirarla da ogni parte, fino a farne una sorta di eroina transgender ante litteram.
L'approche est un peu particulière puisqu'il s'agit surtout d'une étude sur la perception de Jeanne d'Arc plus que sur son histoire propre. L'écriture est parfois un peu laborieuse mais l'ensemble demeure très lisible avec un point de vue latéral intéressant.