Une boîte de carton, une cassette, un téléphone, une radio. Le décor est dépouillé. Le corps est en convalescence, improductif, à l’écart du monde. Du fond de la pièce s’échappent des murmures, bientôt des phrases. Ce ne sont pas des gens. Ce sont des voix à la radio. Pendant des jours, des mois, des années, ces voix trompent la solitude et la douleur.
L’écriture me semblait trop éparpillée et carré. J’aurais eu besoin de plus de linéarité et de lignes directrices. J’avais beaucoup de misère à suivre et à rester attentive. J’ai l’impression qu’on voulait aussi mettre beaucoup de distance émotionnelle entre sa tumeur et ses répercussions en faisant des digressions à tout bout de champs.
Finalement le côté méta, est rarement un must avec moi. La protagoniste qui est en train d’écrire le livre que l’on est en train de lire c’est déjà trop fait. D’ailleurs c’est un 2/2 pour l’aspect méta pour les lectures des nominés des rendez-vous du premier roman 2022-2023.
Le premier livre de Charlotte Biron s'inscrit dans cette mouvance de l'hybridité des textes. Oscillant entre les formes: récit, essai, autobiographie, Jardin Radio alloue une liberté et une latitude aux mots, aux histoires et aux idées. Il est question de la traversée d'une maladie, de la douleur, du corps, de sa voix, retrouvée, réinvestie. Charlotte Biron cite, convoque et met en dialogue les voix de penseuses, autrices et artistes de l'audio, certaines bien connues, d'autres moins. C'est un petit livre très dense, grave mais jamais lourd, vers lequel je sens que je reviendrai souvent.
C'est un récit extrêmement pragmatique de convalescence, du temps qui passe malgré l'écart, mais aussi de la présence constante de la radio, des voix enregistrées, que Charlotte Biron consigne et commente systématiquement. Le rythme et l'angle narratif m'ont déconcerté au début (ça et lire ma prof qui ken), mais tout ça a fini par grow on me et j'ai kiffé!
Ce qui est bien avec cette maison d’édition, c’est qu’on ne se trompe jamais. Ce ne fut pas une exception ici. Elle y parle de sa tumeur, de son opération, de sa douleur, de sa médication, de la perte de sa voix, de son amour pour la radio et de la littérature qui s’égare. L’histoire était un peu éparpillée, mais j’ai trouvé que sa soutenait très bien le récit de la maladie sous morphine remplie de douleur et ou les jours passes sans se différencier, sans que le temps n’ai d’impacte et ou la mémoire et nébuleuse. C’était déconstruit comme sa mémoire de l’époque et sa soutenait très bien son style d’écriture. C’est un livre dur à lire, mais qui est aussi un souffle d’inspiration à la résistance, à la persévérance dans l’adversité. C’est aussi beau que dure, aussi inspirant que déchirant. Charlotte y inscrit sa douleur sur une échelle d’un à dix, sans avoir de comparaison avec ce qui est le un et ce qui est le dix, elle y inscrit sa médication sans différencier les jours qui passe. On sent sa peur et sa passion qui s’y mélange et accompagné de femmes qui performe à la radio on y voit son amour pour ce média là et sa peur de perdre sa voix également.
Je crois que ce court livre se différencie surtout par son écriture. Sans avoir besoin d’avoir recourt à de longue phrase ou à des mots compliquer, Charlotte arrive à nous charmer par sa plume et à créer un texte envoutant. C’est un petit réaccueille qui se lit à une rapidité déconcertante, aussitôt commencé, aussitôt terminer. Malgré la lourdeur du sujet, la poétesse des mots ma fait passé un bon moment.
