La trajectoire bouleversante d’une jeune femme aux prises avec un feu qui la consume trop souvent
Ce premier roman graphique de la jeune autrice et illustratrice Charlotte Gosselin parle de santé mentale du point de vue de la personne malade. Cette histoire permet d’accéder à une vision très personnelle, singulière et sans tabou du suicide, de l’automutilation, de l’anorexie et de la psychiatrie.
Ce livre exprime l’hypersensibilité qui accompagne la maladie au quotidien, sans toutefois entrer dans les détails ni les termes médicaux. À l’aide d’images et de poésie, on suit la trajectoire d’une jeune femme aux prises avec un feu qui la consume trop souvent. C’est un regard touchant et différent sur les gens et la maladie. Au fil des pages se dévoile une forme de beauté derrière le drame, à travers les amitiés (notamment entre les patients) et la relation que le personnage entretient avec elle-même. La psychiatrie est un monde méconnu dans lequel les patients partagent une solitude et un mal-être qui, lorsque raconté de manière sensible, peut être ressenti de tous. Un livre intime et important, magnifiquement illustré par l’autrice.
(Je sais, vous vous dites : deux livres de suite avec des gens qui pognent en feu ? Ça va-tu, Marie? Pis la réponse est oui, c'est totalement un hasard de réservation de livres de bibliothèque, pis dans celui-ci la fille pogne pas VRAIMENT en feu. Anyway.)
Coup de pinceau sublime de l'auteure, pour mettre en lumière la maladie mentale, le mal-être. Je dois cependant avouer que dans le style, c'est cliché et vu - oui je sais, c'est malsain de dire ça du sentiment de quelqu'un, mais après avoir lu quelques bds dans le style, je me dis que c'est la dernière.
C'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. Je pense que le format album qui sépare la majorité du temps le texte et le dessin nuit au rythme de l'histoire, bien que ça force à ce qu'on s'arrête aux illustrations qui punchent la majeure partie du temps.
Je me souviens du jour où j'ai vu pour la première fois une oeuvre de Charlotte. C'était à la librairie Appalaches et c'était son oeuvre sur laquelle un personnage est assis dans sa cour arrière et est en feu. Je me souviens avoir lu le titre de l'oeuvre et m'être sentie profondément comprise dans une douleur qui m'engloutit souvent. C'était comme si quelqu'un avait su illustrer et résumer en quelques mots exactement ce que je n'arrivais pas à formuler.
C'est fou qu'on soit si nombreux à se sentir si seuls, si mésadaptés, si dysfonctionnels. Autant de gens, aussi seuls. Je pense que ce qui est le plus dur, c'est que malgré tout, quand le feu nous prend, on est seul à l'affronter.
Quelle publication puissante. Pour qui a déjà été en contact ou est chroniquement atteint de troubles psychologiques, ce livre est une petite tape dans le dos, comme pour nous rappeler qu'on peut être compris. Magnifiquement illustré, écrit de manière très simple, minimaliste, crue.
Merci Charlotte, et sache que d'autres feux brillent autour de toi.
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Un gros OUI pour moi. Un magnifique ouvrage à travers lequel on suit cette jeune femme qui a tellement mal à l'intérieur qu'elle a l'impression de prendre feu.
Histoire pesante, poésie légère. Heureusement, il y a la douceur.
J'ai adoré les illustrations de Charlotte Gosselin. Parfois calmes et tout en finesse, souvent chargées, un peu sales et remplies d'émotions... Je n'ai pu faire autrement que de m'arrêter un temps sur chacune d'elles. ❤️
J'ai bien aimé la représentation du feu dans l'histoire. Quand ton mal-être est si intense que tu as littérallement l'impression de brûler.
Un roman graphique qui illustre la maladie mentale et qui met en relief les longs moments d'attente du système de santé. Malgré que je n'ai rien appris de nouveau, j'ai apprécié ma lecture.
Un roman graphique au style d’album, le texte est séparé de l’image, ce qui donne autant d’importance à l’un qu’à l’autre. On y parle de désespoir, d’angoisse, de suicide, d’addictions… des thèmes durs, contrastés par un coup de crayon brut pourtant simple, une typographie brouillonne qui donne de la profondeur au récit. C’est touchant, c’est vrai, ça prend aux tripes.
Parfois, on rencontre des livres. Ils résonnent en nous et nous apportent exactement ce qu’on cherchait. C’est ce qu’il s’est passé avec celui-ci. Un livre qui traite d’un sujet difficile mais avec toute la douceur et la subtilité nécessaire. Au-delà de parler de la santé mentale, c’est une BD pleine d’espoir et de poésie. Les dessins sont d’une beauté, le trait est si juste par rapport à l’émotion transmise. Je prends feu trop souvent fait partie des livres qui réparent. Un bijou de douceur qui va trôner fièrement dans ma bibliothèque.
