Les années à Harvard du narrateur sont aussi les années de guerre en Irak. C'est à travers ce prisme que l'auteur raconte la vie sur le campus de l'une des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis. Comment réconcilier l'insouciance de la jeunesse et le drame qui se joue au Proche-Orient ? Les étudiants se succèdent avec leurs drames personnels, leur vision du monde et de leur avenir.
Nick McDonell is the author of the novels Twelve,The Third Brother, and An Expensive Education, as well as a book of political theory, The Civilization of Perpetual Movement, and four works of reportage, The End Of Major Combat Operations, Green On Blue, The Widow's Network, and The Bodies In Person.
De la première vue, le livre apparaît comme un ensemble de chapitres qui s'enchaînent sans aucune cohérence ou homogénéité, mais il ne faut pas perdre de vue que le style adopté par l'écrivain est le style le plus convenable avec la réalité des jeunes d'aujourd'hui, dont je fais partie, perdus dans le chaos des illusions que leur créent la technologie, les drogues, la mode... C'est un style d'écriture que je considère comme "une absurdité moderne", qui caractérise l'essence de nos vies quotidiennes, et de ce que nous sommes devenus aujourd'hui, nous les jeunes, avec tous ces moyens de séduction et de divertissment, qui font de nous des êtres humains compliqués, ignorants, extrêmement distraits et chaotiques. Cette manière d'écriture est tout-à-fait le résultat de ce que nous vivons en tant que jeunes au sein d'une société noyée dans la globalisation. J'ai beaucoup apprécié la manière avec laquelle l'auteur raconte certains faits et évènements à Harvard de façon absurde et lucide, en rapport avec ce qui était un sujet chaud dans la société américaine à l'époque, à savoir la guerre en Irak. La réalité des étudiants à Harvard, exposée par l'auteur, semble indifférente de ce qui se passe en Irak, et se contentent ainsi de vivre le moment auquel ils sont exposés.
Lecture très rapide. Pas forcément marquant, mais je comprend aussi que ca peut être un des pans insipides des USA. c'est tjrs curieux de s'apercevoir que rien ne change tant que ça