Trop beau, ce livre… un essai qui parle du cancer mais de façon tellement lyrique et colorée. L’expérience de l’auteure est imagée avec plein de métaphores souvent liées à l’univers du son. Mais c’est pas un hasard parce qu’elle est fascinée par la radio et anime sa propre émission. Les choses se compliquent quand elle doit enlever cette tumeur à la mâchoire et arrêter de faire vibrer ses cordes vocales pendant plusieurs mois
Jardin radio est un récit de maladie dans lequel Charlotte Biron relate son vécu suite à des opérations, ou en tout cas au moins une à la mâchoire, qui vient affecter son quotidien et son rapport à la parole, à son corps, à sa place dans le monde, à sa place dans le monde de l’audio et de la littérature. Je n’ai pas tout compris le livre, mais c’est correct, ça peut aussi être ça la littérature, se faire confronter et ne pas tout saisir. Je l’ai très bien compris cependant concernant son rapport à la douleur et à la solitude, et je me suis reconnu. Mais il y a aussi des formes de longueur, car l’autrice digresse beaucoup dans son récit. Je pense que c’est surtout dans ces moments que je n’ai pas tout compris, comme si elle voulait exposer certaines choses qui ne sont pas en lien avec le thème principal, mais que le travail de les relier et de faire un tout cohérent n’était pas complété. En même temps, c’était bien d’être dans sa tête pour autre chose que le rapport à la maladie. Et en quelque part, ça relate la confusion que notre esprit peut développer lors de moments lourds émotionnellement comme la maladie et la convalescence. On se rattache tous à quelque chose durant ces moments. Charlotte Biron, elle, c’est sur la radio/le son qu’elle l’a fait, un univers assez peu connu, qu'il fait plaisir d'explorer. Il y a beaucoup de beaux passages, c’est très bien écrit, ça donne donc un livre qui en vaut le détour sans être un coup de coeur pour moi.
Quel beau livre! Je recommande. J’ai pas arrêter de penser à mon papa à travers ce livre. C’est même cool puisque je peu confirmer les faits sur la radio qui sont décrit dans le livre, il les vivait pour de vrai lui aussi! Je joke pas, à chaque comme 10 pages un souvenirs de lui réapparaissais et j’ai beaucoup pleuré. 5/5
une non-fiction avec une méta-réflexion sur l'écriture dans le contexte de la maladie. la narratrice subit plusieurs opérations afin de se débarrasser d'une tumeur et elle relate dans Jardin Radio son processus à travers la convalescence : solitude, regrets, douleur, colère, envie... la narratrice tente de s'éloigner des métaphores et ne cherche pas à enjoliver sa douleur à travers l'écriture, et pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de souligner plusieurs extraits de l'œuvre parce que leur beauté a retenu mon attention. j'ai aimé découvrir la plume d'une de mes anciennes enseignantes! ce livre ma été recommandé par un vendeur de Zone Libre dont les yeux se sont illluminés lorsqu'il a pris connaissance de mes achats pour mon cours avec Charlotte Biron. avec plein d'admiration, il m'a dit : « chanceuse! j'adore ses livres. il faut que tu lises ça ! » finalement, j'ai suivi son conseil alors que je suis moi-même en convalescence à cause d'une entorse à la cheville. les mots de l'autrice ont particulièrement résonné avec moi, même si ma guérison a été beaucoup plus courte que la sienne.
L’écriture ne m’a pas touchée ni transportée. Je trouvais même ça trop dramatique pour ce qui se passait (ou de ce que j’en comprenais). Peut-être que ça s’explique par une période de ma vie où j’ai de la difficulté à éprouver de l’empathie.
J’espérais secrètement être suprise par quelque chose vers les dernières pages afin de justifier ma décision de le lire au complet. J’ai été motivé par ma lecture récente d’un roman de Romain Gary qui était autant éparpillé mais qui termine sur une note satisfaisante. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.
J’ai apprécié les références aux artistes, mais en même temps je ne comprends pas l’objectif de les nommer comme ça…
À la fois très beau et doux amer, j'ai trouvé que la temporalité peu marquée et le caractère un peu décousu collent bien avec l'aspect brumeux de la douleur. J'ai adoré les réflexions autour de la voix, néanmoins je regrette le caractère non universel de la gestion de la douleur et de la chance de pouvoir être soigné. Même si certains vécus face à l'hôpital et aux blessures dans la chair sont très maîtrisés, le récit est pour moi trop autocentré. On évoque à peine ce que cette douleur fait aux autres, comment elle est perçue. Et cette solitude qui crie le plus fort dans le silence.