Un des livres illustrés des plus bouleversants que j’ai tenu entre mes mains. L’autrice aborde la santé mentale du point de vue de la personne malade. Alliant illustrations et poésie poignante, l’autrice nous offre une œuvre qui résonne longtemps chez son lecteur. Magnifique, à lire et relire!
Je suis soufflée par l'authenticité de cet oeuvre portant sur la santé mentale. On se retrouve dans la tête d'une personne qui traverse ces drames quotidiens. Très bien écrit. Juste assez de mots pour comprendre et pas trop pour éviter de se perdre. Bravo!
Une jolie bande dessinée qui aborde le sujet de la santé mentale par le prisme d'une jeune femme qui se bat contre plusieurs maladies mentales dont des envies d'automutilation et l'anorexie. C'était très touchant et très authentique, rapide mais la thématique reste bien approfondie. Le livre nous permet aussi de se concentrer sur l'univers de la psychiatrie des et des hôpitaux psychiatres qui ne sont pas toujours bienveillants.
Par contre l'écriture, si elle reflétait l'état de penser de la narratrice, était presque illisible à certains moments ce qui a freiné ma lecture ; et si le coup de crayon est joli ce n'est pas forcément mon style de dessin favori.
J'ai trouvé les illustrations de ce roman graphique tellement puissantes, elles parlaient d'elles-mêmes! C'est pas nécessairement "beau" parce que c'est triste et lourd, mais c'est très bon!!!. 💕
c'est rare que je lis des livres de type BD ou un peu plus graphique, mais j'ai aucun regret de m'y être plongée!! un ouvrage assez court, mais grand en réflexions.
Il y a plusieurs choses que je souhaite saluer dans cet ouvrage. Notamment le fait d'oser rentrer dans une telle intimité et parler de la vie en hospitalisation, des souffrances profondes et morales, de la lutte interne s'opérant dans les maladies psychiatriques, entre se rapprocher et s'éloigner. La patte graphique, innocente à souhait, permet de préserve run décalage enfantin entre le propos et la forme. Le rythme lui, est décousu à souhait. Ce qui me dérange en soit, mais peut également être perçu comme les souvenirs bringuebalants du personnage, n'arrivant que peu à s'accrocher à des faits, le temps s'étant arrêté en hospitalisation ou les médicaments brouillant la frontière entre jours. Est-ce que j'ai aimé? Pas tant. Ce même rythme me déplaît et ce livre manque de "fondations" pour l'aborder. Est-ce que je le recommande? Assurément car ce même rythme nous offre un bel aperçu du vécu sans "fondations" dans ces maladies. Quasi-méta, nous en sortons décousus avec un aspect d'avoir loupé des mois entiers, voir une année. Comme notre personnage.
Flamboyant opus sur la santé mentale. Le parcours sinueux et long du traitement, des thérapies, de l’urgence psychiatrique. J’ai adoré chaque analogie et métaphore qui contenait du feu. Ça m’a rappelé la passion du feu de Martine Delvaux.
C’était tellement beau, remplie de douceur et qui définit si bien les noirceurs qui se cache parfois dans les têtes des gens. Un regard remplie d’empathie et de réalisme. Les dessins sont à couper le souffle, ils transmettre des messages à qui est assez attentif pour le voir, tout les sous-entendus, les crises, les traumatises. C’est une œuvre achevée qui créera des remous émotionnels.
TW: suicide, mutilation, trouble alimentaire, santé mentale, psychose, etc.
« Je nourris le feu / Il se propage dans ma poitrine / La douceur ne va jamais revenir »
« Je ne me suis jamais sentie aussi seule que dans ma tête »
Le sujet abordé est important, même s’il a été beaucoup traité ces derniers temps.
Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la façon dont l’écriture et les images nous font ressentir la détresse.
Cependant, cela a aussi ses inconvénients : l’écriture est parfois difficile à suivre. Dès les premières pages, je me suis retrouvée à buter sur des mots, comme “incendie” que j’ai d’abord lu “incenoie”. Ça a un peu cassé mon immersion dans l’histoire.
J’ai beaucoup aimé la façon dont le livre parle de l’attente d’un rendez-vous et de la fatigue de devoir se répéter sans cesse.
Malgré tout, j’ai senti qu’il manquait quelque chose. Le format de journal personnel ne m’a pas vraiment touchée comme je l’aurais voulu.