Pas pour les hypocondriaques ! Le texte de Charlotte Biron est souvent poétique : "...les mots se nattent aux parois du bureau, résistent de façon verticale..." . Ses descriptions de ses états, physiques et métaphysiques, sont formidables. Sauf que... C'est d'un réalisme poignant, souvent troublant. La charge émotive est juste trop. J'en suis sorti bouleversé, ramené à mes angoisses fondamentales. Pas un feeling que je recherche après avoir terminé un roman.
2,5/5 - Une belle écriture, mais très dispersée. Certaines réflexions de l'autrice sur la voix et la maladie m'ont plu, mais j'aurais aimé qu'elles soient plus élaborées. J'ai l'impression qu'il s'agit d'un projet inabouti, que je lis les notes de recherche d'un futur livre et non pas la version finale. Ce n'est pas une mauvaise lecture, il s'agit même d'un livre facile à lire et malgré le sujet grave je ne l'ai pas trouvé lourd du tout, mais ce n'est pas un livre vers lequel je retournerai.
Lecture profonde, touchante. Certain.e.s parlent d'une écriture inachevée, comme si l'autrice avait rassemblé des notes éparses pour en faire un livre. J'y vois davantage la confusion qu'occasionne la maladie, les oppositions entre les thèmes abordés (la vie VS la mort, la féminité que l'autrice oppose au corps malade, la voix qui existe en dehors du corps). J'ai beaucoup aimé ; malgré la nature déprimante des sujets traités, je suis ressortie de cette lecture sereine, presque rassurée.
Des phrases à bout de souffle, un style hermétique qui disent le découragement de la narratrice face à sa vie, mais d'une façon qui ne me séduit pas. Le propos est cerné, il y a une cohérence entre la forme et le fond, alors comment ne pas saluer l'ouvrage? C'est une proposition léchée, habile dans sa façon d'aborder le sujet. Ça témoigne d'une réflexion aboutie.
J’ai lu et lu sans m’arrêter. La plume de l’autrice est très poétique et j’ai cru bon me laisser porter par les mots sans tout réfléchir et chercher le sens exact (allô la fille cartésienne ici!) On sent la détresse de la maladie, la vulnérabilité de la femme, la passion pour l’écriture. Difficile, sans être lourd.
Ce livre était vraiment intéressant considérant son approche au cancer. Définitivement, une lecture lourde, mais remplie de sens. J'ai hâte de voir les prochains romans écrits par Charlotte Biron.
A very effective attempt to put the reader through the monotony and boredom of illness. The language is pretty but there is absolutely no arc. It reads in exactly the same tone from beginning to end. Cancer sucks but it doesn't make your book good.
Écriture magnifique. J’ai préféré les passages plus personnels à celui d’autres personnes/artistes dont je n’avais malheureusement pas les référents la plupart du temps, ni l’envie d’interrompre ma lecture pour faire les recherches nécessaires.
Je suis en convalescence d’une énième chirurgie. Sans que ce soit pareil, on dirait que ça me fâchait et ça me rassurait de me lire dans ce récit. Je pense que je vais devoir poser un second regard. Autrement, belle plume, mais un peu éparpillée.
Je mets 3 étoiles car c'est bien écrit mais ça a été plutôt pénible à lire car un peu redondant dans le paysage actuel littéraire. On dirait plus un récit de sa maladie qu'un roman ..
"Aux malades la douleur et la maladie dérobent les conditions pour réfléchir et pour écrire. Il suffit de penser à toutes les douleurs dont personne n'a conservé la trace."
«Je reprends, je respire, allongée, je parle toute seule, ce serait un projet littéraire sur ce qui se passe en marge du monde public, à côté du monde bruyant...»
Récit de l’encombrante maladie et de l’angoissante convalescence. Il y avait de superbes passages mais l’expérience était un peu trop hachurée. Mais vraiment touchant aussi. Je suis confus.